Le film syrien Mariam de Bassel El Khatib et Haraj oua maraj de l'Egyptienne Nadine Khan, sont les grands vainqueurs côté longs métrages tandis que l'Algérie sera couronnée du Prix du meilleur court métrage pour Les jours d'avant. Le rideau est tombé dimanche soir dernier sur la 7e Edition d'Oran du film arabe, encore une édition insipide marquée par un certain laisser-aller surtout du côté de la communication, grand point noir de ce festival. On l'en donne pour preuve, l'ignorance par beaucoup de journalistes de qui était l'attaché de presse cette année du festival, cette personne qui est censée informer quotidiennement les journalistes et être à leur disposition et accompagnement dans leur travail. Une chappe de plomb et un côté démagogique qui s'en est ressenti jusqu'au palmarès de cette 7e Edition du Fofa 2013 marqué, lui aussi par des incohérences, de manque d'audace pour ne pas dire de lâcheté bien que le choix du jury, rappelons-le, reste souverain. Comment donc expliquer qu'un film comme Mariam puisse emporter le Grand prix du meilleur long métrage fiction si ce n'est pour des considérations qui relèveraient plus des concessions politiques liées à la situation dramatique que vit actuellement la Syrie. Un film, certes, à l'image bien léchée, mais au contenu propagandiste ne laisse pas beaucoup de marge à la réflexion car basée surtout sur l'apitoiement et l'alarmisme à outrance. Un prix ex aequo partagé avec le film égyptien Haraj ou Maradj de la réalisatrice Nadine Khan. Le Prix de la presse nouvellement introduit cette année a été décerné, quant à lui à Quand Monaliza sourit du réalisateur jordanien Fadi. G Haddad. Le prix du meilleur documentaire est revenu pour sa part au film de Mehdi Flefel. Le comité de sélection du film documentaire a, dans son allocution de présentation, apporter quelques recommandations en souhaitant que le festival puisse apporter la prochaine fois une meilleure attention à cette section en augmentant le nombre de ses prix ainsi que le montant du prix. Côté court métrage, deux mentions spéciales ont été octroyées, aux films les Fleurs de Tiwilit du Tunisien Wassim Korbi ainsi qu'à l'Algérien Menad M'barek pour son film Iming. Le Grand prix du meilleur court métrage est revenu à l'excellent Les Jours d'avant de Karim Moussaoui (voir l'interview). Evoquant les ateliers de réalisation, le jury court métrage exhortera les organisateurs à l'installation d'un atelier écriture de scénario pour l'édition prochaine, car ce dernier est le socle sur lequel se bâtit le film et sa qualité fait souvent défaut dans les pays arabes. Le prix du meilleur scénario est revenu, quant à lui, au film saoudien Echos de Sameer Arif. Ce dernier raconte l'histoire d'un couple de sourds-muets qui tente d'élever tant bien que mal leurfils qui lui, entend et parle normalement. Le prix de la meilleure interprétation masculine a été décerné à Fathi Hedeoui pour son rôle dans le film tunisien Khamis el achiya de Mohamed Damak. Côté interprétation féminine, le prix a été décerné ex aequo à Yara Abou Haydar du Liban qui joue dans le film Asfouri de Fouad Alaywan et à la Jordanienne Tahani Saloun. Le prix de la meilleure ascension (l'on n'a jamais entendu parler de ce prix Ndlr) à Sea shadow du réalisateur émirati Nawef El Djenahi, qui a connu une évolution notable depuis sa participation avec des courts métrages au Fofa, suivi son premier long métrage jusqu'à son deuxième. Le Prix spécial du jury est revenu au film marocain Les mécréants de Mohcen Basri. Un regret, un bémol, le long métrage jordanien Line of sight, notre coup de coeur repartira bredouille...