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Les conditions des juges anglais
ACCORD D'EXTRADITION ALGERO-BRITANNIQUE
Publié dans L'Expression le 14 - 08 - 2005

Le Home Office et les magistrats britanniques sont deux institutions qui lorgnent l'Algérie différemment.
La ministre adjointe au ministère de l'Intérieur britannique a indiqué qu'à l'instar des protocoles de signature d'accords de coopération en matière de renseignement de lutte antiterroriste qui existent déjà, comme par exemple avec la Jordanie, «le gouvernement britannique entend continuer à signer d'autres accords bilatéraux avec des pays comme l'Algérie et le Liban afin d'expulser le plus vite possible tout individu posant une menace pour l'ordre et la sécurité de notre pays».
Voilà en clair la nouvelle politique de Tony Blair qu'il entend dicter à tous. Même aux magistrats britanniques, qui lui font une résistance acharnée. Le mot a été lancé au lendemain des attaques londoniennes du 7/7: «Les règles du jeu vont changer». Aussitôt dit, aussitôt fait, et plusieurs islamistes ont été arrêtés, en attendant leur extradition. Omar Bakri, un imam virulent d'origine syro-libanaise, fondateur du mouvement islamiste radical, Al Mouhadjiroun, est considéré comme «personna non grata» et est désormais tenu de ne plus remettre les pieds sur le sol britannique. Abou Qatada, une des références mondiales de la salafiya djihadiste est arrêté et risque l'extradition vers la Jordanie. Enfin, sept Algériens risquent aussi l'expulsion vers leur pays d'origine pour le motif de constituer un danger pour la sécurité publique. Mais attention, nous sommes en Angleterre et les juges ont un poids qui renseigne sur la longue tradition de démocratie, de respect de la personne humaine. Pour la Jordanie, l'attente risque d'être pénible, car Abou Qatada va faire appel et les procédures pénales prendront des semaines, voire des mois avant de connaître la fin.
Dans le protocole signé avec la Jordanie, l'accord «interdit que les extradés soient victimes de mauvais traitement après leur départ forcé de Grande-Bretagne». S'appuyant sur ce postulat, les avocats des personnes concernées par les extraditions renchérissent: «Le Home Office, le ministère britannique de l'Intérieur, ne peut pas affirmer que la Jordanie et l'Algérie ont effectué en l'espace d'une nuit» une révolution intérieure qui élimine la torture.
Auparavant, le Premier ministre Tony Blair a eu des «conversations constructives» avec les autorités algériennes et libanaises la semaine dernière pour obtenir des garanties pour la sécurité des extradés. L'avocate des droits de l'homme Gareth Peirce estime que «cette politique est insensée et dangereuse au plus haut point» et que «tout le monde ne croit pas aux assurances venant de régimes irrespectueux des droits de l'homme», alors qu' «aucune sanction n'est prévue contre les Etats contrevenant à leurs accords».
L'avocate n'est en fait qu'une voix parmi celles qui revendiquent aujourd'hui le retour aux lois ordinaires pour régir la crise anglaise: «Il ne faut pas mettre en relief d'éventuels risques pour créer une situation d'exception et fouler aux pieds les lois du Royaume, et qui sont, elles, les lois de la justice et de la démocratie. N'allons pas créer une autre prison de type Guantanamo, car cela ne servirait qu'à surmultiplier le risque.»
Les juges anglais n'ont pas encore abdiqué et considèrent que toute loi agissant hors du code traditionnel est mise hors-la-loi. Les associations de défense des droits de l'Homme en Grande-Bretagne et Amnesty International ont tout de suite objecté que ce genre d'accords bilatéraux «ne valaient rien». «Comment faire confiance à des Etats qui ne respectent pas les droits de l'homme? Comment feraient-ils soudain une exception?»
Pour les futurs extradés, leur sort va se jouer en réalité à Londres même, entre des magistrats encore rébarbatifs envers les lois d'exception et un Tony Blair décidé à établir «de nouvelles règles du jeu».


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