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Comment le Gspc profite des tensions subsahariennes
RAPPORT SUR LA PROLIFERATION DES ARMES AU SAHEL
Publié dans L'Expression le 28 - 01 - 2007

Ce sont les armes légères (fusils, mitrailleuses, pistolets ou grenades) qui tuent massivement en Afrique cinq millions de victimes entre 1990 et 2006.
Selon un récent rapport de la commission armement de l'ONU, au moins cinq millions de personnes auraient été tuées dans des conflits intérieurs en Afrique. Mais, plus que les chars, l'aviation ou la marine de combat, ce sont les armes légères comme les fusils, les mitrailleuses, les pistolets ou les grenades, qui tuent massivement: cinq millions de victimes entre 1990 et 2006.
Et la communauté internationale ne s'engage que timidement dans la réglementation et le contrôle de leur commerce. Récemment, c'est la bande du Sahel qui semble être prise dans l'engrenage de la violence. Après les séditions de la Mauritanie (que le putsch militaire opéré par Ould Mohamed Val semble avoir freiné momentanément) et du Mali, le Tchad, le Soudan et la Somalie sont entrés dans la phase active des troubles et tensions politiques.
Le Niger, qui échappe depuis quelques années aux troubles, a lancé il n'y a pas longtemps, une campagne pour freiner la prolifération des armes légères, en incitant la population à restituer volontairement les armes détenues illégalement, a-t-on appris de source officielle. «L'objectif est d'inciter les détenteurs d'armes à les restituer volontairement sans s'exposer à des risques de poursuites judiciaires», a expliqué le colonel Maï Moctar Kassouma, président de la Commission nationale pour la collecte et le contrôle des armes illicites (Cnccai). Le même procédé est lancé en Somalie, mais avec beaucoup moins de succès. Car, souvent, détenir une arme au Sahel, c'est avoir la vie sauve dans un environnement hostile à tout égard. D'autres préfèrent vendre ces armes au lieu de les restituer. Et c'est par ce biais que les marchands d'armes, très actifs dans la bande du Sahel, collectent par milliers des armes légères, donc faciles à transporter, de la Somalie - une des places d'armes les plus importantes du Sahel-, mais aussi du Tchad, du Mali et du Niger, pour les revendre aux mieux-offrants.
D'après les autorités nigériennes, les vastes zones désertiques d'Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), limitrophes de l'Algérie, de la Libye, du Tchad et du Nigeria, sont devenues des repères de trafiquants d'armes, de drogues et de véhicules. Cette insécurité pousse les tribus nomades et les commerçants, à s'armer pour se protéger contre les voleurs de bétail et les bandes armées. En 2005, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) a estimé à près de 10 millions, le nombre d'armes légères et de petits calibres qui circulent à l'intérieur des 15 pays membres. Voilà pourquoi les frontières sud alimentent une bonne partie des soucis de l'Algérie. Le Tchad, qui est entré dans une phase cruciale de sa crise, et bien qu'il n'offre pas de frontières directes avec l'Algérie, n'en constitue pas moins une zone de transit, via le Niger, vers le Sud algérien pour les marchands d'armes, très entreprenants dans la région, surtout en période de troubles.
Et voilà pourquoi les vastes bandes de la région saharo-sahélienne constituent aujourd'hui un danger constant. Zones grises s'il en est, créées par des contrebandiers locaux, des cigarettiers de grand chemin, des commerçants d'armes, des Touareg séparatistes et des islamistes séditieux, et tensions suspectes qui coïncident avec le moment où Washington met en place des structures de surveillance de ce vaste territoire saharien, dans le cadre de son plan dit Pan-Sahel. L'épisode du Gspc avec la prise d'otages au Mali, au Niger, puis au Tchad, a eu le mérite de percer à jour le mystère qui enveloppait les routes et les cheminements des armes légères pour arriver jusqu'aux maquis algériens du Nord. Selon un responsable militaire, «le même type d'armes légères, qui a été retrouvé à Jijel et dans les Babors, lors des ratissages militaires de 2005, a été retrouvé aussi chez les terroristes dans l'Ouest algérien, à Saïda, Relizane et à Sidi Bel Abbès. Cela ne peut s'expliquer que par le fait que les groupes armés se dotent en matériel militaire et en armement chez les mêmes fournisseurs».
A partir de 1996, de nouvelles routes sont tracées et les maquis du Nord algérien sont submergés de tous types d'armes: armes de poing, kalachnikovs, RPG7, FMPK, lance-roquette...La bande du Sahel, qui s'étend du Sénégal et de la Mauritanie au Soudan et à l'Ethiopie, devient la région qui fournit le plus d'armes aux maquis algériens. Le Niger, le Mali, le Tchad, la Somalie et le Soudan connaissent des tensions politiques et des séditions internes, marquées dans une large mesure par des actions armées. D'où tout l'intérêt que porte le Gspc à ces routes du Sahara.


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