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Pourquoi le GIA n'y figure pas
LA NOUVELLE «LISTE NOIRE» DU TERRORISME
Publié dans L'Expression le 12 - 12 - 2001

Au lieu des 27 organisations terroristes, jugées comme telles par Washington, et mises à l'index, on retrouve aujourd'hui une nouvelle liste avec 37 organisations soupçonnées par les services secrets américains d'être autant de mouvements terroristes à combattre, à neutraliser ou à démanteler.
Sur cette nouvelle liste noire additive, on remarque l'absence du GIA, organisation islamiste algérienne, qui a versé dans le terrorisme, et qui figurait en bonne place dans la première liste dressée par Washington,
au lendemain des attentats du 11 septembre.
Les services américains se seraient-ils ravisés? S'agit-il d'un rectificatif? En fait, pour comprendre le GIA, il faudrait parler des GIA, au pluriel. Le GIA originel n'a absolument rien à voir avec le GIA actuel, affilié à Antar Zouabri, et encore moins avec les groupes armés activant dans l'Ouest algérien sous l'appellation d'El-Ahouel, de Houmât Eddaâwa Essalafia ou de quelque sigle que ce soit.
Les GIA, groupes armés activant dans le triangle Larbaâ-Médéa-Aïn Defla, ne sont pas, ne sont plus une organisation structurée pouvant développer une stratégie de combat de longue haleine ou possédant une vision pouvant, à terme, aboutir à un résultat, quel qu'il soit.
Le GIA actuel est un conglomérat de groupes de cinq à dix éparpillés entre les maquis de Médéa et Aïn Defla. Selon les dernières révélations d'un proche lieutenant de Zouabri, capturé lors d'une opération militaire, le nombre total du GIA n'excède pas 45 hommes. La Katibat El-Khadra que dirige Antar Zouabri lui-même, possède un effectif de douze à quinze hommes, qui survivent plutôt qu'ils ne vivent et recourent au vol pour se nourrir.
Pour se faire une idée sur la totale désintégration du GIA, il faut se rappeler que les katibate de cette organisation avaient des effectifs variant entre 80 et 170 hommes, «chacune selon ses besoins», et occupaient toutes les wilayas du pays, avec au moins 10.000 hommes et des ramifications en Europe, en Afrique subsaharienne, et au Proche et Moyen-Orient. Le tout enveloppé dans les fetwas et références dogmatiques et doctrinales d'Abou Qotada, diffusées à profusion à partir de Londres.
D'aucuns diront que les réseaux islamistes, notamment ceux du GIA, démantelés en Europe et en Amérique, depuis les attentats du 11 septembre, renseignent sur l'implication et l'importance du GIA dans la violence et le terrorisme international.
Cela est vrai, sauf que les réseaux européens du GIA n'ont pratiquement plus de lien avec le GIA algérien depuis au moins 1996, c'est-à-dire depuis la mort de Djamel Zitouni.
Le remplaçant de ce dernier, Antar Zouabri, a fait tellement preuve d'«incompétences», de bestialité et d'acharnement contre tous ceux qui s'opposaient à ses thèses qu'il a poussé la quasi-totalité de l'intelligentsia en exil à rompre toute attache avec les maquis algériens. Même le référent doctrinal du GIA, Abou Qotada, a laissé tomber ses anciens protégés.
C'est certainement cela qui a motivé les services américains à ignorer le GIA après l'avoir inclus dans la première liste. Incapable de développer une stratégie, même à petite échelle, cette organisation terroriste ne méritait pas d'être incluse dans la «liste noire» qui, de fait, aurait été un éloge de plus pour elle.


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