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Une beuverie qui finit mal
ORAN
Publié dans L'Expression le 27 - 01 - 2005

Ils ne pensaient pas que leur crime serait découvert un jour.
Croyant avoir fait disparaître les preuves qui pouvaient trahir leur méfait, ils avaient effacé toutes les traces de leur passage dans la maison de leur victime, vendu ses biens et ses effets personnels et refermé la porte de sa maison avant de disparaître dans la nature. Mais, comme le crime ne paie pas, ils ont fini par être démasqués avant de comparaître devant le tribunal criminel d'Oran pour répondre des charges d'homicide volontaire avec préméditation, constitution d'association de malfaiteurs, vol, recel et non dénonciation de crime.
Ils étaient six accusés, tous détenus, 4 hommes et 2 à être entendus par le magistrat.
Les faits, pour lesquels ils comparaissaient, remontent au 23 avril 2003. C'est une nuit douce du printemps. Les accusés furent invités par Houari qui pensait qu'en leur offrant le gîte pour la soirée, il allait passer une nuit tranquille en compagnie de copains de beuverie, joyeux et gais.
C'est ce qui se profilait au départ, quand, nourris au sein de la dive bouteille, ils ne virent pas le temps passer. La musique et l'alcool leur donnaient l'impression de vivre dans une île déserte où ils étaient loin des regards indiscrets. Un certain moment, Mohamed Amine, subjugué par la beauté de sa copine, décide de s'éclipser avec elle. Seuls dans la chambre, ils laissèrent leurs amis terminer la soirée. L'appartement chichement meublé fit chavirer l'esprit de Hamid qui décide de commettre l'irréparable. Il tente de ligoter le maître des lieux et pour faire cesser ses appels au secours, il lui assène trois coups de couteau. Mais, ses cris redoublèrent d'intensité. Mohamed Amine alerté par le vacarme, intervient alors. Il vit ses amis qui tentaient de faire taire leur hôte.
Il leur suggère de l'étouffer à l'aide d'un oreiller qui trônait dans le salon. Ils se mirent à trois pour parvenir à leurs fins. Voyant que leur victime ne bougeait plus, ils firent main basse sur tous les meubles et les équipements trouvés dans l'appartement. Ils transportèrent le butin du vol dans la fourgonnette Renault Express de leur victime. Avant de repartir, ils prirent le soin de fermer à clé l'appartement.
Quelques jours plus tard, la famille de Houari constatant son absence, décide d'envoyer sa soeur à sa recherche. Arrivée à Arzew, devant la porte de son appartement, elle découvre avec stupeur qu'une odeur pestilentielle enveloppait les lieux. Elle alerte les policiers qui, munis d'un mandat de perquisition, font une macabre découverte. Houari gît dans une mare de sang, les mains ligotées derrière le dos, mort depuis quelques jours. L'appartement était vide. L'enquête permis de conclure que la victime est morte étouffée à l'aide d'un oreiller qui trônait non loin d'elle.
Les recherches entreprises par les policiers permirent de découvrir les receleurs qui avaient acheté le butin du vol et d'arrêter les membres de la bande au nombre de six.
Devant le magistrat, ils tentèrent chacun de son côté de minimiser leur rôle dans le crime et le vol. Mais, pressés de question, plusieurs chargèrent Mohamed Amine, le présentant comme le cerveau de toute l'opération.
Il tentera lui aussi de nier avoir étouffé sa victime avec un oreiller. Les avocats constitués dans cette affaire, tentèrent de sauver la tête de leurs clients en rejetant la charge de meurtre avec préméditation et de constitution d'association de malfaiteurs. Bien sûr, ils demandèrent dans leur plaidoirie au tribunal de faire bénéficier leurs mandants des circonstances atténuantes vu leur jeunesse au moment des faits.
Mais, la cour ne l'entendra pas de cette oreille, puisqu'elle condamnera Mohamed Amine et ses deux acolytes à 20 ans de réclusion criminelle. Le receleur a été condamné, quant à lui, à moisir cinq ans derrière les barreaux. Les deux s'en sortirent avec 2 ans de prison avec sursis.


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