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Le Maroc inonde Melilla de «sans-papiers» subsahariens
Emigration clandestine
Publié dans Le Temps d'Algérie le 21 - 09 - 2010

Une photo tout sourire entre le roi Mohammed VI et le président Zapatero, qui se sont rencontrés lundi à New York, pour la sixième fois en 5 ans, autour d´une table basse où seul apparaît le drapeau marocain.
Cette image qui a révolté l´opposition conservatrice du Parti Populaire et suscité bien des commentaires ironiques dans la presse de droite, donne l´impression qu´entre l´Espagne et le Maroc c´est toujours la lune de miel. Pour les médias comme pour l´opposition en Espagne, personne n´est dupe de ce scénario.
La question sahraouie
La réalité des relations entre les deux pays est faite de crises diplomatiques qui surgissent, l´incident le plus banal qui soit entre deux Etats.
A tout moment, les autorités marocaines peuvent, en effet, agiter le spectre de la souveraineté du royaume alaouite sur Ceuta et Melilla, cauchemar de Zapatero. Pour les médias, la rencontre de New York, décidée à la hâte sous la pression des incidents de la mi-juillet au poste frontalier de Beni Enzar à Melilla, est à classer dans les albums du protocole d´Etat.
Le dossier sahraoui a été mis délibérément de côté par les deux parties pour ne pas rajouter au malaise profond de leurs relations. Devant les journalistes, Zapatero s´est refusé à formuler sa nouvelle position sur l´ancienne colonie espagnole, dans les termes employés, vendredi dernier, par la vice-présidente de son gouvernement,
Maria, pour en pas irriter Mohammed VI et pas de soutien non plus, comme par le passé, au plan d´autonomie marocain qui aura vécu. Juste une formule langue de bois qui insiste sur le «nécessaire accord entre Rabat et le Front Polisario en vue du règlement de cette question».
Zapatero est parvenu à calmer le jeu en évitant d´entrer dans la campagne en faveur de ce plan pour l´ancienne colonie espagnole qu´il sait sans effet sur les Nations unies.
Le monarque marocain a vainement tenté de le vendre au secrétaire général de l´ONU, Ban Ki-moon, ce lundi, lequel s´est vite empressé d´insister auprès de son interlocuteur sur la nécessaire reprise des négociations entre le Maroc et le Front Polisario pour aider à «mettre fin à la paralysie actuelle du processus de négociations». La situation de statu quo «ne peut pas durer et restaurer la confiance entre les deux parties», a-t-il fait savoir à son interlocuteur.
Asphyxier Ceuta et Melilla
Le désengagement de l´Espagne envers le plan marocain ne semble pas avoir été du goût de Rabat, malgré les déclarations de Zapatero et de son ministre des Affaires étrangères Moratinos, louant la «qualité des relations entre les deux pays». Rien de moins évident, répondent les journaux à grand tirage qui n´écartent pas l´idée d´une riposte marocaine si la campagne du roi venait à échouer. L´arme privilégiée des autorités marocaines sur l´Espagne :
le chantage du trafic de drogue, de l´immigration clandestine et la revendication de Ceuta et Melilla.
«Le Maroc a déjà inondé Melilla d´immigrés clandestins», faisait observer, lundi, en manchette, le journal catalan El Periódico, ajoutant, en sous-titre,
que «le nombre des "sans papiers" qui ont tenté de gagner les côtes espagnoles à partir du territoire marocain a doublé en 2010 par rapport à l´année précédente».
Ce journal mais aussi ses confrères voient dans cette pression migratoire, surtout subsaharienne, «un lien direct avec la crise hispano-marocaine née des incidents de Melilla».
«Les services de renseignements espagnols ont constaté depuis le mois d´août que les autorités marocaines font la sourde oreille à leurs alertes sur les mouvements de pateras en direction de l´Espagne», écrit El Periódico, ce qui croit
savoir que le président Zapatero a dû soulever au roi Mohammed VI la question du refus des gardes-côtes marocaines de collaborer au contrôle de l´immigration clandestine dans le détroit de Gibraltar.
Cette même préoccupation avait été déjà soulevée par le ministre espagnol de l´Intérieur en août dernier à Rabat.
De la poudre aux yeux
La Razón est plus convaincue encore du plan de chantage mis au point par Mohammed VI pour forcer l´Espagne à promouvoir son plan d´autonomie sur le Sahara.
Le Maroc a entrepris d´«asphyxier économiquement» les présides espagnols par son nouveau projet de construction d´un second port à Nador, après celui de Tanger qui a ruiné les activités des six ports de l´Andalousie.
«L´objectif de Mohammed VI est de paralyser les activités commerciales et le tourisme à Ceuta et Melilla», affirme ce quotidien qui croit, à l´instar de tous ses confrères, que le malaise des relations de l´Espagne avec le Maroc est beaucoup plus profond que l´image de détente renvoyée par la photo de New York. De la poudre aux yeux des observateurs de la scène hispano-marocaine.


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