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Sila: Le temps des bilans: Quel avenir pour le livre ?
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11 - 11 - 2018

«Avec plus de deux millions de visiteurs», peut-on avancer que cette 23e édition du Salon international du livre d'Alger (SILA) ait été une réussite, et que la santé du livre est au beau fixe ?
Pour ce 23e Sila, l'affluence a été au rendez-vous, particulièrement le rush en week-end comme à l'accoutumée. Le second jour, la foule était si compacte qu'il fallait faire du coude à coude pour se frayer un chemin dans les grandes allées du pavillon central. Idem pour le pavillon relatif à la littérature enfantine où la ruée était évidente et bien palpable. En matière de ventes, elles sont plus aléatoires surtout pour la littérature. Cette année, les éditeurs du cru local ont fait l'effort avec d'importantes parutions. Bon nombre de publications variées ont vu le jour ainsi que des auteurs nouveaux ont eu une visibilité certaine.
Une grande animation
D'innombrables ventes-dédicaces ont eu lieu durant toute la durée du salon. Néanmoins, de visu les ventes ne sont pas au top mis à part quelques cas dont l'écrivain fétiche des algériens, Yasmina Khadra qui avec son dernier roman «Khalil» a connu un grand engouement. L'ouvrage de la tunisienne Hela Ouardi «Les dernier jours de Muhammad» paru aux éditions ‘Albin Michel' a, de son côté, été épuisé dès les premiers jours de cette manifestation. Jeudi, l'auteure qui en a fait la présentation a eu de très bonnes ventes au stand des éditions ‘Koukou'. Apparemment, ce livre a été bien médiatisé en France.
Cette thématique sur l'Islam semble être dans l'air du temps du dénigrement. A l'évidence, la littérature algérienne ne semble pas être appréciée. Les livres d'histoire ont plus la côte pour un lectorat plus aguerri et chevronné. Dans le volet livre religieux, la frénésie est avérée dès les deux premiers jours, mais il semble, cette fois-ci que les choix des titres sont plus restrictifs en raison du visa d'importation inhérent aux multiples ministères. Pour le livre de cuisine qui était prisé comme le livre pour enfants, il n'y a pas eu autant de ruée pour le premier par rapport aux autres sila, mais les ventes sont tangibles. Toutefois, le livre pour la gent enfantine a encore de beaux jours devant lui. L'enthousiasme est incontestable et les innombrables stands nationaux et d'éditeurs étrangers étaient bien achalandés et les prix étaient dans l'ensemble abordables. Les éditions égyptiennes et libanaises dont le livre est de bonne qualité ont rallié les suffrages aussi bien en matière de prix que de qualité. L'édition syrienne a frôlé ces exigences.
Cap sur la Bande dessinée
Si le livre ne s'est trop vendu, par contre la bande dessinée a cartonné. Le manga japonais a le vent en poupe. Les jeunes ont assailli le stand de Z-Link pour s'offrir la revue Laabstore ainsi que les nouveaux albums de mangas japonais, notamment «Lost land», «Ghost 3» ainsi que le pin's à 100DA. Ayant été bercés durant leur enfance par les dessins animés japonais, les jeunes les apprécient singulièrement et en sont très friands. Ce stand bien fourni et agréablement décoré n'a pas désempli durant tout le SILA. Faisant référence aux ouvrages de technologie, d'informatique et de management, ils tiennent le haut du pavé, ainsi que le parascolaire qui connaît des ventes considérables. Cette année, certaines maisons d'édition comme par exemple «Edif» ont proposé des dictionnaires pour la modique somme de 300 DA le Robert. Les maisons d'éditions françaises n'ont pas présenté de grandes nouveautés et les prix ont caracolé en fonction de l'euro. Faisant référence aux communications, cette année celles-ci étaient de bonne facture avec de nouveaux écrivains.
Le lieu est approprié loin des multiples clameurs. Par contre, cette année, il semblerait que les écrivains d'Afrique Noire ont été moins nombreux et plus diversifiés dans d'autres registres, notamment le scientifique, le quatrième art et la Bande dessinée.
De nouveaux auteurs
Cette édition a donné une opportunité de visibilité à de nombreux nouveaux auteurs. D'autant que les éditeurs algériens se sont surpassés avec des nouveautés palpables. Les maisons d'édition qui ont pignon sur rue, notamment ‘Casbah', ‘Chihab', ‘Anep', ‘Enag', ‘Dalimen' et ‘Barzakh' ont proposé des ventes-dédicaces pendant toute la durée du salon. Si les ventes n'ont pas été au top, il n'en demeure pas moins que les personnes rencontrées au sila affirment avoir un budget réduit de 2000 DA pour les jeunes, et étudiants. D'autres plus aisés comme certains cadres retraités entre 5000DA et plus. Les pères de familles ont jonglé entre leurs envies d'achats et leur pécule peu conséquent vu que leurs enfants réclament des livres de contes. Indubitablement, cette 23e version du Sila paraît problématique au regard du prix et du choix du livre. D'autant que le lectorat semble peu considérable même si ce salon a enregistré le plus important nombre de visiteurs (2,2 millions) par rapport aux autres événements culturels.
Dans le rayon des visiteurs, la majorité s'est quantifiée en quelques lecteurs avisés, le reste beaucoup de badauds, des curieux et beaucoup de femmes et de familles venues en promenade. Si la loi restrictive sur l'importation, et la majoration de l'euro rendent le livre moins accessible, il n'en demeure pas moins que le lectorat est peu nombreux et le livre en danger. Va-t-il devenir un produit de luxe ? Ou bien les grosses pointures de l'édition perdureront et les autres seront phagocytées et de ce fait, le livre diminuera ?


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