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Retour à la Guerre froide...?
Publié dans L'Expression le 04 - 03 - 2014


Si on en doutait encore, l'Ukraine nous en administre la preuve patente par l'intrusion ostentatoire de leaders politiques occidentaux dans la crise qui secoue l'Ukraine depuis trois mois. De fait, les choses se sont accélérées et détériorées après les «visites» impromptues de chefs de la diplomatie occidentale, en particulier les ministres britannique, allemand et polonais des Affaires étrangères à la place «Maidan» qualifiée de «place Tahrir» de Kiev. C'est seulement après cet appui public étranger à la révolte, contre le gouvernement ukrainien, que la situation s'est radicalisée induisant les violences et la «prise de pouvoir» par la droite extrémiste ukrainienne. Même un certain «BHL» - (Bernard-Henri Lévy, pour ne point le nommer) très connu pour avoir «participé» à l'événement des «Printemps arabes» singulièrement en Libye - ne s'est pas fait faute d'aller à Kiev soutenir les fers de lance de la sédition ukrainienne, le parti nationaliste Svoboda et le groupe d'extrême droite Pravy Sector. Mais là ou le bât blesse, c'est que l'aggravation de la situation en Ukraine est d'abord le fait des Européens eux-mêmes qui, sachant la particularité de ce pays - quasiment partagé entre pro-occidentaux (la région ouest) et pro-russes (régions Est et Crimée), plutôt que de tenter de calmer le jeu ont mis de l'huile sur le feu, allumant un brasier dans un pays déjà très instable. Ainsi, l' Occident (UE et USA) ne cherchant pas à concilier cet antagonisme qui menace l'intégrité de l'Ukraine, a en fait accentué la fracture entre les deux parties rivales. Après quoi ce même Occident menace de ses foudres ceux qui n'obtempèrent pas ou n'entrent pas dans les rangs. Dans ce bras de fer, qui se réduit, au final, aux Etats-Unis et à la Russie, tous les coups semblent permis, pourvu que l'on impose sa vision des choses. C'est ainsi que les chefs des diplomaties françaises et britannique, Laurent Fabius et William Hague- rejoint ensuite par les cinq autres pays occidentaux- ont annoncé dimanche dernier la suspension de leurs pays aux préparatifs pour juin prochain du G8 de Sotchi (en Russie). Allant plus loin, leur homologue américain, John Kerry - ce qui n'est ni nouveau, ni une surprise - menace Moscou d'isolement, de sanction et même d'exclusion du G8, «si Moscou poursuit son incursion militaire en Crimée». En 2003 les Etats-Unis, contre l'avis de la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité, dont ils en sont un membre permanent, ont envahi et détruit l'Irak, dans l'impunité totale. De même, Washington n'hésite pas à s'allier avec les phalanges terroristes en Syrie, dès lors que ces derniers rejoignent leur objectif premier, qui reste de faire tomber le régime syrien. Ainsi, selon une doctrine en vogue depuis plus de deux décennies, pour l'Occident, d'une manière générale, les Etats-Unis en particulier, ce qui est légitime pour eux - leur interventionnisme tous azimuts dans les affaires du monde - ne l'est pas nécessairement pour tous et reste donc illégitime pour les autres. Toutefois, ce n'est pas en déformant les faits, en désinformant l'opinion publique internationale - sans doute saturée par les violences et les conflits qui menacent la stabilité du monde - que l'on a obligatoirement raison en tout et sur tout. D'autant que la situation n'est plus similaire à celle de 1990 au sortir de l'effondrement du bloc communiste, la disparition de l'Union soviétique et l'affaiblissement de la Russie qui ont permis aux Etats-Unis de s'imposer comme le leader incontesté d'un monde unipolaire. Mais cette unipolarité ne tient plus face au retour au premier plan de la Russie et surtout de l'émergence de la Chine comme puissance mondiale - avec le retour progressif à la multipolarité. En Syrie, face à la détermination de Moscou, les Etats-Unis n'ont pu atteindre leur objectif de faire tomber Bachar al-Assad. Il n'en reste pas moins que le jeu des grandes puissances demeure dangereux pour la paix dans le monde et ce sont ceux qui - directement ou indirectement - tentent d'imposer leur hégémonie sur des régions stratégiques - comme le Moyen-Orient gorgé de pétrole et de gaz - qui mettent sciemment le feu aux poudres pour venir ensuite éteindre l'incendie et recueillir les dividendes. C'est le cas de l'Ukraine dont l'industrie vétuste et l'économie en berne le mettent au bord de la faillite économique. Les dernières turbulences au Moyen-Orient et en Ukraine, notamment, marquées par l'accrochage frontal entre Russes et Américains, signent de fait, le retour à la Guerre froide. En l'état actuel des choses, c'est ce qui pourrait arriver de mieux au monde.

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