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«Le FFS subit une fronde non une dissidence»
SAMIR BOUAKOUIR, ANCIEN PORTE-PAROLE DU FFS, À L'EXPRESSION
Publié dans L'Expression le 30 - 05 - 2012

Samir Bouakouir, ancien porte-parole du FFS et candidat pour la Zone 1 en France lors des élections législatives du 10 mai, réclame une conférence des cadres du parti, aux fins de le réunifier. Dans cet entretien, il soutient que les tractations actuelles autour de l'entrée du FFS au gouvernement peuvent être différées en raison de l'ampleur de la contestation de la base militante.
Vous avez appelé à un débat public réunissant tous les cadres du parti. Dans ce cas, comptez-vous associer les anciens cadres du FFS, comme Bouhadef, Saïd Khellil, Djamel Zenati?
Tous ceux qui n'ont jamais tourné le dos aux idéaux du FFS. Les velléités d'instrumentalisation politique du FFS dans des logiques claniques doit conduire les cadres, responsables et militants à transcender les divergences secondaires pour aller à l'essentiel: préserver la ligne et l'autonomie politique du FFS. Contrairement à ce que laisse entendre la direction, la question est avant tout politique! La contestation actuelle qui gagne l'ensemble des militants n'est pas un mouvement d'humeur, une fronde, liée à l'établissement des listes électorales ou autres. Ce n'est pas non plus une dissidence. L'enjeu aujourd'hui est politique: la ligne de démarcation est entre ceux, minoritaires, qui ont concocté un «deal secret» avec le pouvoir et ceux qui considèrent que le FFS doit s'inscrire en rupture avec un système dangereux pour la cohésion nationale.
Le rassemblement des énergies du parti est un impératif pour isoler le «quarteron» qui a privatisé les structures du FFS et qui n'hésitent pas à prononcer des «fetwas staliniennes» à l'encontre de militants et de
cadres intègres qui refusent de voir sacrifier les idéaux et les valeurs pour lesquels beaucoup se sont sacrifiés. Je me suis souvent élevé durant la campagne électorale contre ce stratagème qui consistait à créer une fracture irrémédiable entre partisans de la participation et ceux du boycott. J'ai flairé le danger que cela représente pour la convergence des forces du changement. L'affaiblissement du FFS, programmé de l'intérieur et de l'extérieur, n'avait d'autre finalité que de le discréditer et de l'empêcher de jouer un quelconque rôle dans les luttes populaires qui iront en s'intensifiant.
Y a-t-il un changement de cap au FFS?
Je tiens néanmoins à clarifier un point. La participation aux législatives que j'ai défendu avec la force de l'argument n'est pas en cause. Je l'ai assumé et si c'était à refaire, je plaiderais pour la participation. Mais, il se trouve que si, à l'instar de la majorité des cadres et des militants, j'ai été fidèle au sens donné par le Président du FFS à une «participation tactique», il n'en va pas de même pour le «quarteron» qui a réalisé une véritable OPA sur le FFS.
Durant toute la campagne, d'un niveau politique affligeant, la direction du FFS est restée étrangement silencieuse devant les dépassements de l'administration, annonciateurs de la fraude. J'ai à maintes reprises alerté le premier secrétaire sur cette question en lui demandant une réaction forte. En vain. J'ai dû prendre mes responsabilités pour dénoncer ce que tout citoyen est en droit de faire en pareille circonstance. Pour seule réponse, j'ai eu droit à un troublant «tu nous perturbes»! Mais perturber quoi? Je rappelle que lors des élections législatives de 1997, une participation «tactique» également, le FFS a été au coeur de la dénonciation de la fraude en organisant une marche qui a rassemblé des milliers d'Algériens, cela n'a pas pour autant conduit le FFS à retirer ses parlementaires. Autre précision: je n'ai pas attendu le lendemain du scrutin pour dénoncer la mécanique sophistiquée de la fraude mise en place par le pouvoir, tout comme j'ai refusé tout marchandage en refusant d'introduire un recours.
Marchandages de maquignons qui ont abouti à l'octroi de sept sièges supplémentaires. Quelle honte! Quelle dérive! J'accuse cette direction d'avoir trahi les idéaux du FFS et piétiné la mémoire de ceux qui sont morts pour que vive l'idéal démocratique.
Vous avez soutenu qu'il y a eu compromission entre le FFS et certains cercles du pouvoir. Quelle en est la finalité?
Je suis un partisan du compromis politique. Je ne suis pas un pyromane politique. La situation née du coup de force politico-électoral du 10 mai est grave. Le pouvoir est de plus en plus isolé et les conditions d'une révolte de grande ampleur comparable aux événements d'Octobre 88 sont réunies avec, de surcroît, les mêmes symboliques politiques, qui ont polarisé la révolte populaire. L'imposition par le pouvoir d'une majorité FLN ramène le pays presque 30 ans en arrière avec un facteur aggravant: l'effondrement de la légitimité historique.
Le discours de Bouteflika du 8 mai au cours duquel il a appelé les jeunes à «prendre leurs responsabilités» est immédiatement contredit dans les faits par la nomination d'un septuagénaire à la tête de l'Assemblée! Curieuse attitude politique, où se mêlent inconséquence et provocation, qui met à nu l'irresponsabilité de ceux qui nous gouvernent depuis des décennies et qui prétendent agir pour la sauvegarde nationale.
Vous avez parlé dans vos précédentes déclarations qu'il y a une mainmise totale sur le FFS, qui a coupé le parti de ses racines sociales pour mieux l'inscrire dans les stratégies claniques. Quels sont ces architectes?
Le coup de force du 10 mai vient rappeler que le pouvoir n'a aucune volonté d'engager le pays sur la voie du changement démocratique. Comment dès lors imaginer un instant qu'une participation au système est de nature à faire évoluer les choses? C'est leurrer les militants et les Algériens. C'est porter un coup fatal aux forces du changement dans notre pays, c'est vouloir compromettre la construction de l'alternative démocratique. L'objectif du pouvoir est d'éradiquer toute forme d'opposition radicale et pacifique. En s'assurant de la docilité inconditionnelle de l'actuelle direction du FFS, les tenants du pouvoir éliminent tout risque politique de nature à perturber une «paisible» alternance clanique dans la perspective de la succession de Bouteflika.
Pour le moment, j'ignore les termes du «deal». Mais ce que je peux dire avec certitude, c'est que cela se fait au détriment de la démocratie. Les tractations actuelles autour de l'entrée du FFS au gouvernement peuvent être différées en raison de l'ampleur de la contestation de la base militante, mais il est clair que la «direction» s'est fourvoyée et que l'avenir proche mettra à nu toute la mécanique de compromission avec les cercles compradores du régime.


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