Le Lider Maximo a toujours affiché son admiration pour l'Algérie. Le Lider Maximo est parti après une retraite qui a succédé à une vie riche en combats. L'éternel guérillero Fidel Alejandro Castro Ruz est mort à l'âge de 90 ans. Les funérailles se dérouleront le 4 décembre à Santiago de Cuba. Selon l'usage cubain, les cendres de cet ami du continent africain feront le tour de Cuba durant quatre jours. Un deuil d'une semaine est décrété en mémoire de l'un des derniers symboles des révolutions contre l'impérialisme. Né en 1926, Fidel Castro est avocat de formation depuis 1950. C'est aussi l'ami de grands hommes de lettres à l'instar de Gabriel Garcia Marquez. La politique, il y touchera dès sa tendre jeunesse. A 26 ans, il est déjà à la tête de la rebellion contre le régime de Batista. L'action armée débutera un certain 26 juillet 1953. C'était l'échec, car Castro a été arrêté et emprisonné. A la faveur d'une amnistie, le Lider Maximo s'exile au Mexique. En 1955, il a déjà monté un groupe paramilitaire M.26 ou Mouvement du 26 juillet 1926. Fort de l'amitié du Che, il rentre à Cuba à la tête de 80 guérilleros du M.26. après un bref repli dans la Sierra Maestra suite au revers militaire suivi à son arrivée à Cuba le 2 décembre 1956, le Lider Maximo, qui a déjà noué des liens étroits avec l'opposition à Batista et l'URSS qui dirigeait le bloc communiste, il mène un combat acharné adoubé par le ralliement du Mouvement des Barbudos. Le 1er janvier 1960, il s'empare de la ville de Santiago signant ainsi la fin du dictateur Batista. A la tête de Cuba, Fidel Castro sera le symbole de la libération du peuple de l'impérialisme. Castro, à la tête du pays communiste, Cuba, essuiera durant son règne pas moins de 638 tentatives d'assassinat par la CIA. Il en sortira à chaque fois sain et sauf. Nourrissant une haine viscérale pour l'impérialisme, il s'acharnera à aider les mouvements de libération de tous les pays africains. Et c'est justement à ce moment-là qu'il se liera, admiratif, d'amitié avec l'Algérie qui venait de se débarrasser d'un colonialisme des plus barbares. La révolution algérienne le marquera à vie. C'est un inconditionnel amoureux de tous les mouvements de libération. Avec l'ANC, de Mandela, Castro nouera une autre amitié qui ne le quittera jamais. L'admiration était d'ailleurs réciproque, car Mandela se rendra à Cuba pour sa première visite officielle comme président d'Afrique du Sud. Aussi, après une vie pleine de rêve pour les peuples en quête de la liberté, Castro se retire du pouvoir, laissant derrière lui son frère Raul Castro qui dirigera Cuba jusqu'à présent. En retrait de la vie politique, Fidel Castro est resté attaché aux idées qui l'ont forgé et fait de lui le Lider Maximo. Castro n'a jamais cessé de porter l'Algérie dans son coeur. Jusqu'à son dernier souffle, cet homme qui a résisté au plus long embargo, suite à la crise de la baie des Cochons, a, à toutes les occasions, affiché son admiration pour notre pays. Il s'affichera d'ailleurs à maintes fois avec l'habit aux couleurs de l'équipe algérienne de football. Enfin, après une vie dédiée à un idéal, Castro s'en va laissant derrière lui un monde bouillonnant. Il quitte un monde traversé par des conflits qui menacent l'existence des Etats. Vivre pour un idéal est le meilleur cadeau que le monde peut offrir à un homme de la trempe de Castro. L'homme a marqué son temps et a marqué les hommes qui, pour certains, l'ont admiré et pour d'autres l'ont considéré comme un dictateur. En tout état de cause, Castro a vécu sans renier ses idées, sans jamais reculer d'un iota sur ses positions de principe. Son amitié pour l'Algérie s'est traduite sur le terrain par la signature de contrats de coopération dans divers domaines. N'est-ce pas que les médecins cubains sont très présents en Algérie. Le guérillero n'est pas mort, semble dire le monde. Il va juste rejoindre ses camarades, Che Guevara, Chavez, Mandela et tous ces hommes qui ont changé le monde sans jamais stopper sa marche irréversible vers le futur. Adios, amigo!