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Le cabinet d'union est formé
AUTORITE PALESTINIENNE
Publié dans L'Expression le 17 - 03 - 2007

Un gouvernement d'union nationale a été enfin mis sur pied entre Hamas et Fatah et sera présenté, aujourd'hui, au Parlement.
La constitution du gouvernement d'Union nationale palestinien a, certes, été laborieuse mais l'important pour les Palestiniens est d'avoir réussi à traverser avec succès cette nouvelle épreuve qui doit leur permettre de travailler à assurer un meilleur avenir pour le peuple palestinien et aussi de lever les obstacles qui obèrent la construction de l'Etat palestinien.
Le Premier ministre palestinien, issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, qui a annoncé jeudi la composition de son nouveau cabinet, a indiqué qu'il le présentera ce matin devant le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) pour approbation. «Je viens de remettre au président Abbas la liste des ministres du gouvernement d'union et il l'a approuvée», avait déclaré, à la presse, M.Haniyeh, jeudi, au sortir de son audience avec le président Abbas à Ghaza, qui a entériné par décret la liste du nouveau gouvernement. Dès lors, l'acceptation par le Parlement -où le Hamas et le Fatah y sont majoritaires- du nouveau cabinet ne doit pas poser de problèmes Composé de 25 ministres, le nouveau gouvernement est formé de 10 ministres du Hamas, six du Fatah, les neuf autres étant des indépendants ou venant de petites formations. Les principaux postes et postes de souveraineté, ont été attribués à des indépendants, comme le poste-clé du ministère de l'Intérieur, l'une des pierres d'achoppement entre le Hamas et le Fatah, dévolu à un indépendant, Hani Al-Qawasmeh.
Les Finances et les Affaires étrangères sont, également, revenus à des indépendants, respectivement Salam Fayyad (du petit parti de la Troisième Voie) qui a déjà occupé ce poste sous le gouvernement d'Ahmed Qorei, et Ziad Abou Amr pour la diplomatie.
C'est là une étape importante qui est franchie par les Palestiniens dans la perspective de mettre un terme au chaos qui règne dans les territoires occupés en Cisjordanie et à Ghaza où des escarmouches sont encore signalées, ici et là. Mais si, effectivement, les Palestiniens, par la composition d'un cabinet d'Union, ont réussit à remettre le train sur les rails -et sans doute à résorber la crise politique qui a mis à mal la cohérence de l'Autorité palestinienne- la suite est loin de dépendre des seuls Palestiniens ou de leur bon vouloir et reste tributaire des réactions de la communauté internationale et plus particulièrement des principaux partenaires des Palestiniens, Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne. En vérité, la marge de travail des Palestiniens est très étroite et est assujettie aux exigences israélienne et américaine, notamment, exigences qui ne peuvent, dans l'état actuel des choses, être totalement prises en charge par les Palestiniens.
De fait, l'exigence de la reconnaissance, par Hamas, d'Israël reste irréaliste, car irréalisable dans l'immédiat. En fait, le Quartette (USA, UE, ONU et Russie) nonobstant la demande de renoncement à la violence et à l'acceptation des accords passés (entre les Palestiniens et Israël), en exigeant la reconnaissance par le Hamas d'Israël n'est plus dans son rôle de médiateur et outrepasse son mandat, devenant, en fait, partie du conflit et sous-traitant des requêtes de l'Etat hébreu. En réalité, en exigeant la reconnaissance d'Israël -reconnaissance qui doit être l'aboutissement (non le préalable) de négociations entre les deux parties- le Quartette a fourvoyé le dossier israélo-palestinien dans une impasse, car jusqu'à preuve du contraire, c'est bien l'Etat hébreu qui occupe des territoires reconnus comme palestiniens par le Conseil de sécurité de l'ONU.
De fait, sans attendre ce que sera ou fera le nouveau gouvernement palestinien, Israël y a déjà opposé son veto. «La position israélienne reste inchangée. Nous ne reconnaîtrons ni ne traiterons avec ce gouvernement ou avec certains de ses membres», a déclaré Miri Eisin, porte-parole de la présidence du Conseil israélien. Une fin de non-recevoir qui en dit long sur le diktat qu'impose Israël à la «communauté internationale» incapable de se déterminer -au regard du droit international et des résolutions de l'ONU- dans un dossier pourtant clair opposant un peuple occupé et dominé par un Etat étranger, Israël, quand c'est cet Etat dominateur qui est protégé et absout, en dépit de tout bon sens et des lois internationales. Tout aussi mitigées, ont été les réactions des Européens et des Américains.
L'Union européenne, par la voix de la porte-parole de la Commission pour les Relations extérieures de l'UE, Emma Udwin, a déclaré: «Nous ne prendrons aucune décision avant de pouvoir juger le programme et les actes du nouveau gouvernement». Tout aussi sceptiques sont les Etats-Unis qui, selon l'affirmation du porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Snow, indiquent: «Nous continuons d'espérer que le président Abbas va avoir les moyens de remplir les conditions posées par le Quartette afin qu'il y ait des discussions avec le gouvernement d'Israël».
De son côté, la Russie attend de ce cabinet qu'il «mette fin au climat de désaccords et de chaos», a indiqué le porte-parole de la diplomatie russe, Mikhaïl Kamynine. Le moins qui puisse être dit dans un conflit qui perdure depuis maintenant 60 ans est que les dés sont pipés et que le droit international sert aujourd'hui l'oppresseur (Israël) quand la communauté internationale exige du peuple (palestinien) oppressé de se soumettre au diktat israélien. C'est exactement ce que dit Washington (cf; la réaction de la Maison-Blanche). Ainsi, c'est encore la loi du plus fort, dans tout ce qu'elle a d'abject, qui est mise en oeuvre dans le conflit israélo-palestinien par des puissances (Etats-Unis notamment par la position qu'ils occupent dans l'échiquier international) censées être des arbitres intègres dans des contentieux comme celui qui oppose les Palestiniens à Israël.


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