L'Algérienne des eaux (ADE) de la wilaya de Tizi Ouzou a enregistré depuis sa création 160 milliards de centimes de créances non recouvrées, a-t-on appris du directeur de cette direction lors d'un point de presse organisé hier à l'occasion des préparatifs de la Journée mondiale de l'eau, qui coïncide avec le 22 mars. Plus de la moitié des créances auprès de ses abonnés, soit 70 milliards de centimes, sont à mettre au passif des APC et des administrations publiques, a fait savoir, M. Berzouk. «Il n'est pas évident d'appliquer les procédures en cas d'impayés sur des CHU par exemple», fait-il remarquer, affirmant toutefois «avoir fait part de ce problème à la tutelle». Le ministère des Ressources en eau a entrepris, en effet, fait savoir le directeur de l'ADE de Tizi Ouzou, des démarches auprès du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales pour le recouvrement de ces créances. En outre, et toujours dans l'optique d'assainir cette situation, le conférencier a signalé que 160 poursuites judiciaires ont été entreprises à l'encontre des clients concernés. La wilaya de Tizi Ouzou qui produit 20% d'eau potable du patrimoine national fait face à un autre problème : les fuites. M. Berzouk regrette le manque de moyens financiers qui auraient pu les aider dans leur combat de «la chasse aux fuites». S'ajoutent à cela les distributions d'eau clandestines. Plus d'un tiers de la population de la wilaya ne dispose pas de compteurs, selon Berzouk. Ce dernier dit avoir lancé un appel aux P/APC pour qu'elles interpellent les citoyens sur la nécessité de l'installation de compteurs au niveau de leurs domiciles. Par ailleurs, le conférencier a parlé des perspectives de l'ADE pour l'amélioration de la distribution de l'eau potable à travers la wilaya. Il a indiqué à ce propos que les 21 daïras que compte la wilaya seront prochainement toutes dotées d'un centre de distribution.