Le pont d'Azaghar, dans la région de Bouzeguène, vient d'être emporté par les crues causées par les premières pluies de cette année. Les automobilistes s'inquiètent déjà du danger que cet ouvrage mal conçu, fait peser sur leurs vies. Des citoyens s'interrogent également sur les raisons qui font que l'enveloppe budgétaire allouée à sa réfection soit consommée sans donner de résultats probants. Une année après, le même problème se pose toujours. Hier, sur les réseaux sociaux, les citoyens de la région ont vivement critiqué le travail des services concernés. Un pont de petite dimension pour lequel un budget a été dégagé, qui continue de poser un sérieux problème dès les premières averses. Des internautes dénoncent aussi le fait que ce pont ait déjà fait des victimes, mais qui risque d'en faire d'autres, au vu des travaux bâclés qu'il a subis. L'année dernière, en effet, un jeune automobiliste de 28 ans est mort après que son véhicule a été emporté par les crues de la rivière. Le lendemain, les responsables locaux se sont succédé sur les lieux, à leur tête le wali de Tizi-Ouzou. Sur place, ce dernier a instruit les services concernés de prendre en charge ce problème et une enveloppe financière a été allouée pour les travaux de réfection. Les travaux ont été effectivement lancés et réalisés. Mais, aux pluies suivantes, l'ouvrage a cédé et une moitié a été emportée par les crues. Le danger a réapparu. Pourtant, l'année dernière, l'APW, en visite sur les lieux, notait, dans un communiqué, avoir constaté le caractère urgent et exigé de la direction des travaux publics de prendre les mesures nécessaires à l'effet d'enrayer définitivement ce danger récurrent. La DTP a été instruite, quelques jours après la mort du jeune automobiliste, d'engager une opération au niveau de ce site et le rendre plus sécurisé. Aussi, l'Assemblée populaire de wilaya de Tizi Ouzou regrette le fait que depuis cette visite sur les lieux, du premier responsable de la wilaya, aucune action sérieuse n'a été entreprise pour écarter ce danger. C'est pourquoi, l'APW de Tizi-Ouzou a dénoncé, avec la plus grande fermeté, ce laisser-aller et cette imprévoyance avérée qui a coûté, malheureusement, une vie humaine estimant qu'aucun argument ne peut justifier une telle négligence.