C'est une figure emblématique de la chanson kabyle, et particulièrement béjaouie, qui s'en va de ce monde pour rejoindre la demeure éternelle. Abdelkader Bouhi, rendu célèbre par sa chanson «Andalat, andalat» (où est ma bien- aimée) est décédé à l'âge de 56 ans, dans la soirée d'avant-d'hier dans le domicile familial, après une longue et pénible maladie. Il avait été hospitalisé deux jours avant sa mort au CHU de Béjaïa. «C'est une grande perte pour la famille artistique. Nous avons pensé lui rendre hommage lors du festival de la chanson kabyle programmé pour le mois d'août prochain, mais le destin en a voulu autrement. Je garde de lui le souvenir d'un grand chanteur qui a répondu à toutes nos invitations pour participer à des galas ou à nos festivals», nous a déclaré Mme Gawa, directrice de la maison de la culture Taos-Amrouche de Béjaïa, où la dépouille de l'artiste a été exposée pour un ultime hommage. «Nous avons pris l'initiative de ramener sa dépouille à la maison de la culture qu'il visitait régulièrement pour permettre à la famille artistique de lui rendre un dernier hommage», a-t-elle annoncé. L'on retiendra de Bouhi, qui a à son actif une dizaines d'albums, sa musique chaâbie mélangée avec le style sentimental, mais aussi sa poésie écrite dans la langue de la ville de Béjaïa. L'artiste a été enterré au cimetière de Sidi Ahmed, surplombant la ville de Béjaïa, en présence d'une foule nombreuse.