L'activité politique en prévision de l'élection du tiers de la composante de la première chambre, le Sénat, le champ politique local s'active. Les permanences des partis traditionnels que sont le FLN et le RND sont désormais ouvertes et les va-et-vient vers ces permanences se multiplient. Le RCD, un parti désormais ancré dans une partie de la région berbérophone, El Asnam et Haizer, a réuni hier quelques artisans au niveau de son siège pour mettre en place les dispositions en vue de ce suffrage mais et surtout selon un cadre préparer son université d'été. Signalons que depuis la création du Sénat, les représentants de Bouira s'alternent entre le RND et le FLN, les deux partis les plus implantés aux quatre coins de la wilaya. La présence au sein des communes d'élus du MPA, du FFS et du MSP n'influe point dans le choix du sénateur. Malgré les tractations, tout le monde s'accorde à dire que le prochain sénateur sera issu du premier parti national malgré les discordances qui prévalent entre les membres au niveau des quatre mouhafadhas que compte la wilaya. En coulisses, quelques candidats tentent de sceller des alliances avec les autres partis. Il faut aussi signaler que ni le FFS ni le MPA encore moins le MSP ne peuvent peser lourd dans la balance eu égard au nombre limité de voix dont ils disposent à trois. La guerre de tranchées opposera donc et comme à l'accoutumée le candidat de l'ex-parti unique au frère ennemi de l'alliance présidentielle. Concluons enfin en disant que le retour d'Ahmed Ouyahia à la tête du Rassemblement national démocratique a donné un tonus à la formation et ce après une hibernation qui aura duré plus de deux bonnes années.