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Une culture ancestrale
Achoura
Publié dans Le Temps d'Algérie le 27 - 12 - 2009

Comme tous les musulmans, les Algériens ont célébré la fête de Achoura. Dérivée de «achara», qui signifie dix en arabe, Achoura correspond au dixième jour du mois de Muharram, premier mois de l'année de l'hégire. Une fête vécue différemment chez différentes nations. Bien que le principe soit religieux, chacun marque à sa façon ce jour de fête.
La tradition à Tlemcen
Les gens de Tlemcen ne sont pas prêts à rompre avec les traditions, à voir les activités singulières dans les rues de cette wilaya qui reflètent chaque année, à la même période, l'importance de cette fête.
Et ce, de part l'affluence des familles qui a donné à la ville l'allure d'un marché immense où des marchandises de toutes sortes (médicaments et produits de toilette traditionnels du henné aux lotions et parfums), des matériaux et de l'encens sont exposés.
Pour les vendeurs et autres marchands ambulants de l'ancienne zone commerciale de Tlemcen, la fête de l'Achoura est une occasion pour verser la «zakat» aux plus démunis et la relance de leurs activités.
L'occasion est également mise à profit par des commerçants pour procéder, dans un élan de solidarité, à des rabais.
De leur côté, les zaouias, notamment El Djazoulia et Aissaouia, intensifient, en cette fête religieuse, les halqas de dhikr (causeries) et de louanges à Dieu. Les troupes folkloriques dont les «kerkabou» donnent, pour leur part, une animation particulière à ce jour. Des rondes «hadhras» guidées par le moqadem se tiennent également au mausolée de Sidi Yacoub de la ville de Tlemcen, où se déroule le rite de l'abattage d'un taureau dont la viande est distribuée ensuite aux adeptes de la tariqa.
La célébration de cette journée se distingue aussi dans la capitale des Zianides par la préparation de plats traditionnels dans une ambiance conviviale. Ces plats sont préparés à base d'abats et de restes du mouton de l'Aïd El Adha (viande séchée et conservée spécialement pour l'occasion).
Des confiseries et autres gâteaux sont également préparés par les ménages, à l'instar du trid et du sfendj, sachant que les habitants de la ville jeûnent, à l'image d'autres musulmans, la veille et le jour de l'Achoura, comme le veut la sunna (tradition) du sceau des prophètes.
La zakat
Le nom de Achoura a donné à son tour naissance à l'expression communément utilisée en Afrique du Nord «A'achour», pour désigner l'aumône légale ou zakat. C'est pour cela que la plupart des musulmans saisissent cette occasion pour s'acquitter de leur obligation financière envers les nécessiteux. Mais cela n'est pas une règle absolue, puisque l'échéance de la zakat peut s'étaler sur toute l'année.
Le messager Mohammed recommande aux croyants de profiter de cette occasion pour faire le plus d'aumône et le plus d'actes de bienfaisance, même si la zakat n'est pas à son terme. C'est également l'occasion pour renouer ou renforcer les liens familiaux et rendre visite aux nécessiteux ainsi qu'aux vieilles personnes et aux handicapés.
Art culinaire pour fêter Achoura
Les nombreuses traditions gastronomiques liées à cette fête religieuse varient d'une région à une autre, couscous, pains spéciaux, friandises, etc. Tout prête à cuisiner traditionnel en ce jour de fête.
Les habitants de la région du M'zab, à titre d'exemple, continuent de perpétuer la tradition culinaire de ibaoun (fèves en tamazight), à l'occasion de cette fête religieuse.
Selon la tradition, la ménagère trempe les fèves dans de l'eau douce de la palmeraie de Ghardaïa avant de les laisser bouillir sur un brasier durant toute la nuit. Décortiquées et assaisonnées avec du sel et de l'huile d'olive, les fèves sont dégustées dans la matinée et sont distribuées aux voisins et passants par les enfants entonnant une chansonnette dédiée à la circonstance.
Par ailleurs, un mélange de confiseries, friandises et autres fruits secs (amandes, cacahouètes et noisettes) sont également offerts aux enfants.
Rites liés à cette fête
A Guerrara, l'une des sept citées du M'zab, quelques jours avant Achoura, les enfants sillonnent les rues en petits groupes et chantent «Abiannou ! Abiannou ! Hammaldik ouchanagh». Certains disent qu'Abiannou évoque le nom de «Abi Nouh», qui serait donc le messager Noé (AS), le père des prophètes ; d'autres disent qu'il s'agit d'un grand homme de charité portant ce nom que les enfants évoquent pour solliciter la générosité des maîtresses de maison, à la porte desquelles ils frappent avant d'entrer. Le reste du refrain veut dire en mozabite «Que Dieu gracie tes parents ! Donnes-nous !»
De leur côté, les mendiants venant des villages et des camps nomades voisins, chantent au seuil des portes un autre refrain : «Leila Leila Arfa, Aala Oulid M'barka, hammaldik ouchanagh.» Oulid M'barka, serait le fils de M'barka, une femme nomade pieuse et pauvre. Quant au reste du chant, il est identique à celui des enfants mozabites.
Prières collectives des villageois pour la circonstance
Nombreux sont les villageois de différentes wilayas, particulièrement de Kabylie et ceux du sud du pays, qui partent, le soir de Achoura, à la mosquée pour participer à la prière collective des «cent rakaa» (l'unité de comptage de la prière musulmane, c'est-à-dire la lecture d'un fragment du Coran, une révérence et deux prosternations à terre). Ces prières sont, en général, suivies ou précédées de dons et de «zerda» (grand repas) offerts par la zaouia du village aux nécessiteux. Ensuite une séance de louanges à Dieu ainsi que des chants religieux sont récités.
Avant sa mort, l'imam chikh Brahim Bayoud avait aboli cette tradition pour différentes raisons. La première est que les imams qui présidaient cette prière trop longue, récitent le Coran trop vite ; il était difficile de les suivre et surtout de se concentrer, tel qu'il est prescrit par le Coran. La deuxième est que ce rite n'est recommandé par aucune tradition du messager de l'Islam. Le caractère rituel et traditionnel que certains conservateurs lui donnaient le rapprochait de la «bidaa» ou innovation rituelle, strictement interdite en Islam. De nos jours certaines mosquées le pratiquent en essayant de l'alléger.
Achoura chez nos voisins tunisiens et marocains
En Tunisie, la veille, les enfants font de grands feux (le feu, signe de purification) par-dessus lesquels ils sautent en chantant. Dans la région de Gabès, ils visitent des maisons avec un petit roseau appelé achoura, que les adultes remplissent de bonbons et de monnaie.
Au Maroc, cette fête est perçue depuis des siècles comme la fête de l'enfance, de la famille et des traditions. Habillés de neuf, les enfants reçoivent des cadeaux, des trompettes, des tambours, des pétards et d'autres jouets.
Le lendemain de l'Achoura, se référant à Zem-Zem (allusion au puits du même nom à La Mecque), les enfants disposent d'une totale liberté pour asperger voisins, amis et passants. Garçons et filles, dont l'âge n'excède pas 12 ans, trottent dans les rues à la recherche d'une proie ou d'un point d'eau pour s'approvisionner.


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