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L´impasse tunisienne
Le gouvernement de transition ne dispose pas de la confiance des citoyens
Publié dans Le Temps d'Algérie le 09 - 05 - 2011

La transition démocratique tunisienne, «réussie» aux yeux des Occidentaux qui veulent vendre cette expérience au reste du monde arabe, est en train au contraire de montrer de l´essoufflement. Ouvrons, ici, une parenthèse pour faire observer que les pays occidentaux ont vanté en son temps à la fois le modèle de dictature de Ben Ali et aujourd´hui celui de la «révolution du jasmin».
L´expérience démocratique tunisienne de moins de trois mois affiche clairement aujourd´hui ses limites et laisse planer tous les doutes sur la stabilité politique et sociale de ce pays maghrébin. La question que les Tunisiens se posent aujourd´hui n´est pas de savoir s´il faut ou non aller vers un système démocratique et pluraliste, mais comment et surtout avec qui.
Pas de recette miracle
L´opération ne sera jamais simple tant qu´il manquera dans le nouvel équipier politique la personnalité consensuelle capable de conduire à moindres frais les réformes démocratiques envisagées, déjà que le gouvernement provisoire actuel n´a pas de quoi acheter la paix sociale dont il a besoin.
D´ailleurs, aucun gouvernement de transition tunisien n´est en situation de mériter la confiance absolue des citoyens. Pas plus Caïd Esebssi, vétéran de la diplomatie sous l'ère Habib Bourguiba, que Ghanouchi, ex-premier ministre pendant de longues années de Ben Ali n´a de recette miracle à proposer à ses compatriotes pour stabiliser le pays.
La rue a donc repris la parole pour s´exprimer à sa manière sur les réformes. Par la violence, étant donné les tentatives de confisquer la révolution arrachée après tant de morts et de sacrifices. C´est à nouveau le couvre-feu à Tunis et dans sa banlieue sur fond d´affrontements violents avec la police qui n´a rien perdu de ses réflexes datant de l´époque dictatoriale de Ben Ali.
Une féroce répression des manifestations populaires qui vient confirmer la nette conviction que le système «démocratique» qui se met en place est bien fragile. Les partisans du dictateur tunisien déchu de l'ex-parti RCD sont conscients de cette évidence.
C´est pourquoi ils se hasardent à réclament publiquement leur place dans la nouvelle architecture institutionnelle. D´autres cercles politiques regrettent déjà le départ du dictateur et n´hésitent pas à appeler carrément à un coup d´état militaire.
Passée l´euphorie
Passée la courte phase d´euphorie de la «révolution», les habitants des grandes villes de Tunisie connaissent un certain désenchantement. La dictature n´est pas partie finalement avec Ben Ali et la démocratie n´est pas encore là. Le sera-t-elle jamais d´ailleurs dans le moyen terme maintenant que les Tunisiens ont le sentiment qu´il n´y a pas de solution magique à deux ou trois décennies de pouvoir absolu, de corruption et de misère sociale qui fait fuir, aujourd´hui, par dizaines de milliers les habitants du sud du pays vers l´Italie ?
Rien ne traduit mieux la détresse sociale dans ce pays que la menace de ce jeune tunisien de s´immoler par le feu s'il était reconduit dans son pays. Dans l´une des îles italiennes où il a échoué par miracle avec ses compatriotes, tous partagent son désespoir, les conditions de vie et d´hygiène sont pourtant celles que l´on voit aujourd´hui en Côte d´Ivoire. L'ancien dictateur déchu a ruiné finalement son pays.

L´OTAN laisse couler une patera
L´Europe a fermé ses portes à cette misère sociale à laquelle elle est loin d´être étrangère. Occupée à bombarder la Libye au nom des «droits de l´homme», l´OTAN omniprésente au large des côtes tuniso-libyennes a laissé couler une embarcation avec des dizaines de personnes à bord. Bruxelles a rétabli les contrôles dans les frontières de ses Etats membres.
Pendant ce temps, les leaders occidentaux multiplient les escales en Tunisie pour proposer à ce pays des solutions qui ne correspondent pas exactement aux aspirations de la majorité des Tunisiens. Ils se présentent souvent avec de «bonnes intentions» mais toujours les mains vides, sans aucune aide.
Zapatero a proposé à Gaid Essebsi de s´inspirer du modèle de transition post-Franco. Nicolas Sarkozy a proposé son soutien à la jeune démocratie tunisienne après avoir proposé à Ben Ali le savoir-faire policier de la France.
Les Tunisiens n'étaient pas bien avancés. Il faut avouer que c´est toute la région du Maghreb qui est menacée d´embrasement du fait de l´intervention militaire occidentale en Libye. Tunis menace de réagir aux attaques au mortier par les partisans du colonel Kadhafi des insurgés libyens qui ont trouvé refuge dans le sud tunisien.
L´Algérie renforce le contrôle de ses frontières avec la Libye pour prévenir le trafic d´armes de Aqmi. Le Maroc est sous le choc des attentats de Marrakech où la moitié des victimes sont des touristes français. Un indice qui laisse supposer que cet acte de terrorisme n´est pas sans liens avec l´engagement militaire français en Libye.
Contagion ! Quelle contagion ?
Au regard de cette nouvelle réalité dans la région, faite d´instabilité politique et sécuritaire en Tunisie, de guerre civile meurtrière en Libye, œuvre de la coalition internationale qui tue mais ne protège pas les civils comme elle le prétend, et
des menaces d´attentats pareils à celui de Marrakech, le Maghreb est bien loin de la contagion démocratique. La contagion terroriste oui ! C´est ce que promet l´aventureuse stratégie occidentale qui se met en place dans la région.


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