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«Ce droit d'ingérence... judiciaire est du néocolonialisme»
UN AVOCAT ET ANCIEN BÂTONNIER SUISSE DENONCE L'INGERENCE DANS L'AFFAIRE NEZZAR
Publié dans L'Expression le 18 - 08 - 2012


Marc Bonnant
Après l'Algérie, le courroux provoqué par cette affaire gagne les terres helvétiques.
Les protestations contre l'ingérence de la Suisse dans l'affaire Nezzar, gagne le territoire helvétique. Marc Bonnant, célèbre avocat et ancien bâtonnier suisse, charge la justice de son pays qu'il accuse d'ingérence dans les affaires internes de l'Algérie. «Du droit d'ingérence... judiciaire», est le titre d'une contribution faite par ce juriste qui s'insurge contre la décision prise de refuser la reconnaissance de l'immunité dont jouit le général-major à la retraite Khaled Nezzar, suite à une plainte d'anciens militants de l'ex-FIS. Le titre de cette contribution évoque à lui seul le «dégoût» de maître Bonnant par rapport à cette décision qu'il va jusqu'à la qualifier de... «néocolonialisme»! «Le prononcé de notre Haute Cour retient que la Suisse est compétente pour juger des faits qui se sont produits en Algérie durant ses années de plomb de 1991 à 1993. On se souvient: le Front islamique du salut a remporté les élections législatives de juin 1990. Craignant, non sans fondement, l'avènement d'une république islamique, le gouvernement algérien annula les élections dès après le premier tour. S'ensuivit une guerre civile qui durera dix ans», écrit l'ancien bâtonnier pour rappeler les faits qui ont mené à cette «burlesque» décision, la partialité de la justice de son pays dans une affaire qui ne la concerne ni de près ni de loin. «Cette période se caractérisera, comme toujours - les révolutions du Printemps arabe que tant de coeurs innocents célèbrent, en sont la démonstration répétée -, par des actes terroristes, exactions, tortures et assassinats, à charge des belligérants des deux camps», ajoute-t-il en soulignant que les faits reprochés au général-major à la retraite, Khaled Nezzar, n'ont aucun rattachement, de quelque nature que ce soit, avec la Suisse, sous réserve d'un passage fugace sur notre territoire. «Pourquoi donc vouloir intenter un procès à un représentant du gouvernement - provisoire - de l'époque en lui déniant toute immunité? Une époque qui a été touchée par une amnistie décidée en 2006 par le chef de l'Etat et approuvée par la majorité des Algériens», s'interroge cet éminent spécialiste du droit international.
A ce sujet, il rappelle que l'amnistie générale qui est la Charte pour la réconciliation nationale assure une forme d'amnistie aux protagonistes du combat. Elle organise la paix par un acte de souveraineté. «Il était permis d'espérer... C'était sans compter sur la justice, singulièrement celle que rendront nos juges fédéraux», rétorque-t-il.
«C'est pour continuer à dominer le reste du monde!»
Alors pourquoi donc cette immixtion dans une affaire que l'Algérie a réglé en la payant avec le sang de ses citoyens ? La réponse est pour lui toute simple: c'est un nouveau système d'ingérence mis en place en Occident pour continuer à dominer le reste du monde! Ce nouveau système est fondé sur l'extension des compétences de la justice de ces pays à l'international. «Les Etats exerçaient les uns sur les autres un droit de regard. De l'intransigeance du regard, ils sont passés aux actes et considèrent légitime l'ingérence. Militaire sous l'égide de l'ONU et humanitaire dans le cadre d'organisations et de conventions internationales.
Désormais, le droit d'ingérence sera aussi... judiciaire», atteste-t-il en connaissance de cause... «La Suisse a décidé de s'inscrire dans ce mouvement en modifiant sa législation en janvier 2011», assure-t-il. «Une législation qui permet, à certaines conditions, à la justice suisse de sanctionner des actes commis à l'étranger s'ils sont constitutifs de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité», réplique-t-il. Il estime à ce sujet que «les juges suisses, enivrés d'être reconnus universellement compétents, se saisissent de l'histoire des autres et se proposent, par leurs arrêts, de l'infléchir. Ils se mêlent de juger du destin de peuples qui nous sont étrangers».
Ce fils de diplomate, qui est connu pour être un défenseur des causes justes, regrette que les droits de l'homme soient devenus «l'eau bénite dont on asperge le monde. Le sabre devient glaive. Celui de la justice».
Cette situation l'indigne au plus haut point, d'ailleurs il n'hésite pas à s'attaquer à ses anciens collègues (juges suisses). «Ils cherchent la gloire là où il n'y a que décrépitude», fulmine-t-il pour décrire l'état d'esprit des juges suisses. Maître Marc Bonnant conclut avec une note d'esprit pour décrire l'ampleur de l'impact de cette décision sur le peuple qu'elle concerne. «Les Algériens, eux, ne s'y trompent pas, qui voient dans la décision de Bellinzone (chef-lieu du canton du Tessin, Ndlr)... une victoire de l'islamisme», termine-t-il son réquisitoire contre une justice qui «n'a plus de limites».
Après l'indignation qu'a suscitée l'affaire Nezzar avec la justice suisse au niveau national, voilà que des voix commencent à s'élever au niveau international pour mettre fin à cette mascarade qui a trop duré...


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