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«Nous attendons des excuses officielles»
L'ONEC ET LA LOI GLORIFIANT LE COLONIALISME
Publié dans L'Expression le 29 - 01 - 2006

Le film Les offensives de la liberté a été notre meilleure réponse, selon Tayeb Houari.
Le secrétaire général de l'Organisation nationale des enfants de chouhada (Onec), Tayeb Houari, a déclaré qu'«aucun traité d'amitié n'est possible avec l'Etat fran-çais sans des excuses officielles sur les crimes commis en Algérie», lors d'une conférence de presse qu'il a animée samedi au siège de l'organisation. «Nous demandons également la carte des emplacements des déchets nucléaires ainsi que des mines antipersonnel qui ont été enfouis dans les frontières est et ouest», ajoute-t-il. Il soulève dans la lancée les essais nucléaires qui ont été faits dans le Sahara et qui continuent de causer des dégâts à ce jour.
L'initiative du président Jacques Chirac de saisir le Conseil constitutionnel français pour l'abrogation de l'article 4 de la loi du 23 février 2005 «ne nous concerne pas», précise-t-il, dans la mesure où la loi concerne la société française. Toutefois, il invoque son rejet de l'ensemble du texte parce qu'il représente «un danger pour l'Algérie». «Nous sommes en droit de poser la question aux Français : combien avez-vous pris pour construire votre pays, pendant un siècle et demi?» Selon Tayeb Houari, «la meilleure réponse à la loi glorifiant le colonialisme est venue par le biais du film Les offensives de la liberté» qui est sorti un peu avant cette loi. Ce film qui n'a pas été médiatisé est financé à 50% par l'Onec. Il a été réalisé par Ahcène Osmane dans le Nord constantinois et retrace les exactions commises contre les populations civiles.
L'orateur relève, en outre, que des Français de la troisième génération ont été à l'origine de cette loi. Il rappelle la proposition du député Douste- Blazy - aujourd'hui ministre des Affaires étrangères - à l'Assemblée française et qui a pris par la suite la forme de loi qu'on connaît.
Le cas de Louisette Ighil Ahriz a été relevé par les journalistes. On reproche à la famille révolutionnaire de ne pas l'avoir soutenue. Tayeb Houari s'en défend: «Elle a agi en solitaire mais j'ai eu l'occasion de la rencontrer et lui ai présenté une invitation. Elle n'est pas venue.» Pourtant, Ighil Ahriz a été la première à ouvrir le débat sur la torture et a été à l'origine de la polémique en France. Il y a eu ensuite les témoignages émouvants des auteurs de la torture commise en Algérie puis le procès du général Schmitt. Ighil Ahriz a fait seule sa guerre et a réussi à émouvoir l'opinion publique française. La troisième génération, celle qui n'a pas connu les exactions de ses ancêtres, a pondu une loi « glorifiant le colonialisme».
L'Onec compte apporter une autre réponse en célébrant la journée du Chahid, le 18 février. Elle envisage de lancer une caravane «de soutien au peuple sahraoui » qui continue de subir une autre forme de colonialisme, indique le SG de l'Onec. Tayeb Houari révèle qu'il n'a pas connu ses parents qui ont été tués par l'armée française. «Aujourd'hui, quand je vois mon fils et ma fille je suis sidéré. C'est mon obsession à moi. Je n'ai connu ni ma mère ni mon père. Je ne sais quelle attitude adopter», lâche-t-il sur un ton pathétique. Il fait partie des gens qui ont été touchés dans leur chair et dans leur âme. «Nos parents et nos grands parents ont été les esclaves de la France. Mais nous ne permettrons à personne de toucher à notre dignité. Nous ne voulons pas que nos enfants deviennent des esclaves.» La déchirure de la société algérienne est profonde. Les séquelles du colonialisme sont vivaces dans les esprits. Lorsque des politiques veulent rouvrir les plaies, il devient dès lors impossible de calmer les ardeurs et de placer le débat sur un terrain serein.


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