Au moins dix personnes sont mortes samedi en Syrie, à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant le régime syrien à mettre fin au violences, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Faisant fi des appels internationaux à la retenue, le régime a poursuivi sa violente répression, faisant onze morts parmi les civils à travers le pays, selon l'OSDH. Sept civils sont morts à Kafr Takhareem dans la province d'Idleb (nord-ouest) dans des attaques de l'armée, tandis que deux ont été tués par des tirs lors d'affrontements entre des militaires et des soldats dissidents à Qousseir (centre). Un civil a par ailleurs été tué par un tireur embusqué à Homs (centre), et un autre est mort lors de perquisitions dans la région de Hama (centre). Parallèlement, quatre agents des services de renseignement ont été tués par des soldats dissidents, dans le centre du pays, selon l'OSDH. «Des déserteurs ont tiré à la mitrailleuse sur un véhicule qui transportait quatre membres des services de renseignements de l'armée de l'air près du village de Al-Moukhtara sur la route reliant Salmiyeh-Homs, tuant tous les occupants», a déclaré à la presse le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Dans le même temps, deux militaires ayant fait défection ont péri dans des affrontements avec des soldats réguliers dans la région de Homs, selon la même source. Damas attribue ces violences à des «gangs armés qui cherchent à déstabiliser le pays», dénonçant «un complot étranger» contre la Syrie. Plus de 1100 membres du personnel de sécurité ont été tués par «des groupes terroristes», a indiqué le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Moallem. Mercredi, Damas a accepté le plan de la Ligue arabe qui prévoit «un arrêt total des violences, la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations anti-gouvernementales et le départ de l'armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias internationaux», avant l'ouverture d' «un dialogue national».