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Quand se soigner devient une corvée
BOUIRA
Publié dans L'Expression le 17 - 07 - 2018

Bouira compte 5 établissements publics hospitaliers implantés dans les 5 anciennes daïras.
Lors de la récente session de l'APW, unanimement, les élus et l'exécutif ont tenu à rendre un hommage particulier à la nouvelle directrice de la santé de Bouira. Décidée à faire bouger les choses, cette responsable fait des pieds et des mains pour répondre aux attentes des citoyens. Hélas, cette volonté à elle seule ne suffit pas. A titre indicatif, il faut préciser que la maternité de l'EPH du chef-lieu de wilaya vient de perdre la dernière gynécologue en exercice. La concernée a terminé son service public obligatoire. Après le manque et ses conséquences, voilà des parturientes qui vont se trouver en face de l'inexistence de répondants. Bouira compte cinq établissements publics hospitaliers implantés dans les cinq anciennes daïras que sont Bouira, Sour El Ghozlane, Aïn Bessem, M'Chedallah et Lakhdaria. A l'exception de celui de Bouira, Mohamed Boudiaf, réalisé après l'indépendance, les quatre autres datent de l'époque coloniale. A M'Chedallah il avait été baptisé hôpital Maillot en hommage à ce médecin français qui avait servi la révolution. Depuis moins de deux ans il a bénéficié d'une réfection et d'une remise à niveau qui fait de lui un établissement aux normes. Pour atténuer la pression qui s'exerce sur les moyens existants, les responsables ont inscrit un autre établissement. Ce projet d'envergure accuse des retards et continue à voir sa réalisation différée année après année. Aussi, le wali a pris la courageuse décision d'inviter l'entreprise à suspendre les travaux de réalisation du siège de la wilaya et à se consacrer à cet hôpital. Celui de Lakhdaria a eu ses heures de gloire à l'orée de la période socialiste quand il était doté de médecins des pays de l'Est et de Cuba. Situé sur l'axe de la RN5 il était l'unique établissement à recevoir les accidentés. A Sour El Ghozlane, au sud de la wilaya, l'hôpital, qui juxtaposait la caserne militaire, disposait d'un pavillon pour malades mentaux. La région, qui reste l'entrée vers le Grand Sud, dispose aussi d'un centre pour cancéreux et d'un centre hospitalier spécialisé pour aliénés mentaux. L'infrastructure de Aïn Bessem a nécessité une reprise après un attentat terroriste qui l'avait ciblée pendant les années de la décennie noire. La daïra de Bordj Okhriss a bénéficié d'un hôpital en réalisation actuellement et dont les travaux avoisinent les 75%. Pour atténuer les grandes pressions sur ces établissements, le ministère a agrandi la consistance infrastructurelle par la réalisation de plusieurs polycliniques, des salles de soins à travers les 45 communes de la wilaya. Là aussi se pose le problème de la dotation en personnel.
Forte pression
Le secteur connaît un déficit en médecins généralistes malgré le recrutement d'une vingtaine de paramédicaux et de spécialistes. Le redéploiement préconisé par la direction tente de réduire ces manques, mais satisfaire toutes les demandes demeure un fait impossible en ces périodes de vaches maigres. Le secteur privé aussi a investi dans le secteur en ouvrant des cliniques. Le chef-lieu en compte quatre dont une spécialisée pour les malades atteint d'insuffisance rénale. Concernant ce point précisément, il est opportun de préciser que plusieurs établissements ne sont pas aux normes. Comment dès lors accepter d'ouvrir une maternité sans gynécologue et un service néo-natal. Les nouveau-nés prématurés sont souvent dirigés vers les établissements publics alors que ces cliniques encaissent l'argent. La nouvelle directrice a pris les devants en émettant des réserves contre un établissement, mais la forte pression et la grande demande font qu'on ferme les yeux et ne réagit que quand il y a un accident. Ces efforts butent hélas, sur le manque de personnel. La wilaya de Bouira et, selon les chiffres de la direction enregistre un déficit de plus de 500 paramédicaux. L'école de Sour El Ghozlane qualifiée d'Institut national et la prochaine école prévue à Bouira, projet à l'arrêt pour gel, ne pourront pas satisfaire cette immense demande dans l'immédiat. Un point noir reste le dénominateur commun à toutes ces structures. Les services des urgences et les maternités. Ces deux services connaissent des difficultés dues en partie au manque de personnel, au manque de gynécologues, mais aussi à l'incivisme de certains citoyens. A l'hôpital Mohamed Boudiaf par exemple, l'accueil des patients est assuré dans deux box de tri. Les deux généralistes en exercice assurent aussi la permanence pour la maternité située à l'entrée de l'établissement.
Le point noir
Le couloir des urgences ne désemplit jamais. Certains malades sont accompagnés par des dizaines de personnes qui obstruent les entrées. D'autres citoyens se rendent dans ce service juste pour une injection. Des accrochages sont constatés dès que les préposés à la sécurité ou les paramédicaux renvoient ces «faux malades» aux établissements de proximité. Le manque de médicaments et de moyens constitue le grand rempart pour les médecins qui se limitent à des prescriptions conjoncturelles comme atténuer la douleur, administrer des perfusions... des traitements de fortune. L'appât du gain n'a pas ménagé le secteur puisque quelques médecins ripoux dirigent les malades vers des établissements privés. «L'affaire dite de l'hémodialyse» qui a, il y a quelques années, éclaboussé le secteur, est là pour confirmer les dires de certains patients qui soupçonnent une volonté de casser le secteur public. La décision gouvernementale d'interdire l'introduction de la literie et des aliments dans les enceintes hospitalières est différemment appréciée. La prise en charge des malades est totale. Les repas sont aux normes. Le seul point qui reste telle une pomme de discorde, entre les parents et la direction concerne les diabétiques qui, selon un patient membre de l'association de wilaya des diabétiques ont des repas aux mêmes heures et de même consistance avec le reste des malades. Pour l'administration, l'argument est faible et même si les hôpitaux ne disposent pas de spécialistes en diététique, les repas sont établis à la carte et avec l'accord des médecins traitants. A la question concernant les spécialistes, les responsables du secteur se défendent et rejettent la balle. L'administration a consenti des mesures attractives comme le logement meublé. Les spécialistes, et pour des raisons personnelles dont la rémunération pécuniaire, préfèrent le secteur privé. Certaines spécialités connaissent un réel manque nous affirmera un responsable exigeant l'anonymat. Même si l'Etat a consenti des efforts énormes pour améliorer le secteur en réalisant des structures, l'impact direct demeure minime dans la mesure où se soigner reste une autre maladie qu'il faut affronter. La bonne volonté d'une directrice ne peut résoudre autant de manque si plus haut on ne daigne pas affecter un CHU pour Bouira. C'est votre rôle messieurs et mesdames les députés et sénateurs.


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