Les habitants de Sidi Ameur, l'un des plus anciens quartiers de la capitale de la Mekerra, réclament un peu plus d'attention de la part des élus. «Nous avons été longtemps désavantagés par rapport aux autres quartiers de la ville, qui ont bénéficié de plusieurs programmes de développement», dira un natif du quartier. Tourmenté par la situation déplorable de son quartier, notre interlocuteur égrène les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants de ce quartier. «Les ruelles qui arpentent le quartier sont dans un piteux état et se rétrécissent par endroits à cause des constructions. Les fuites d'eau, quand celle-ci est disponible, sont de plus en plus fréquentes. Le réseau d'assainissement des eaux usées concerne une partie du quartier, les maisons de l'autre partie sont dotées de fosses septiques. Pour ce qui est des moyens de divertissement, ils sont quasiment inexistants.» Par ailleurs, les habitants de ce quartier, un peu délaissé il est vrai, demeurent optimistes dans la mesure où les autorités locales, de par leurs multiples déplacements à travers les quartiers de la ville, affichent une volonté de changement.