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Un projet qui se veut stratégique
Collecteur intercommunal (El Biar - Alger-Centre - Sidi M'hamed)
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 06 - 2009

Depuis fin 2003, l'entreprise italienne Todini est chargée de créer un réseau d'assainissement appelé «collecteur intercommunal» pour récupérer les eaux usées et les eaux pluviales d'El Biar, Alger-Centre et Sidi M'hamed, éviter leur rejet direct en mer et mettre un terme aux inondations de la chaussée. Ce collecteur sera pleinement exploité durant l'été 2010.
Il faut se préparer dès maintenant : la circulation automobile à la rue Hassiba Ben Bouali de Sidi M'hamed sera fortement perturbée probablement le mois d'août prochain. La situation est inévitable. Il s'agit de permettre à l'entreprise italienne Todini de continuer à réaliser en sous-terrain un gros réseau d'assainissement et de collecte des eaux pluviales connu sous le nom de «collecteur intercommunal», parce qu'il desservira El Biar, Alger-Centre et Sidi M'hamed.
Si la situation évolue comme prévu, l'entreprise va occuper les lieux par demi-chaussée au niveau du croisement de Hassiba avec les rues Lalouche Mohamed et Nadir Bagtache. «Ça devrait être rapide», assure M. Tayeb, chef de bureau à la direction de l'hydraulique et de l'économie de l'eau. Pour Todini, il suffit de libérer une partie de la route pour que ses ouvriers puissent poser une dalle et remettre aussitôt la chaussée en l'état. Une fois la dalle posée, l'entreprise interviendra en sous sol sans gêner le flux de la circulation.
Pour ce faire, des travaux de déviation de plusieurs réseaux de téléphone, d'électricité et de fibres optiques devront être achevés entre-temps. L'opération, actuellement en cours, est délicate. Selon M. Tayeb, elle touche à des réseaux très sensibles du moment qu'ils desservent des institutions étatiques et des établissements publics. Seulement, même le projet du collecteur intercommunal est très sensible. «Il est stratégique et unique à la fois», dit M. Tayeb.
Un schéma général pour l'assainissement
Pour maîtriser l'assainissement de la première ville du pays, longtemps négligé par rapport à la gestion du réseau d'alimentation de la population en eau potable, la wilaya a mis au point un «schéma général». L'objectif du schéma est double, à savoir éliminer tous les déversements en mer avant leur traitement et circonscrire les inondations qui surviennent en milieu urbain. Suivant ce plan, la capitale est divisée en trois zones appelées «bassins versants». Ainsi, les eaux usées et les eaux pluviales du bassin versant Ouest devraient à terme être récupérées et traitées à la station d'épuration de Beni Messous.
Celles du bassin versant Est devraient être acheminées vers la station de Réghaïa. Pour les eaux utilisées du bassin versant Centre, elles devraient finir à la station de Baraki. Dans cette partie Centre, les travaux d'infrastructures pour la réalisation de ce programme sont à la fois importants et compliqués. Actuellement, trois collecteurs sont en construction : la Pointe Pescade (Hammamet - Sablette), dédoublement de Oued M'kessel (Bouzaréah - Bab El Oued) et le collecteur intercommunal (El Biar - le port).
80% de l'objectif atteint
«Nous avons atteint 80% de notre objectif !», se réjouit M. Tayeb, même si l'utilisation total du collecteur est prévue pour l'été 2010, dans le cas où l'entreprise de réalisation ne rencontrerait pas d'entraves majeures. Pour ce projet, tout a commencé vers la fin 2003, précise-t-il. Dans le cadre du schéma général d'assainissement de la wilaya, il a été décidé de remplacer l'ancienne conduite datant de l'époque coloniale qui prend naissance El Biar (200 m d'altitude) et finit en mer.
Ce réseau ne répondait plus à la demande de la population en matière de rejets et présentait des signes de vieillissement, notamment dès l'année 2005 avec un important affaissement de terrain qui a eu lieu devant la pompe à essence du 294 boulevard Bougara. D'autres affaissements ont été enregistrés, en 2007, à Télemly et à Hassiba à cause des fuites d'eau du collecteur.
C'est donc pour remplacer ce réseau, contourner la zone de glissement (parc S'findja jusqu'aux environs du jardin de Tunis) et agrandir la conduite initiale que le projet du nouveau collecteur a été lancé en profondeur à cause de la topographie de la zone. Cinq ans après le début des travaux, la partie aval du projet est en phase d'exploitation. «Si vous avez remarqué, l'hiver dernier, il n'y a pas eu d'inondations au niveau de l'avenue de l'ALN et de la rue Hassiba.
Nous avons passé un hiver tranquille malgré une pluviométrie importante», fait remarquer le chef du bureau de la direction de l'hydraulique. A chaque chute de pluie, l'avenue de l'ALN, la gare ferroviaire Agha et une partie de la rue Hassiba étaient inondées. A la rue Hassiba, précisément à l'entrée de la rue Lalouche, les eaux en furie faisaient exploser les couvercles des regards d'égout pour donner naissance à un jet. A la gare Agha, les inondations causaient des pertes financières importantes à la SNTF du fait des dommages que subissait le système d'aiguillage des trains.
Dans l'avenue de l'ALN, la présence des eaux sur la chaussée provoquait des embouteillages monstres. Durant l'hiver dernier, ces débordements ont été maîtrisés. La raison ? La partie la plus importante du collecteur, qui va de l'avenue de l'ALN au port, sur une longueur de 406 m, a été mise en service en juin 2008. En face de la station urbaine 2-Mai, un déversoir d'orages, un bassin de décantation d'une capacité de 10000 m3 et un double monolithe ont permis cet exploit, en évitant le déversement des premières eaux en mer et en acheminant les eaux usées vers la station d'épuration de Baraki.
Les contraintes
Une fois la partie aval mise en service, il a fallu s'attaquer aux deux autres lots du collecteur. La partie «intermédiaire» du réseau est celle qui va de l'avenue de l'ALN au lycée Omar Racim. Le dernier tronçon relie par tunnel ce lycée à El Biar. Actuellement, 145 travailleurs de Todini interviennent de jour comme de nuit, tous les jours de la semaine, dans plusieurs points. Les plus importants travaux sont en cours de réalisation dans la partie «intermédiaire».
Le personnel d'encadrement du chantier dit avoir souffert le martyre tout au long des travaux effectués à la gare Agha, sous la voie ferrée sur un tronçon de près de 100 m. La SNTF a opposé un refus catégorique quant au déplacement de certaines voies pour des considérations d'exploitation. Et ce sont l'apport technologique et l'expérience de Todini qui ont aidé à surmonter cet obstacle.
Le constructeur a aussi vécu des moments critiques dans ses rapports avec les entreprises en charge de la construction du métro d'Alger. Ces dernières ne voyaient pas d'un bon œil le fait que Todini projetait de créer, au niveau de lycée Omar Racim, un tunnel du collecteur à 1,2 m au-dessus du métro. «A la fin, on nous a félicités pour le travail accompli», se rappelle notre guide.
La liste des contraintes est encore longue. La dernière en date concerne une autorisation pour le forage d'un puits (gros regard d'assainissement) à l'entrée supérieure de l'hôpital Mustapha Pacha. Une fois le puits réalisé, Todini aura le loisir d'introduire le tunnelier dans le creusement, ce qui signifie le début de la fin du projet.
«Le tunnelier peu creuser jusqu'à 11 m de long par jour», précise-t-on. Pour le moment, les Italiens sont à 60 m du siège de la daïra de Sidi M'hamed, mais à... 25 m sous terre ! Le création du tunnel, long de 1,6 km, sera achevée avant la fin de l'année en cours. En parallèle, à la rue Lalouche, des opérations de reconnaissance de terrain s'effectuent avec le plus grand soin, parce que c'est là que passe une conduite de gaz de ville «hyper stratégique», pour reprendre notre guide.
Selon lui, la conduite alimente la moitié des ménages de la capitale, et Sonelgaz a tout fait pour qu'elle ne soit pas déplacée. «Nous allons la prendre en charge dans le cadre du projet», assure M. Tayeb. Le maître de l'ouvrage n'a pas programmé de délocalisation des riverains, mais cela pourrait se faire «si nécessaire». La réalisation du collecteur a atteint sa vitesse de croisière. Le ton est à l'optimisme, ce qui n'a pas été toujours le cas. «Au début, j'étais moi-même sceptique», avoue M. Tayeb.


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