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Une rentrée scolaire chamboulée
SURCHARGE DES CLASSES, BOYCOTT DES COURS, MENACE DE GRÈVES
Publié dans L'Expression le 11 - 09 - 2014

Des classes bondées, les élèves ont du mal à suivre les cours
De nombreuses anomalies et incidents ont été recensés lors de cette première semaine.
La rentrée scolaire tant préparée, n'a pas eu lieu sans dégâts. Menace de grèves, surcharge des classes, boycott des cours, facture salée des affaires scolaires. Ce sont autant d'ingrédients qui ont faussé les calculs de la ministre de l'Education, Mme Nouria Benghebrit. Retour sur une rentrée des classes mitigée et les faits qui ont marqué cette dernière. Alors que toutes les mesures prises par la ministre de l'Education assuraient un bon départ, le constat est tout autre. La menace de grève plane encore, et ce en dépit de ce que prévoit l'avant-projet de Code du travail en la matière. La commission nationale des services économiques de l'éducation affiliée à l'Union nationale des professionnels de l'éducation et de la formation (Unpef) ont menacé d'une grève illimitée à partir de la semaine prochaine.
Les autres syndicats, à l'instar de l'Unpef, le Fnte, et le Snte, ont tous indiqué par la voix de leurs porte-parole respectifs que si leurs revendications n'étaient pas prises en charge par la tutelle, la grève serait inévitable. A Ghardaïa, de nombreux écoliers mozabites n'ont pas rejoint les bancs d'école, et ce après que 18 associations de parents d'élèves aient refusé que leur enfants rejoignent les écoles, plaidant pour le changement des enseignants ayant déjà commis des actes de racisme à l'égard des enfants mozabites. On a parlé également de la surcharge des classes, alors que Mme Benghebrit s'était engagée à régler ce problème. A Tlemcen il a été relevé que chaque classe contenait 32 élèves, ce qui selon les parents d'élèves aura vraisemblablement un impact négatif sur la qualité de l'enseignement. Même son de cloche à Bordj Bou Arréridj où le nombre d'élèves par classe a dépassé les 40. A M'sila, un groupe de lycéens exclus de l'établissement Messaoud Belabar ont observé un sit-in sur les lieux et appelé à ce qu'ils soient réintégrés, tout en empêchant leur camarades de regagner leurs classes. A Tizi Ouzou, et plus exactement dans le village de Halouane, les écoliers n'ont pas pu rejoindre leur classes et pour cause, leur seul bus scolaire était en panne depuis l'année passée. Skikda ne fait pas exception, puisque des dizaines de parents d'élèves ont protesté contre les «eaux usées» et les odeurs nauséabondes, qui entouraient le CEM de Laârbi Ben M'hidi. Dans le Sud également le constat a été le même. Plus de 120 écoliers de la commune de Sali, à 90 km d'Adrar, ont refusé de regagner leur classes au premier jour, à cause de l'état délabré de l'établissement, et avec une température avoisinant les 45°.
A Ouargla, des centaines de parents d'élèves ont retenu leur enfants à la maison, et ce après en avoir assez «des promesses fantômes», notamment la question de la surcharge des classes. Quatre mouvements de protestations ont eu lieu dans la wilaya de Batna, et ce en raison de la surcharge des classes. A Sétif, les parents d'élèves inscrits dans l'établissement du village de «Boudil» ont interdit à leur enfants d'aller à l'école, en raison de la sécurité routière inexistante, puisque l'école jouxte la RN 75 reliant Setif à Batna, où quatre écoliers ont déjà été fauchés par les automobilistes. Il convient de signaler, la mort subite d'une fillette de 15 ans à Tipaza, cette dernière a eu une crise cardiaque aux environs de son établissement à 8h du matin.
Les 5 commandements de Benghebrit foulés aux pieds
Sur un autre volet, l'Office central de la lutte contre la corruption a ordonné l'ouverture d'une enquête, sur un scandale relatif à la distribution de 400.000 manuels scolaires d'une valeur de 20 milliards de centimes, en dépit de leur invalidité.
La ministre avait ordonné que la totalité des enseignants devraient être présents le premier jour de la rentrée, or cela n'a pas été le cas puisque de nombreux enseignants ne se sont pas présentés lors du premier jour.
Les établissements scolaires devaient être prêts à accueillir les enfants, mais plusieurs d'entre eux étaient encore en chantier. Elle avait également ordonné que le cours inaugural serait sous le thème «l'unité nationale» et non pas une séance de prise de contact, ce qui a été totalement négligé.
Le quatrième commandement est relatif à l'aspect vestimentaire de l'élève, elle avait instruit que le maquillage pour les filles et les «shorts» pour les garçons étaient totalement interdits, ce qui n'a surtout pas été le cas.
La cinquième instruction a été de commencer les vraies études depuis le premier jour, or de nombreux élèves de différents établissements sur le territoire national ont bouclé leur journée à 10h, et de là ils avaient «quartier-libre».
L'on a constaté, que ces cinq commandements «non négociables» de Mme Benghebrit ont été largement bravés. Et pour couronner le tout, la rentrée de plus de 8.5 millions de jeunes Algériens (ne)s, a été aussi un casse-tête pour les parents et un «casse tirelire», et ce en raison de la flambée des prix des articles scolaires.


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