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Un pouvoir diabolique
MEDIAS OCCIDENTAUX
Publié dans L'Expression le 06 - 03 - 2005

Il est bien connu que le «quatrième pouvoir», celui des médias, est une force importante qui permet, en principe, dans les démocraties de tenir le peuple informé du fonctionnement des institutions.
Cette force peut, cependant, être au service d'une cause et de ce fait s'avérer dangereuse. Souvenons-nous du verrouillage de l'information pendant la guerre du Golfe par le Pentagone. De ce fait, la conjonction d'une cause sacrée et la disponibilité d'un network sous-tendue par une puissance financière sans égale peuvent amener à des dérives de l'éthique qui est loin, on l'aura compris, de la doctrine «Pullitzer». Ainsi et dans ce qui suit, nous allons examiner trois «affaires» qui illustrent ce parti pris des intellectuels français sionistes et autres responsables de médias en France et aux Etats-Unis.
Aziz Zemouri parlant de la croisade contre Tariq Ramadan écrit: «Le tribunal de la nouvelle pensée unique a fait donner ses doctrinaires de l'arrière-garde républicaine.» Les intellos «moisis, assis dans leurs préjugés viscéraux» sont fâchés de ne plus pérorer sans contradicteurs sur des questions à propos desquelles ils fantasment. Leur monopole et leur prétention à parler des jeunes, des banlieues, de l'Islam, du tiers-monde... etc. au nom d'on ne sait quelle expertise ou quels travaux sont en passe d'être révolus.(1)
«Quand bien même Ramadan serait communautariste, est-ce un délit ? Un communautariste n'est ni un fasciste ni un nazi. L'Angleterre ou les Etats-Unis, deux sociétés communautaristes, ne sont pas moins démocratiques, promoteurs et défenseurs des libertés que la République française. De même, les monarchies d'Europe du Nord ne sont pas moins progressistes que n'importe quel régime républicain ! Tariq Ramadan, antisémite ? N'est-ce pas Alain Finkielkraut qui a apporté son soutien à l'écrivain Renaud Camus lorsque celui-ci s'était plu à répertorier animateurs et journalistes juifs qui discourent sur la société française. Mais voilà, Renaud Camus s'appelle Renaud et pas Tariq ni Mohamed. Alain Finkielkraut n'est pas raciste. Il est essentialiste. Il ne se pose plus la question «d'où» Tariq Ramadan parle, comme on le demandait à ses contradicteurs dans les années 1960 pour stigmatiser le penseur bourgeois, mais plutôt «qui» parle? (1)
Qui? Un intellectuel musulman. Aussitôt tout devient simple: nous sommes sommés de croire à une France antisémite qui a commencé par une nouvelle «nuit de cristal» dans les banlieues (dixit Finkielkraut). Ce sont pourtant des intellos comme Finkielkraut qui reprochent aux manifestants anti-Sharon d'abuser des comparaisons entre le sort des Palestiniens et celui des Juifs d'Europe dans les années 1930 ! En ce sens, l'islamophobie n'est pas un racisme anti-musulman qui voudrait qu'on les détruise mais bien la peur de l'Islam par la bourgeoisie intellectuelle, l'équivalent intello des Wasp américains. Nos philosophes «psittacistes» s'arc-boutent sur ce «vieux monde où l'intello musulman d'Europe se voulait invisible. Mais voilà, l'Europe est aussi habitée par des musulmans!»(1)
Il y a des intellectuels européens qui disposent d'une vision qui n'est plus uniquement «occidentalocentrée» et qui essaient, avec d'autres, d'expliquer un monde complexe à ceux qui, par exemple, ne comprennent pas pourquoi les Afghanes continuent de porter la burqa alors que les talibans ne sont plus au pouvoir (-Malgré les appels à la débauche de l'armée américaine qui est allée jusqu'à mobiliser des troubadours pour chanter «Femme afghane tu es libre, fais tomber ta bourqua»-ndlr) ou encore les raisons pour lesquelles de jeunes Occidentales «s'aliènent», selon ses opposants, en portant un foulard. Finkielkraut, Taguieff et consorts, prêchent pour la croisade selon un vieux principe laïc très bien défendu par Jules Ferry en son temps: on ne comprend pas et on est en empathie qu'avec ceux qui nous ressemblent puisque le devoir des civilisations supérieures, c'est de faire le bien des populations inférieures. A la complexité du réel, les vieux philosophes de l'unique pensée préfèrent malheureusement le simplisme de l'invective»(1)
Le pouvoir des médias que beaucoup attribuent à un lobby juif omniprésent, omniscient, omnipuissant est à bien des égards, une réalité. Il n'est que de voir comment Dieudonné est diabolisé parce qu'il a osé être contre le consensus induscutable et constamment réétalonné au besoin en convoquant «la faute» de l'Occident chrétien vis-à-vis du peuple juif. Est-il normal en définitive que de ne parler que de la détresse de la Shoah et de ne pas parler des centaines d'autres souffrances? Il faut bien parler aussi un jour de l'esclavage. Quand Dieudonné dit qu'il n'y a pas un seul film qui traite de «la traite des Noirs» qui pendant plus de quatre siècles ont subi des catastrophes après des catastrophes, des génocides des après-génocides et des crimes contre l'humanité qui se chiffrent par centaines de milliers. Souvenons-nous de l'île de Goré (au Sénégal) à titre d'exemple, elle vit partir des millions d'Africains vers des terres lointaines ; une grande partie d'entre eux mourait pendant le voyage. Ils étaient achetés comme des bêtes de somme (les critères les plus utilisés étaient d'inspecter les dentitions)
Martin Luther King
Personne ne parle encore de la «faute de l'homme blanc» qui a instauré l'esclavage. L'Occident seul dépositiaire de la pensée universelle, a inventé le concept du «siècle des Lumières». Il ne peut pas nous expliquer comment l'esclavage ne fut aboli qu'en 1848 en France et il a fallu la guerre de Sécession pour que l'esclavage abject soit freiné sans pour autant qu'il ait totalement disparu. Le combat de Martin Luther King s'est inscrit dans cette nécessité d'éliminer cet apartheid qui a perduré jusqu'en 1990 en Afrique du Sud.
Ce pouvoir médiatique est à bien des égards immoral. Dans un documentaire diffusé sur la chaîne Arte, l'autre histoire du feuilleton «Never without my daughter»; (Jamais sans ma fille) a été présenté d'une façon appremment objective. Rappelons les faits. Un chirurgien iranien, Mahmoody, qui exerce au Michigan se marie en 1976 avec une Américaine et devient le père d'une petite fille. Survint la révolution iranienne. Le chirurgien rentre au pays et met sa compétence au service du pays durant la guerre Irak-Iran. L'histoire, racontée par Betsy Mahmoody, décrit la chape de plomb dans les premiers temps de la révolution iranienne ainsi que son « emprisonnement » à la maison. Elle raconte aussi, avec force détails comment elle s'enfuit d'Iran pour arriver à l'ambassade américaine en Turquie. Pourtant, les personnes mises en cause dans le livre à titre d'exemple une autre Américaine qui vit d'une façon libre démentent fermement ce qui leur est imputé.(2)
Betsy Mahmoody rédigea ses « aventures » avec l'aide d'un écrivain sioniste bien connu, Willliam Hoffer, qui s'était rendu célèbre en décrivant avec une rare mauvaise foi la vie de «dépravation» en Turquie (Midnight Express). Madame Mahmoody gagna beaucoup d'argent et son livre fut naturellement une aubaine pour Hollywood qui en fit un film - et contrairement à la Tentation du Christ de Mel Gibson, interdit de distribution- distribué, on l'aura compris, dans pratiquement toutes les salles américaines européennes et sur toutes les chaînes du monde provoquant de ce fait une réaction de rejet contre cet Islam qui ne permettait pas à la femme de s'affirmer.
L'autre version, qui prend totalement à contrepied la version précédente, commence avec le témoignage du père dans une détresse sans nom. Il raconte sa misère morale et toutes ses tentatives de contacter sa fille pendant 16 ans. Les hasards de l'Internet lui ont permis de retrouver le numéro de téléphone de sa fille devenue grande (21 ans), et étudiante. Plusieurs coups de fil ne purent aboutir. Une tentative désespérée de rencontre en Finlande (mail envoyé) n'aboutit pas. Le film termine comme il a commencé. On nous montre la détresse du père convaincu au crépuscule de sa vie, qu'il ne reverra jamais sa fille.
Ce scénario diabolique fabriqué de toutes pièces par madame Mahmoody s'explique nous dit -on par l'appât du gain. Peut-être, mais nous avons la conviction que le bénéfice est tout autre pour ceux qui tirent les ficelles, c'est celui de l'incantation sur le danger de l'Islam. Même le jugement du divorce qui a eu lieu aux Etats-Unis s'est déroulé en l'absence du mari à qui tous les torts furent imputés (garde de l'enfant, même les biens ont été pris malgré le jugement). Bien plus tard, le juge interrogé sur l'affaire pense que c'est un bon jugement. Mieux, pris dans le feu de la discussion, le juge nous apprend que c'est un ancien militaire et qu'il faut pendre tous les Iraniens qui ont fait prisonniers des Américains. Dans l'émission, un professeur américain tente de nous expliquer la position américaine par le fait que ce qui fait marcher l''Amérique, c'est la haine. Le nouvel adversaire c'est l'Islam et le monde arabe. Pour lui, les médias américains aux mains du lobby juif ont en définitive contre toute morale, tenté et réussi à diaboliser l'Islam à travers ce film qui a enrichi la femme en question et lui a même permis de recevoir, avec un modeste niveau de fin d'études secondaires, le « doctorat Honoris Causa », d'une université, pour ce «courage».
Dans le même ordre d'idées, cette croisade sioniste est relayée efficacement en France par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui dit représenter, à tort, tous les Juifs de France. Ecoutons ce que pensent l'Union juive française pour la paix (Ujfp) dont le but est de faire entendre la diversité réelle de pensée, d'opinion, et de sensibilité des Français d'origine juive qui sont plus d'un demi-million en France. «Quand le président de ce dernier (le Crif, ndlr), Roger Cukierman, prend position, il engage - au maximum - un Juif français sur sept... il nous paraît scandaleux que le dîner du Crif soit considéré ces dernières années par toute la classe politique comme la troisième chambre du Parlement français.(3)
Chaque année, le gouvernement entier, et de nombreux parlementaires s'y précipitent pour montrer patte blanche et faire la démonstration qu'ils ne sont pas antisémites. Et chaque fois, le piège tendu par cette «instance communautaire» et son président, Roger Cukierman, se referme un peu plus, sur les politiques français entraînés dans une logique infernale : démontrer que l'on n'est pas antisémite ne peut se faire selon le Crif qu'en acceptant toujours plus l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme, et en se taisant de plus en plus sur la politique israélienne d'occupation.(3)
L'antisémitisme
«En 2003 Cukierman désignait les ennemis antisémites: «verts bruns rouges», accusant ainsi des forces progressistes d'antisémitisme parce qu'elles se mobilisent pour la Palestine et contre le gouvernement de Sharon. Aujourd'hui, il rend les copies au gouvernement : sur l'antisémitisme, «assez bien», mais sur la politique étrangère du gouvernement concernant le monde arabe, «très médiocre». Et ce, au nom des Juifs de France ! Pratiquant le pire des communautarismes, il associe publiquement Juifs et Israéliens, antisémitisme et antisionisme, faisant croire qu'il y a dans ce pays une «communauté» qui voterait d'une seule voix pour des intérêts qui sont aujourd'hui ceux de Sharon. Quant à nous, nous considérons que ceux qui tentent d'embrigader tous les Juifs de France dans un soutien systématique de la politique de Sharon, et qui manipulent l'antisémitisme dans ce pays comme une arme pour faire taire toute critique à l'égard de la politique israélienne, portent une responsabilité grave dans les tensions qu'ils réveillent et entretiennent. Les citoyens français juifs que nous sommes, condamnent avec la plus grande fermeté les propos communautaristes et sectaires tenus par Monsieur Cukierman, et affirment avec force: «non, il ne parle pas en notre nom»!(3)
Une dernière affaire concerne Alain Ménargues grand reporter vice-président de Radio France Internationale acculé à la démission le 20 octobre 2004 pour avoir écrit dans son livre Le mur de Sharon : «J'ai été très choqué par le mur (de séparation entre Israël et les territoires palestiniens), j'ai été voir des des gens, des rabbins, des hommes politiques. Si vous regardez le Lévitique dans la Torah, qu'est-ce que c'est ? La séparation du pur et de l'impur. Un Juif pour prier doit être pur, tout ce qui vient contrarier cette pureté doit être séparé (...) Lisez le Lévitique, c'est écrit en toutes lettres (...) Quel a été le premier ghetto au monde ? Il était à Venise. Qui l'a créé ? Ce sont les Juifs eux-mêmes pour se séparer du reste. Après, l'Europe les a mis dans des ghettos». En conclusion, Alain Ménargues traite Israël d'Etat raciste. (4) C'est dire si la «pensée unique» est plus que jamais omniprésente dans ces médias.
Plus fort que la mondialisation et l'empire de l'argent, la défense des intérêts et d'une vision unique des évènements concernant le sionisme et l'Etat d'Israël ne souffre en Europe et aux Etats-Unis, d'aucune critique. On présente toujours le peuple juif comme un peuple ayant souffert, ce qui est vrai, mais combien d'autres peuples ont souffert autant? L'Etat français a reconnu sa faute vis-à-vis des Juifs pour avoir facilité la déportation de 60.000 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Combien de Drancy ont eu lieu en Algérie ? Uniquement pour la période de la lutte pour l'indépendance, on peut faire une comptabilité macabre et donner une équivalence de 15 Drancy!
Il ne faut pas croire ou laisser croire en définitive que la «faute de l'homme blanc» s'est éteinte avec la décolonisation. Ce serait trop beau. Au contraire. Claude Levy Strauss a raison d'écrire que l'Occident n'a pas seulement colonisé les pays du «Sud», il a surtout détruit les cultures et les identités. De plus il a profondément perturbé l'équilibre écologique de la planète en se rendant coupable de la disparition de milliers d'espèces végétales et animales.
«L'Occident en terminator des temps modernes» nous revient sous le masque d'une mondialisation qu'on nous présente comme une fatalité. «La vulgate planétaire» selon le bon mot de Pierre Bourdieu est en train de laminer les aspérités culturelles qui sont comme des galets dans le lit d'une rivière. Le torrent de la mondialisation est en train de tout laminer, les identités, les cultures vulnérables et naturellement les religions de pays qui n'ont pas su développer les anticorps à même de résister à ce «tsunami» autrement plus dévastateur. Il s'agit en fait, de la disparition de la diversité au profit d'une «macdonalisation» de la culture et dont le Coca, le Jeans, le portable sont les avatars qui permettent de mesurer le degré d'asservissement des peuples. Ce sont, en définitive, les indicateurs de la «modernité» excluant, naturellement, toute autre appréciation de l'équilibre amenant au bonheur intérieur brut ( BIB) qui va, on l'aura compris, beaucoup plus loin que le produit intérieur brut (PIB).
Seule, en définitive, l'éducation à marche forcée pourra permettre de résister, entre autres, à cette mondialisation unidirectionnelle et partiale de l'information. Elle permettra, ce faisant, de faire la part des choses, et d'avoir des clés de décodage, concernant l'arrosage médiatique et continu des chaînes étrangères. Ceci, naturellement, dans l'attente de chaînes de télévision dans le pays, créatrices de richesses.... intellectuelles. Ce n'est pas pour demain...
(1) Aziz Zemouri : Renaud (Camus) ou Tariq (Ramadan), le tribunal de la pensée te rendra blanc ou noir. site Oumma.com. lundi 17 novembre 2003
(2) Jamais sans ma fille Chaîne Arte : le 21 février 2005 à 21 heures.
(3).L'Union Juive Française pour la Paix : Au nom de qui parle le Crif ? Communiqué, lundi 21 février 2005.
(4) Bénedicte Mathieu : Alain Ménargues a démissionné de ses fonctions à RFI. p.32, Le Monde 20 octobre 2004.


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