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La Tunisie dans l'incertitude
DEUX ANS APRÈS LA FUITE DE BEN ALI
Publié dans L'Expression le 13 - 01 - 2013

Il y a deux ans, les Tunisiens chassaient Ben Ali
Les espoirs suscités le 14 janvier 2011 par le succès du premier soulèvement du Printemps arabe ont cédé la place aux frustrations de voir perdurer la pauvreté malgré la chute de Ben Ali.
La Tunisie célèbre demain les deux ans de la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali dans un climat d'incertitude marqué par des violences sociales, une économie en berne, la menace jihadiste et une impasse sur la future Constitu-tion. Les espoirs suscités le 14 janvier 2011 par le succès du premier soulèvement du Printemps arabe ont cédé la place aux frustrations de voir perdurer la pauvreté malgré la chute de Ben Ali, qui après 23 ans au pouvoir vit en exil en Arabie saoudite. Le chômage touche 17% de la population active, les investissements dans l'industrie ont chuté de 6% en 2012 à l'échelle nationale voire de 20 à 40% dans l'Ouest, berceau de la révolte. «Contrairement à ce qui est avancé par le gouvernement, le taux de chômage a augmenté depuis la révolution et les diplômés représentent plus d'un tiers de quelque un million de demandeurs d'emploi», s'emporte Salem Ayari, président de l'Union tunisienne des diplômés chômeurs. Selon lui, «les tiraillements politiques, le népotisme et la corruption ont fragilisé une situation économique déjà critique». «Ça pédale dans la semoule», résume un diplomate occidental pour décrire la Tunisie gouvernée par le parti islamiste Ennahda, vainqueur des premières élections libres d'octobre 2011. Ce ras-le-bol a été illustré le 17 décembre dernier, date anniversaire du début du soulèvement à Sidi-Bouzid, lorsque le président Moncef Marzouki a essuyé des jets de pierres. Des mouvements sociaux dégénèrent aussi régulièrement, comme début décembre à Siliana (sud-ouest), où 300 personnes ont été blessées, et jeudi à Ben Guerdane (sud) où un poste de police et la douane ont été incendiés. Le chef d'Ennahda Rached Ghannouchi a mis en garde vendredi contre la multiplication de ces évènements. «Nous ne voulons pas que la Tunisie soit comme la Somalie, que la révolution se transforme en chaos», a-t-il dit, estimant que ces violences «n'honorent pas la révolution mais au contraire la menacent». Néanmoins, le pouvoir n'a pas renoncé à célébrer le 14 janvier: les drapeaux tunisiens fleurissent dans la capitale et des tentes pour des activités culturelles ont été installées. Des représentants de l'Egypte et de la Libye, pays du Printemps arabe, seront présents demain à Tunis, ainsi que le président palestinien Mahmoud Abbas. Un «pacte social» doit enfin être signé demain entre syndicats, patronat et les autorités. Le gouvernement insiste par ailleurs sur les acquis de la révolution: liberté d'expression, pluralisme politique et une croissance économique qui est passée de -2% en 2011 à 3,5% en 2012. Mais outre les mouvements sociaux et des affrontements entre partisans et détracteurs du gouvernement, le pouvoir est confronté à l'émergence d'une minorité islamiste jihadiste. A l'approche de l'anniversaire, la sécurité a été visiblement renforcée. Une source au sein des services de sécurité a indiqué craindre des attaques d'un groupe armé dont certains membres ont été arrêtés ces dernières semaines. «Ce groupe dispose d'armes et représente un vrai danger pour la Tunisie», a-t-elle dit, alors que l'état d'urgence est en vigueur depuis deux ans. En décembre, des éléments armés ont été pourchassés pendant plus de dix jours à la frontière avec l'Algérie. Seize personnes soupçonnées d'appartenir à Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi) ont été arrêtées. Sur la scène politique, le climat n'est guère plus rassurant: aucun compromis n'a été trouvé pour doter le pays d'une Constitution, ce que les islamistes avaient promis de faire avant fin octobre 2012. Aucun nouveau calendrier électoral n'a dès lors été fixé, les tractations sur un remaniement gouvernemental traînent depuis juillet et l'absentéisme mine le travail de la Constituante. «Il faut fixer un calendrier sérieux et crédible pour que les investisseurs, par exemple, puissent savoir quoi faire», souligne Amira Yahyaoui, présidente d'Al Bawsala, un ONG qui milite pour la transparence des travaux de l'assemblée.


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