La troupe musicale palestinienne Elle restera mémorable cette soirée offerte par la troupe musicale palestinienne The Khoury Project, au public constantinois, animée à la grande salle de spectacle Ahmed Bey. Les artistes d'un talent hors norme, se sont produits dans la ville des Ponts dans le cadre de la manifestation «Constantine, capitale de la culture arabe» à l'initiative de l'Institut français avec la collaboration de l'Office national de la culture et de l'information. Doués, ces trois frères, Elia, Basil et Oussama Khoury ont subjugué le public avec leur timbre musical, Music du Monde fusionnant l'oriental au flamenco, mais aussi à l'andalou. Ils produiront sur scène un genre musical extraordinaire. Le groupe est complété à la contrebasse par Guillaume Robert et à la percussion par Inor Sotolongo de Cuba. L'acoustique est renforcée par des notes de Jazz au goût cubain, africain, tzigane et celtique d'où ressort aussi un rythme indien avec un son moderne. Le groupe est installé en France depuis 2007. «La France nous a accueillis, mais l'Algérie est notre second pays, après la Palestine», annonce depuis la tribune l'un des frères qui sera applaudi avec énergie par le public. Leur musique apaise les âmes et apporte de la sérénité, mais pas seulement puisque leur mélange de tout genre musical appelle à la paix et l'union. Leur souffrance est exprimée par ce rythme unique et bien distingué, par cette fusion, comme pour dire que la musique est un moyen pour répandre la tolérance dans le monde. Durant plus d'une heure, ces artistes qui auront marqué les Constantinois, ont répondu au goût d'un public de qualité avec finesse et beaucoup d'attention. On a pu décrire leur prestation avec beaucoup de mots, mais on choisira juste l'expression, une présentation sublimissime. C'est dire que ce groupe est une véritable révélation. Aussi jeune et talentueux, un bel avenir les attend encore. Pour rappel, la troupe s'est produite à Tlemcen et Alger avant d'atterrir à Constantine, pour ajouter un plus agréable au quotidien d'un public resté privé des fêtes organisées par le commissariat de «Constantine, capitale de la culture arabe».