Il indique que le meilleur moyen de servir le football c'est d'être dans une structure de gestion. L'Expression: Depuis quelques jours, votre nom est souvent prononcé dans la course à l'élection à la présidence de la Ligue nationale de football. Nous en avions parlé avec vous et vous nous aviez dit que des gens vous avaient demandé de vous présenter mais que vous aviez demandé à réfléchir. Nous arrivons à la fin du délai du dépôt des candidatures, peut-on savoir quelle a été votre décision ? R.Khelouiati: Je vous annonce que ce matin j'ai déposé mon dossier de candidature (entretien réalisé hier). Je l'ai fait après avoir mûrement réfléchi et après que des amis m'aient convaincu que la meilleure manière d'aider le football algérien c'est d'être dans une structure de gestion. Je ne prétends pas détenir la clé de la solution à tous les problèmes mais je pense que l'expérience que j'ai acquise pourra me servir pour rendre au championnat national algérien toute sa crédibilité. On indique, pourtant, que votre candidature pourrait ne pas être retenue du fait que vous avez démissionné de la ligue nationale en 1998. Il est vrai que j'ai démissionné à cette époque-là mais le règlement intérieur ne parlait pas alors d'une telle situation. Ce n'est que récemment qu'on a introduit cette notion. Or à ce que je sache, un texte réglementaire ne peut pas être rétroactif. Son application commence à partir du moment où il est instauré. Je sais qu'il existe des gens qui cherchent à dévier le sens de cette application car ma candidature les gêne. Je reste, pour ma part, très serein car je sais que je suis dans mon bon droit. En tout cas, on me connaît et on sait que le seul intérêt que je cherche à défendre c'est celui du football. Vous aviez dit que vous ne vous présenteriez que sous certaines conditions. Pensez-vous qu'elles seront respectées? Ce que j'ai dit avant tout c'est que la ligue nationale jouisse d'une véritable autonomie. Or ces dernières années malgré de nombreux aspects positifs, elle donnait l'impression d'être une commission de la fédération. Qu'est-ce qui vous fait dire cela? Les faits et seulement les faits. Rappelez- vous lorsqu'il avait fallu suspendre le stade de Tizi Ouzou et celui de Hadjout. La structure qui avait pris ces décisions, c'était la FAF et non la LNF alors que c'est celle-ci qui gère les deux compétitions nationales. Il y a eu également des dérogations pour qualifier des joueurs hors délai et d'autres suspendus sur intervention de la fédération. Mais il n'y a pas que la fédération à blâmer. On a même vu des autorités locales user de subterfuges pour reporter un match comme l'avait fait le wali de Sétif pour un certain ESS-USMA. On croit savoir que ce sont de telles interventions qui vous avaient poussé à la démission en 1998. Effectivement, il y avait eu un match USMA-JSK qu'on voulait à tout prix reporter sans raison valable. J'avais dit non. On s'était donc arrangé pour programmer l'arrivée d'une course de marathon devant le stade de Bologhine alors que cette arrivée devait avoir lieu au stade du 20 Août dans lequel aucun match n'était programmé. C'est ce genre de manoeuvre que je combattrai toujours. Vous ne pouvez, tout de même pas, dénier à Mohamed Mechrara d'avoir changé beaucoup de choses à la LNF. Ecoutez, Mohamed Mechrara est quelqu'un que je connais bien pour être mon ami. Je peux vous certifier que son retrait n'est pas une bonne chose pour le football algérien, car des gens de sa trempe, on en a toujours besoin. Mechrara est un homme sage, sérieux et empreint d'une honnêteté sans faille. Les résultats de son travail peuvent se constater puisque la LNF est stable et que la gestion de la compétition se fait le plus normalement du monde. Mechrara a eu un petit défaut qui, normalement, est une qualité, à savoir, son amitié qui le liait à Raouraoua et auquel il se sentait obligé de ne rien refuser. Vous risquez d'avoir comme adversaires des gens que vous connaissez bien. Je le sais et c'est bien qu'il y ait plusieurs candidats. J'ai été le premier président de la ligue nationale en 1996 et quelques-uns de ces candidats avaient travaillé avec moi. Je formule le voeu que cette élection soit la plus sportive qui soit tout en rééditant ce que j'ai toujours dit, à savoir, que je reste disposé à aider le football algérien.