Cinq élus ont déposé hier officiellement leurs dossiers de candidature pour le scrutin des sénatoriales qui aura lieu le 29 du mois en cours. A l'expiration du délai fixé par la loi, cinq candidatures ont été confirmées par la cellule de communication de la wilaya de Béjaïa. La cinquième candidat, annoncé déjà sous les couleurs du MPA, pourtant le premier à se faire connaître, n'a déposé son dossier qu'en fin de journée. On croit savoir qu'il l'a fait à titre d'indépendant. Il s'agit dans le détail d'Abdelhamid Merouani du FLN, Mohamed Bettache du FFS, Mouloud Deboub du RCD, Boussaâd Ibaliden, indépendant et Yacine Ramdani du MPA. L'administration a confirmé hier le dépôt des dossiers. Si quatre candidatures étaient officieusement connues depuis presque un mois, ce n'est pas le cas de celle du maire d'Ighrem, en disgrâce avec son ex-parti, le RCD, M. Boussaâd Ibaliden n'a fait part de son intention que récemment. Il se présente en indépendant. Pour le RCD,M.Mouloud Deboub, était le premier candidat à faire part de sa participation après un scrutin primaire qui l'a donné vainqueur. Le Front de libération nationale a opté pour le maire de la ville de Béjaïa,M.Abdelhamid Merouani, élu également à la suite d'un primaire face à son rival Saâdi Deroud, aujourd'hui son directeur de campagne. Le FFS entre en course avec le candidat Mohamed Bettache, l'actuel président de l'APW, désigné par la direction du parti. Le MPA enfin a choisi de miser sur le maire d'Oued Ghir, M.Yacine Ramdani. 839 élus formant le Collège des grands électeurs, dont 43 siégeant à l'Assemblée populaire de wilaya (APW), iront le 29 du mois en cours choisir un nouveau sénateur, qui remplacera M.Derradji, sénateur FLN sortant. Arithmétiquement parlant, le parti de Nebbou, fort de sa supériorité numérique évaluée à 255 élus, n'aura a priori nul besoin de mettre à contribution les élus issus des autres formations politiques ou puiser dans les rangs volumineux des indépendants, présents majoritairement dans les APC. Cet atout de voix important est théoriquement réduit à la faveur des différentes crises que le FFS a successivement vécues lors de ce mandat. Des crises qui lui ont valu la perte de nombreuses voix qui risquent fort de partir ailleurs. Le parti de Saâdani, qui compte, faut-il le noter, 138 élus locaux, risque fort de ratisser large au niveau des indépendants et des petites formations politiques dont les élus sont majoritairement issus du FLN, pour des raisons liées à la confection des listes électorales aux précédents élections locales. La campagne du candidat FLN et la nostalgie peut les amener à regarder du côté de leur ex-parti politique, le FLN, un parti qui reste également motivé par l'impératif de garder son siège au Sénat. Les petites formations politiques comme le MJD, le MEN ou AHD 54 apporteront, à coup sûr, l'appoint nécessaire pour partir à l'assaut du très convoité Palais du boulevard Zighoud-Youcef, ou tout au moins décider qui y siègera. Le candidat du RCD est, a priori accrédité de 141 voix, sans compter celles qu'il aura à glaner ailleurs. Mouloud Deboub s'est fait surtout connaître lors de la crise de l'APW de Béjaïa. Mais la candidature du maire d'Ighrem risque fort de le gêner, sachant que ce dernier puisera des rangs du RCD. Les indépendants, forts avec 250 élus, se présentent en trouble-fêtes. Cette deuxième force politique, en termes numérique, est présentement convoitée par l'ensemble des candidats mais sachant l'origine politique de la plupart d'entre eux, il n'est pas à écarter qu'ils s'inscrivent dans la lignée du plus vieux parti, en l'occurrence le FLN, de par la stature de son représentant à ces joutes électorales.