Les habitants du village Aït Farah, dans la commune de Larbaâ Nath Irathen, souffrent le martyre au quotidien devant le manque flagrant de moyens de transport. Situé à seulement 7 kilomètres du chef-lieu de la municipalité, de plus en plus l'isolement menace ce village. Les villageois d'Aït Farah se plaignent de cette situation qui dure depuis plusieurs années. Les rares transporteurs qui assurent les dessertes entre le village et ex-Fort- national n'assurent pas leur mission à plein temps et ne respectent pas leur itinéraire, ce qui engendre des désagréments aux voyageurs. «Ils travaillent quand ils veulent et comme ils le veulent. Ils ne se soucient guère des voyageurs qu'ils abandonnent hors des arrêts», dénonce un villageois d'un certain âge. «J'ai du mal à me déplacer en ville et pour aller au travail. J'arrive souvent en retard, ce qui me cause des problèmes avec mes responsables», nous dira une autre habitante qui travaille à Tizi Ouzou. Les tarifs pratiqués par les transporteurs sont aussi jugés excessifs par les villageois qui ne savent plus à quel saint se vouer. Les transporteurs exigent 30 DA pour une place sur une distance qui ne dépasse pas 7 km, alors que d'autres ne demandent que 25 DA. De ce fait, devant cette anarchie, certains voyageurs, notamment les écoliers, préfèrent rejoindre à pied le chef-lieu de la commune.