L'Arabie saoudite a conseillé hier à ses ressortissants de ne pas se rendre au Liban en raison des développements dans ce pays, selon l'agence officielle Spa, au lendemain de manifestations contestant la nomination d'un nouveau premier ministre libanais. Le calme était revenu hier à Beyrouth et Tripoli (nord), ainsi que dans les autres villes du Liban où des milliers de partisans du Premier ministre en exercice Saad Hariri avaient manifesté leur colère après la désignation de Najib Mikati, soutenu par le Hezbollah, pour former le nouveau gouvernement. La nomination de M. Mikati était intervenue à la suite de la chute du gouvernement Hariri provoquée par la démission le 12 janvier des ministres du camp du Hezbollah, hostile à l'enquête du tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ex-Premier ministre et père de Saad, Rafic Hariri. L'Arabie saoudite, qui soutient le camp de Saad Hariri, avait été l'un des principaux médiateurs dans la crise libanaise avant d'annoncer le 19 janvier qu'elle abandonnait ses efforts de médiation menés conjointement avec la Syrie.