La Coordination nationale des étudiants en pharmacie a organisé hier un sit-in devant le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour exiger de la tutelle l'application immédiate des recommandations abordées lors de la conférence nationale des doyens des facultés de médecine. Le rapport de synthèse générale concernant les étudiants en pharmacie, présenté le 18 avril, n'a pas été définitivement entériné. Son application, si l'on se réfère aux déclarations des ministres de l'Enseignement supérieur et de la Santé, commencera après la tenue de la deuxième conférence nationale qui aura lieu les 26 et 27 avril. Mais les étudiants en pharmacie ne l'entendent pas de cette oreille. En organisant un sit-in devant le ministère de tutelle, l'objectif est d'interpeller le ministre, Rachid Harraoubia, afin d'appliquer dans l'immédiat les résolutions mises en relief durant la conférence nationale. C'est une manière pour eux de maintenir la pression, vu qu'ils «ne font plus confiance aux pouvoirs publics», estiment-ils. Toutefois, selon un responsable du département de tutelle, «il faut attendre la deuxième conférence pour que tous les paramètres soient traités. C'est à ce moment là qu'il deviendra possible d'appliquer les recommandations». D'autre part, les étudiants en pharmacie ont décidé de rejoindre le mouvement de protestation des praticiens de la santé publique, qui se tient aujourd'hui devant le ministère de la Santé. S'agissant des recommandations, les étudiants en pharmacie sont satisfaits de leur contenu. Après le passage des années d'études de 5 à 6 ans, avec présentation d'un mémoire de fin d'études au terme de la dernière année, et l'obtention du titre de docteur en pharmacie, les futurs pharmaciens passeront de facto de la catégorie 13 à la catégorie 16 de la grille de la Fonction publique.