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«La justice est privatisée»
LE BÂTONNIER DE LA COUR D'ALGER DENONCE
Publié dans L'Expression le 22 - 06 - 2006

«Les décisions de justice se font dans le bureau du procureur général.»
Les avocats de la cour l'Alger reprennent la protesta. Lors d'un point de presse tenu dans les locaux du tribunal d'Alger, le bâtonnier de cour a énuméré, sans lésiner sur aucun propos, les différents dépassements et atteintes à l'encontre de la loi et des droits de la défense. Il y a une année, la situation a été sur le fil du rasoir en l'absence «du moindre rapport entre le Conseil de l'ordre et les responsables de l'institution». Les avocats ont dû alors arrêter la protesta sous prétexte qu'une volonté s'est manifestée afin de mettre un terme au désaccord et faire avancer les choses. Une année après, «rien n'a été fait dans ce sens et, pire encore, aucune réponse n'a été donnée à nos demandes d'audience», clame haut et fort Silini, le bâtonnier de la cour d'Alger. Pis, «les décisions de justice se font dans le bureau du procureur général». Après avoir lâché ce morceau, le président du Conseil de l'ordre a été soutenu illico par les ovations de ses collègues, une manière de conforter le bâtonnier dans son opinion.
Les avocats se révoltent contre «les atteintes aux droits de la défense et leurs graves implications sur l'exercice de la profession», explique le conférencier. Un courroux qui risque de prendre une mauvaise tournure si, d'après lui, aucune décision n'est prise dans les tout prochains jours. Cela dépendra de ce que décidera le Conseil de l'ordre des avocats de la cour d'Alger, mais aussi de ce que sera la position des autorités en charge. C'est, en tout cas, la sentence mise en évidence par le représentant des avocats qui a préféré laisser la parenthèse grande ouverte quant aux prochaines actions des avocats. Ceux-ci, pour rappel, boycottent d'ores et déjà la session criminelle. Le ton, cette fois-ci, est loin d'être conciliant après des promesses, mais surtout des allers et des retours qui ont duré toute une année. Silini a parlé de plusieurs obstacles rencontrés par la famille de la défense dans l'exercice de son métier. Et, dans la foulée, des conséquences qualifiées de «néfastes sur la préservation des droits de la défense». Pour l'heure, aucune action n'a été décidée préférant attendre la réaction des instances concernées, à commencer par le ministère de la Justice. «Le ras-le-bol perdure et l'exercice de la profession devient des plus difficiles vu les violations répétitives des lois régissant l'exercice de notre métier», laissa entendre le bâtonnier qui regrette sur sa lancée le silence accusé par les responsables de la cour. Il ira encore plus loin dans son réquisitoire. Il dira, sur un ton colérique, que «l'institution de la défense et la robe de l'avocat ne sont plus reconnues au sein de la cour d'Alger», soulignant au passage le «mépris affiché à l'égard de la famille de la défense par le procureur général et les autres responsables qui ont rejeté toutes les demandes de rencontre formulées par la famille des avocats».
Il a renchéri, d'un ton plus colérique, pour expliquer derechef que «des prérogatives attribuées aux avocats ne sont plus reconnues dans l'enceinte du tribunal». L'orateur fera référence à plusieurs exemples et annonça en guise d'illustration que les droits à l'opposition, à l'appel et/ou au pourvoi «ne sont plus évidents». Le comble, poursuit-il, «la cour avait programmé des sessions extraordinaires et l'on procède à des condamnations par défaut». Sans se lasser, Silini prend, cette fois-ci, carrément le taureau par les cornes en disant qu'il existe même «une volonté d'opposer les magistrats aux avocats». «J'ai vu des gens en train de faire la chaîne au bureau du procureur général pour décider des suites à donner à des affaires de justice», s'est-il permis de dire également. Selon lui, il est demandé à la chancellerie d'intervenir car «on ne peut plus faire de concessions».
Le représentant des avocats a laissé entendre que les responsable «n'ont plus intérêt à tourner le dos aux requêtes des avocats, car toutes les hypothèses sont permises aujourd'hui après une année de silence».


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