Le ministre de l'Industrie et des Mines a écarté, de manière définitive, hier, le retour des importations des véhicules de moins de trois ans. Ni les concessionnaires ni moins les particuliers ne pourront aspirer à l'achat d'une voiture d'occasion, notamment en Europe. Abdessalem Bouchouareb, qui a fait cette précision hier, en marge de l'inauguration du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets à Alger, met fin aux spéculations et rumeurs qui ont surgi. Selon le ministre, le gouvernement entend organiser le marché intérieur de l'occasion. «Le cahier des charges qui va réguler le marché des véhicules d'occasion est en cours d'élaboration. Des équipes sont en train de travailler dessus et on annoncera ses conditions dès qu'il sera prêt», a précisé Bouchouareb. A travers ce prochain cahier des charges, «un marché de la voiture d'occasion sera créé», a-t-il ajouté. L'organisation du marché des véhicules d'occasion à travers un cahier des charges vise à instaurer la traçabilité et la sécurité, a déclaré à l'APS le ministre de l'Industrie et des Mines. Selon le ministre, dans ce marché d'occasions, «il y aura des spécialistes qu'on va orienter et qui vont s'impliquer. Ainsi, lorsqu'un client veut acheter un véhicule, il aura la traçabilité et un minimum de garantie pour sa sécurité et son intérêt financier, tout comme on le fait pour les véhicules neufs». A la question de savoir si les concessionnaires pourraient acheter localement les véhicules d'occasion pour les revendre, il a soutenu que c'est le cahier des charges qui va déterminer ces aspects. Le ministre a réaffirmé la décision du gouvernement que le retour à l'importation des véhicules d'occasion était exclu, tant pour les particuliers que pour les concessionnaires. Pour lui, le marché local recèle déjà d'un «grand potentiel» de véhicules d'occasion qui demande à être organisé et qu'on n'a donc pas besoin d'importer ce genre de véhicules. Le parc national compte plus de 6 millions de véhicules. Par ailleurs, le ministre a répondu à une question sur le foncier industriel. Il a indiqué que rien que sur l'année en cours, 8700 hectares d'assiettes de terrain destinées à des projets industriels ont été distribuées, soit 80% de la totalité du foncier industriel attribué depuis l'indépendance.