Le réchauffement climatique fera de plus en plus de victimes. La désertification touchera majoritairement les régions d'Afrique subsaharienne et d'Asie centrale, selon un récent rapport de l'ONU. Elle contraindra à l'exil 50 millions de personnes dans les 10 prochaines années et menacera la vie de plus de 200 millions d'individus. Le rapport demande donc aux Etats «du Sahara au désert de Gobi» de trouver des moyens efficaces pour contrer l'avancée du désert. Les 200 experts du comité onusien s'entendent pour dire que l'implantation de forêts est l'une des solutions les plus rapides et efficaces au problème même si la forte consommation d'eau par les arbres a pu aggraver la pénurie d'eau. Le barrage vert d'Algérie, qui a accusé quelques retards depuis son lancement en 1969, pourrait donc constituer une solution à la désertification. Une autre étude dirigée par l'Université de Purdue dans l'Indiana aux Etats-Unis, abonde dans le même sens. Elle confirme que les conséquences du réchauffement climatique augmenteront en flèche d'ici la fin du XXIe siècle si l'augmentation des gaz à effet de serre ne ralentit pas. L'étude qui a été publiée dans les Geophysical Research Letters offre pour la première fois, une description du réchauffement climatique, ville par ville. Selon elle, le nombre de journées suffisamment chaudes pour nuire à la santé, augmentera de 200 à 500% selon les villes. Les épisodes de canicule similaire à celle qui avait tué 15.000 personnes en France en 2003, devraient donc se faire de plus en plus fréquents et intenses. Les villes de Paris et de Tel Aviv devraient, par exemple, connaître 49 et 48 jours insupportables de plus par année. La région méditerranéenne sera la plus touchée par ces hausses de température selon le modèle étudié par les auteurs de l'étude. Toujours selon le modèle, les pays méditerranéens verront leurs températures moyennes augmenter de 4 à 7 degrés. L'Espagne, le Portugal et le sud de l'Italie ainsi que la plupart des côtes sud et est de la Méditerranée verront une augmentation moyenne de 40 jours de canicule supplémentaires. Un scénario similaire pourrait se produire à l'intérieur des terres. L'Espagne et le sud de la France pourraient compter de 20 à 30 jours insupportables supplémentaires tandis que le nombre de ces journées se porterait de 10 à 15 pour le reste de l'Europe. Le protocole de Kyoto est actuellement l'unique accord international pour une réduction des gaz à effet de serre et pour la résolution des problèmes liés aux changements climatiques. Plus de 160 pays ont déjà adhéré au protocole. Les 37 pays les plus industrialisés, qui y ont adhéré, se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% par rapport à celles de 1990. La réalité est, cependant tout autre. Les Etats-Unis et l'Australie ont signé le protocole de Kyoto mais ne l'ont toujours pas ratifié. Le Canada, lui, s'est engagé à réduire entre 2008 et 2012 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6% par rapport au niveau de 1990. Les émissions de GES sont, cependant de 20% plus élevées qu'en 1990 selon le radiodiffuseur public national du Canada, Radio-Canada. Les émissions de GES de l'Espagne ont, également, augmenté de 40% tandis que celles du Japon ont augmenté de 12% et celles de la Nouvelle-Zélande de 22%. Les conséquences du réchauffement climatique ont sévèrement incommodé, plusieurs régions du monde ces derniers jours. Ces dernières se sont traduites par une hausse significative des températures saisonnières et par de nombreux incendies autour du bassin méditerranéen. Plusieurs régions d'Algérie ont, d'ailleurs, enregistré des températures record et ont été touchées par de graves incendies. Plus de 670 hectares de pins d'Alep ont, entre autres, été détruits par le feu à Batna, dans les Aurès; des centaines d'hectares d'arbres fruitiers et de céréales ont été ravagés un peu partout à travers le pays. Une vague de chaleur exceptionnelle s'est également déversée sur le nord-est de l'Algérie, sur la région des Hauts-Plateaux et du centre du Sahara depuis la semaine dernière. Des températures de plus de 40 degrés ont été enregistrées à Jijel avec un taux d'humidité de 80%. En Europe, plusieurs dizaines de morts ont été recensés, notamment en Roumanie où 29 personnes sont décédées en raison de la canicule. La Grèce, la Bulgarie et la Turquie ont également enregistré des températures record allant de 35 à 43 degrés tandis que de nombreux incendies et feux de forêts ont sévi en Italie et à Jérusalem.