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Un plus pour le grand sud
Publié dans Le Temps d'Algérie le 21 - 09 - 2009

L'annonce de la création de wilayas déléguées, en particulier dans les régions intérieures et frontalières du pays, a donné espoir aux populations concernées. Elle est la promesse d'une meilleure prise en charge des affaires de développement, mais aussi et surtout d'une plus grande équité dans la répartition des richesses nationales.
A terme, le nouveau découpage administratif aura des effets nécessairement positifs pour toute l'économie nationale. In Salah, située à 670 km de Tamanrasset dont elle dépend administrativement, est l'exemple type de ces villes qui méritent le statut de wilaya. La revendication d'ériger à ce rang cette grosse bourgade plantée en plein milieu de la plaine du Tidikelt ne date pas d'hier.
La population l'a fait savoir maintes fois à ses illustres visiteurs. L'argument massue est que tous les critères, à l'exception du nombre d'habitants, sont réunis pour en faire le siège d'une wilaya se partageant au moins le tiers de l'actuel territoire de Tamanrasset, une partie du plateau du Tadmaït au nord et une portion du plateau de Tinghert à l'est. A l'ouest, elle pourrait s'étendre jusqu'à Aoulef, dépendant actuellement d'Adrar.
Autre critère imparable : In Salah, disent-ils, se situe géographiquement au cœur de l'Algérie, une position qui fait d'elle une wilaya d'une grande importance stratégique. Les autres arguments concernent l'énorme potentiel hydrique dont elle dispose, ses palmeraies et, surtout, ses immenses gisements de gaz et de pétrole découverts récemment.
Aux yeux de la population, c'est surtout l'éloignement du chef-lieu de wilaya, situé à 670 km au sud, qui constitue le vrai problème. Pour n'importe quel document administratif, un litige ou une quelconque réclamation auprès d'une administration, le requérant est tenu de parcourir cette énorme distance, parfois en pure perte lorsque la bureaucratie s'en mêle. Et faire près de 1500 km entre l'aller et le retour, de surcroît dans des bus et des 4x4 déglingués, à un prix exorbitant, ce n'est assurément pas une partie de plaisir.
Pour de nombreux citoyens d'In Salah, le statut de wilaya permettrait, outre de régler un certain nombre de problèmes pratiques, de bénéficier du précieux apport des compétences locales. En effet, dans cette daïra et celles voisines, In Ghar et Foggarat Ezzoua, la fuite des cadres est vécue comme une fatalité. La plupart des diplômés universitaires et la main-d'œuvre qualifiée sont attirés par Tamanrasset où ils trouvent et le travail et le logement, en plus des avantages que leur offre une ville autrement mieux équipée que leurs bourgades.
Souveraineté, sécurité et développement
Dans les études de prospective réalisées dans les années 1980-1990, les dimensions politiques, économiques et sociales d'un nouveau découpage administratif ont été mises en évidence. Ainsi a-t-il été proposé la nécessité d'une plus grande présence de l'Etat dans les régions isolées, éloignées du centre du pouvoir et, surtout, celles limitrophes des pays voisins dont plusieurs étaient – ou demeurent encore – en proie à de graves difficultés d'ordre politique et sécuritaire.
Le critère de souveraineté nationale, relevé par ailleurs par l'actuel ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales dans son argumentaire sur la nécessité d'un nouveau découpage territorial, trouve toute sa pertinence quant à hisser au statut de wilaya déléguée dans un premier temps, au rang de wilaya dans un second les villes frontalières du Sud, du Sud-Est et du Sud-Ouest.
La sécurité nationale impose, en effet, une présence renforcée de l'Etat dans des zones qui pourraient, progressivement, jouer un rôle majeur dans le développement des échanges commerciaux avec les pays voisins et, en conséquence, sortir d'une léthargie dont on mesure actuellement les graves répercussions socioéconomiques.
In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar et Djanet constituent l'exemple type de villes où la population subit les affres de l'éloignement et son corollaire, le «déficit d'Etat», à l'origine de dangereux dépassements. Leur promotion au rang de wilayas déléguées aura l'intérêt double de «rapprocher l'administration de l'administré» mais aussi et surtout d'assurer une forte présence de l'Etat ; l'objectif étant d'assumer une gestion plus directe des programmes de développement et de mieux apprécier les véritables préoccupations citoyennes pour les prendre correctement en charge.
Plus d'Etat et une meilleure représentativité
La mise en place de wilayas déléguées dont le rôle, en pratique, est comparable à celui des wilayas, eu égard aux nombreux personnels qu'elles auront à mobiliser, soit de façon directe (recrutement de cadres et employés pour les différents services qu'elles englobent), soit de manière indirecte (présence d'autres institutions déconcentrées telles les démembrements de la justice, des services de sécurité, de l'administration des impôts… ), s'impose aujourd'hui comme une condition impérieuse pour la poursuite du développement économique du pays.
Il est question, en effet, de promouvoir de vastes régions, potentiellement riches mais maintenues dans l'indigence à cause de leur isolement administratif… et de la faiblesse de la représentation populaire. A cause de la loi du nombre, cette représentation se trouve tronquée, voire peu influente sur le cours des débats à l'APN et au Conseil de la nation où se décident les lois et les orientations générales du développement économique et social.
Quel poids peuvent avoir les 4 députés d'Illizi ou de Tindouf devant les 32 députés d'Alger ou les 15 représentants d'Oran quand il s'agit de «défendre» des projets spécifiques au bénéfice des populations qu'ils représentent ? Et comment peuvent-ils amener le gouvernement à s'intéresser à leur «cause» lorsque ce dernier est harcelé par les représentants de régions vivant des problèmes presque similaires mais 10 fois plus peuplées ?
La question s'est toujours posée avec acuité, notamment lorsqu'il s'agissait d'adopter les grands programmes de développement lesquels, dans la plupart des cas, profitent aux wilayas du Nord, toujours à cause de la loi du nombre.
Il s'agit, ensuite, de planifier, à terme, une meilleure répartition spatiale de la population.
Il n'est nullement question ici de transferts forcés mais de réunir les conditions incitatives pour peupler de vastes régions à l'avenir on ne peut plus prometteur. A côté du tourisme, l'agriculture, la petite et moyenne industries, les mines et l'énergie sont des secteurs qui peuvent se développer rapidement et occuper une importante main-d'œuvre à l'avenir. Les expériences initiées dans plusieurs régions du Sud l'ont d'ailleurs prouvé.
Enfin, en axant les efforts de développement sur ces régions, nos frontières extrêmes ne seront plus ces passoires par où transiteront toutes ces marchandises prohibées et ces trafics qui mettent à mal l'économie nationale dans son ensemble. Cela, les autorités l'ont saisi il y a bien longtemps. Il ne reste donc qu'à apporter les dernières retouches à un découpage que l'on dit imminent et que l'on souhaite plus pertinent que ceux qui l'ont précédé.


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