La saison touristique saharienne s'ouvrira le 2 octobre à Tamanrasset, a annoncé, hier, le ministre du Tourisme et de l'Artisanat. S'exprimant sur les ondes de la Radio nationale, M. Hacène Mermouri a indiqué que son ministère avait déjà envoyé des invitations aux consulats de plusieurs pays entretenant des relations touristiques avec l'Algérie. Le ministre a indiqué que des mesures avaient été prises afin de faciliter les procédures d'obtention de visas pour les touristes étrangers, précisant que l'environnement touristique dans le sud est désormais totalement sécurisé. En ce qui concerne les activités des 200 agences touristiques, il a précisé que la loi leur permet d'activer dans le tourisme intérieur et extérieur. La priorité, a-t-il ajouté, est d'attirer le plus possible de touristes étrangers. Evoquant la formation, il dira que celle-ci doit se faire dans le contexte de la concurrence sur plusieurs fronts, celui du marché touristique interne et externe. Il a noté d'autre part que son secteur participe à hauteur de 2% du produit intérieur brut (PIB), «un taux qui reste très faible au regard des potentialités que recèle le secteur», a-t-il estimé. Les attentes des professionnels Contacté hier par nos soins, M. Lyès Senouci, vice-président du Syndicat national des agences de voyages (Snav), a salué les nouvelles mesures prises par la tutelle. «Le tourisme saharien reste la richesse dissimulée de l'économie algérienne. Le promouvoir, aujourd'hui, est plus qu'une obligation, a-t-il dit, ajoutant «qu'engager de telles modifications, notamment celles qui tendent à faciliter les attributions de visas aux touristes étrangers, représente un appui solide à la relance du tourisme en Algérie. Nous espérons seulement voir la concrétisation de la nouvelle vision touristique sur le terrain (...) Nous avons participé, à maintes reprises, à des salons du tourisme, nationaux et internationaux, durant lesquels la destination touristique a été fortement sollicitée et espérée par les touristes étrangers». Mais, selon lui, le problème des visas a interrompu des projets très porteurs tracés par plusieurs opérateurs algériens dans le domaine. Concernant ses attentes de cette saison touristique saharienne 2017, M. Senouci reste pessimiste : «Je ne crois pas que cette saison touristique saharienne sera différente des années précédentes : d'abord sur le plan de la durée, les préparatifs d'une saison touristique réussie doivent se faire entre une durée de six mois à une année. Pour ce qui est du transport, il faudrait essayer de créer de nouvelles lignes aériennes directes entre l'Europe et l'Algérie, surtout pour les régions de Tamanrasset, Illizi, Djanet, Adrar, Béchar, Tindouf et autres». Selon lui, l'Algérie doit s'intéresser à de nouveaux contrats avec les compagnies ariennes (low cost), qui proposent généralement des vols de nuit à un tarif bas. Concernant les tarifs des séjours proposés actuellement dans les hôtels du sud algérien, notre interlocuteur les a jugés inaccessibles. «Les touristes étrangers n'exigent pas le luxe ni le confort dans le tourisme saharien. C'est pour cela qu'il faudrait soit réduire les prix des séjours qui sont élevés, comparés à ceux de nos voisins tunisiens et marocains, soit mettre en place des sites touristiques totalement dotés de tentes et de petits bungalows en plein désert à des tarifs intéressants».