Les habitants des 150 logements de type F1 de la commune de Thénia à l'est de Boumerdès ne savent plus à quel saint se vouer. Les familles qui habitent depuis plusieurs années ces logements ne répondant plus aux besoins élémentaires d'une vie décente interpellent les autorités locales et de wilaya pour prendre en charge leur cas. Ils réclament d'être relogés dans des logements décents. Ces logements construits durant les années 90 par l'OPGI sont devenus inhabitables du fait de leur dégradation et de leur exiguïté. Certains habitants sont atteints de maladies psychiques en raison de leur sinistre situation provoquée par ces «cages». «Je partage la même chambre que mes parents», nous confie un jeune habitant de la cité. Et d'ajouter : «D'autres personnes dorment dans la cuisine et les couloirs alors que certains sont logés chez leurs grands-parents». Les mal-logés de la wilaya sont nombreux, notamment ceux qui habitent les chalets depuis plusieurs années en attendant des logements décents. Le lancement d'un programme de 12 000 logements est prévu à travers la wilaya, dont 4000 sont en cours de réalisation, l'objectif étant d'éradiquer le mal. En outre, les habitants des logements squattés en 2001 et 2006 attendent d'être régularisés, et ce, sans oublier le calvaire des familles du site du Sahel qui dure depuis trois ans. Ces familles ont été délogées des maisons qu'elles occupaient depuis 1958 situées au niveau d'une parcelle du Sahel à quelques encablures du siège de la wilaya. Le terrain sur lequel leurs maisons ont été construites a été réclamé par un privé qui prétend en être le propriétaire alors que les documents en notre possession démontrent que le terrain objet de litige appartient à l'Etat.