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De l'Algérie schizophrène!
UNE POUSSIÈRE D'ETOILES DE FADELA M'RABET
Publié dans L'Expression le 03 - 08 - 2014

Fidèle à son ton élégamment sentencieux, irréversible et fluide, Fadela M'Rabet revient avec un nouveau récit publié aux éditions Daliman.
Dans Une poussière d'étoiles, l'auteure de Une enfance singulière et Une femme d'ici et d'ailleurs, notamment décortique à nouveau la société algérienne avec son regard aiguisé et distancié pour en extraire la sève qui constitue sa matrice, faite de paradoxes entre héroïsme du passé et défaitisme du présent. «J'ai l'impression que ce qui caractérise ma vie, c'est le combat» écrit Fadéla M'Rabet.
Un combat premier pour l'indépendance de l'Algérie, elle qui est née pendant la guerre de Libération et un second pour la dignité, la liberté et contre les préjugés aux dents de scie. L'éternelle révoltée et féministe qu'elle est, l'auteur de La salle d'attente évoque souvent le statut inférieur de la femme en Algérie qui est souvent maltraitée par les hommes, en étant perçue soit comme la maîtresse, l'épouse dénigrée, l'amante, mais jamais comme une amie, une notion impossible selon Fadéla M'Rabet qui dénonce souvent le regard à demi-mesure que porte sur elle un Algérien ou un «Oriental» qui est souvent très sectaire et limité à l'apparence «occidentale» et au discours «sexué» et avalisant par conséquent, réduisant la femme souvent à un objet au lieu d'un sujet.
L'exemple de l'ex-président Houari Boumediene hésitant à donner un titre de propriété à une femme dont le mari est absent, car malade, est des plus significatifs sur les mentalités biscornues et têtues qui tendent à ne jamais évoluer quand il s'agit de la femme. Celle-ci demeure éternellement mineure et tente même par son propre choix de se reléguer au mur des oubliettes en s'effaçant derrière son voile importé d'Orient.
Fadéla M'Rrabet s'élève aussi contre l'amalgame fait entre liberté et libertinage qui s'opère souvent, selon elle, chez beaucoup de jeunes Algériens tout en apportant un regard critique sévère contre l'agissement de certaines femmes, rappelant qu'une femme est libre lorsque devant un homme elle se demande: «Qu'est-ce que je pense de lui?» et non
«Qu'est-ce qu'il pense de moi?»
Dans un cadre plus large, Fadéla M'Rabet revient sur l'attitude bigote et faussement dévote de cette grande frange de la population qui caractérise vraiment la société algérienne teintée de manipulation, de supra consommation et de corruption à tous les étages. De ces hommes soldats du passé et pilleurs d'aujourd'hui qui ont choisi de se taire et regarder une destruction latente mais massive de leur pays. Le salut devant cette déchéance et le doute constant, fruit de l'imaginaire, bridé celui-là dans nos écoles, proviendrait selon Fadéla du «désir de comprendre (...) pour vivre quand même sans attendre le bonheur. (le reconnaître quand il est là. Se dire que la vie n'est pas une paix de longue durée, mais l'addition de sourires, de regards, de gestes inachevés... d'élans ébauchés.. cette somme d'instants qui nous ont illuminés...». Vivre bien oui, mais sans tomber dans le reniement de soi, les chimères et la forfaiture, semble dire Fadéla M'Rabet dont l'ouvrage porte bien les stigmates d'un réquisitoire contre les forces du mal qui ont terni l'image du pays et l'ont conduit à sa perte politique, sociale et culturelle...
Bien sûr, évoquer les récits de cette femme au rimmel noir ne serait être complet sans évoquer sa bien-aimée Djedda à laquelle elle rend un sempiternel hommage à travers le legs de ses valeurs universelles qui ont fait d'elle la femme qu'elle est devenue aujourd'hui. Un être plein d'interrogations quant à l'avenir de son pays...


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