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Stages de perfectionnement et après?
ATELIERS DE FORMATION AU FCNAFA
Publié dans L'Expression le 08 - 03 - 2008

Rendez-vous à Alger au printemps prochain pour la suite de ces stages de formation...
Un festival s'achève, une autre édition se prépare, avec, entre les deux, les promesses du commissaire du festival, Si Hachemi Assad, de ne pas laisser choir les stagiaires du festival «par souci d'obligation de résulta. On ne va pas abandonner ces jeunes en si bon chemin. Il s'agit de prendre en charge sérieusement ces passionnés de cinéma, avec un encadrement sérieux», nous avait-il confié à Sétif. Retour en arrière.
«Chaque édition du Festival culturel national annuel du film amazigh est une opportunité de formation et d'initiation aux métiers des arts du spectacle offerte aux enfants et adolescents de l'ensemble du territoire national.
A l'occasion du prochain festival, qui se tiendra à Sétif du 9 au 13 janvier 2008, en partenariat avec le Festival international du film oriental de Genève (Fifog) et des établissements cinématographiques de France, le commissariat du Fcnafa lancera des ateliers spécialisés.»
C'est ce que nous avons pu lire dans le communiqué du Fcnafa. En effet, en marge de la huitième édition du Festival du film amazigh qui s'est déroulé du 9 au 13 janvier dernier à Sétif, était programmé également un atelier de formation pour jeunes, encadré par une dizaine de professionnels suisses, travaillant dans le domaine des médias et du cinéma.
En tout trois ateliers dont le premier était constitué de trois catégories en raison du nombre élevé des stagiaires dans cet atelier, ce qui est, en fait, une première étape d'initiation, nous renseignera Mohamed Yargy, réalisateur et chargé de la formation. Ces trois ateliers se déclinaient, pour rappel, comme suit:
1-de l'idée du film au premier moteur, 2- tournage, enregistrement de l'image et du son, 3- de l'image et du son, techniques et technologie.
Les techniciens et réalisateurs suisses étaient majoritairement des jeunes travaillant en tant qu' assistants dans les écoles d'art en Suisse romande. L'idée est de créer un lien entre les écoles, le festival du film amazigh, et surtout les jeunes Suisses et Algériens, nous a-t-on assuré. Nous avons assisté à quelques-uns de ces ateliers et pu approcher des stagiaires. Il faut noter que malgré le peu de moyens disponibles, le défi a été relevé puisque les courts métrages ont bel et bien été réalisés et diffusés à la soirée de clôture.
Il a fallu pour ce faire, beaucoup d'heures de travail, jusque très tard dans la nuit, d'autant plus que nous les avons visités pour certains vers 3h du matin! Quelques-uns dormaient carrément sur des chaises, d'autres plus téméraires surveillaient le développement du processus avec leur encadreur dont ce jeune rouquin, Damien, qui nous confiera, enthousiaste et satisfait du résultat: «Les deux premiers jours, on a fait de la théorie, et on nous a expliqué comment se déroule un tournage, l'importance d'une répartition des rôles pour chacun. Par la suite on est parti chacun un peu plus sur du concret, en développant une idée; chacun en amenait une. On essayait de discuter tous ensemble pour trouver l'histoire à réaliser. Celle à laquelle j'ai participé m'a beaucoup plu, car c'est une explication assez critique de la réalité des jeunes pour trouver du travail. On a simplifié au maximum le matériel, on a trouvé une caméra, et puis on est parti pour effectuer des repérages. On a eu la chance d'avoir trois personnes qui sont de Sétif dans le groupe, ce qui nous a permis de gagner beaucoup de temps, au niveau des repérages. On a fait vraiment quelque chose d'assez simple. Ce que je retiens de ce festival? Un vrai échange de méthodologies de travail. Nous avons une approche du cinéma différente. Ce fut très enrichissant. J'ai pu remarquer à quel point notre manière de travailler est très structurée et parfois quand elle ne l'est pas suffisamment, on se sent un peu perdu. C'est quelque chose que je vais essayer de développer par la suite, puisque je pense être plus flexible à l'avenir. Je me suis rendu compte que quand on n'a pas tout les moyens nécessaires, techniques, financiers, il faut savoir comment recourir au système D, quant aux stagiaires j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler avec eux...»
Témoignages de stagiaires
Ainsi, durant cette formation, chaque groupe a réalisé un court métrage qui a été projeté et fortement applaudi le dernier jour du festival à Sétif. Une projection de ces courts métrages se fera au Festival de film oriental de Genève qui se tiendra au printemps 2008, en présence de quelques-uns de ces jeunes stagiaires.
C'est ce que nous ont affirmé les organisateurs. «A l'origine, il y avait trois niveaux, ensuite un seul groupe en intégrant le deuxième et troisième niveaux: le premier concerne l'initiation et le second c'est la réalisation d'un film à partir d'un scénario écrit», nous confiera Hidou Amokrane de Béjaïa, étudiant en anglais, master1, membre aussi de l'association cinématographique Project'heures. Il est aussi animateur de ciné-club.
Il nous explique: «Je suis là pour parfaire mes connaissance dans le domaine du cinéma, pour passer à la production de film, scénario, réalisation. Avant, on ne faisait que projeter des films. Avec les deux formateurs suisses, je participe à l'atelier, de l'idée du film au premier moteur. J'avais des flashs, des idées un peu floues sur la méthodologie du travail d'un cinéaste et là, on est entré dans un cadre plus professionnel, plus pédagogique, en ce qui concerne la réalisation d'un film en général. Normalement, à Béjaïa, on pourra monter des ateliers en plus, destinés aux jeunes cinéastes pour l'écriture des scénarios et pourquoi pas les produire...» Même sentiment du côté de ce jeune stagiaire Samir Bouaziz: «C'est la première fois que je participe à ce festival. Je suis étudiant à l'université de Béjaïa, en dernière année de licence de langue amazighe. Le but est de sortir de l'amateurisme et apprendre la méthodologie internationale de travail. C'est ça notre objectif à long terme. Durant ce festival, on a appris à maîtriser l'outil. Avec quelques techniques, du scénario au découpage, les repérages, le montage, la bande-son, l'image...»
Pour Halim Machène de Béjaïa, que nous suivons depuis longtemps dans les différentes sessions d'ateliers ces dernières années, cette expérience lui a beaucoup apporté: «J'ai suivi l'atelier numéro 4. Celui qui a un scénario prêt, il le réalise. On était encadré par deux Suisses: Angi, d'origine cubaine et Viviana. J'ai été réalisateur avec Lyès Bouabida et comédien. C'est la première fois que je touche à la réalisation. C'était une expérience exceptionnelle. J'ai appris beaucoup de choses, surtout en ce qui concerne le découpage technique. Sans oublier le montage et comment choisir les plans. Antérieurement, j'ai participé aux festivals de Ghardaïa, Tlemcen, Tizi Rached. J'ai appris qu'il y aurait un autre atelier à Alger, au printemps prochain...Si on peut participer au prochain festival, à Sidi Bel Abbès, ce serait bien, ou peut-être avec mon propre film. En compétition...»
Djamel Haouchiche, le frère de Abdenour est venu à Sétif représenter l'association Project'heures. Il nous parle de son rôle ici: «Je suis venu en tant qu'intervenant dans le cadre de l'atelier organisé par l'Arpa (Association des réalisateurs professionnels) - présidée par Belkacem Hadjadj, réalisateur, producteur et comédien qui fut aussi président du jury au Festival de Sétif - pour la promotion et la création de deux ciné-clubs. Je suis venu pour parler de l'expérience de notre association qui organise, depuis 5 ans maintenant, un ciné-club régulier.» Et d'indiquer: «Concrètement, nous avons essayé de présenter une séance de ciné-club dans des conditions réelles et répondre beaucoup plus aux attentes des jeunes qui sont venus participer aux ateliers ainsi qu'à leurs questionnements et la façon dont se déroule globalement un ciné-club. Nous avons invité le réalisateur Mohamed Yargui afin de discuter autour de son film. Il y avait des stagiaires d'un peu partout et des jeunes étudiants venus de Sétif. Les premières actions pour lancer un ciné-club à Sétif sont faites. Il n'existe pas des cours de formation pour ça. Ils sont de Sétif et nous sommes de Béjaïa, nous restons en contact. Nous continuerons à les aider et à les soutenir, en leur apportant des films, des livres, toute la documentation nécessaire à l'animation d'un ciné-club. On espère que cela va continuer...»
Voilà quelques témoignages de ces stagiaires qui espèrent vivement se perfectionner grâce à ces ateliers de formation.
A quand le passage derrière la caméra?
Véritable tremplin d'apprentissage, ou juste un passe-temps pour certains, il reste cependant que les bienfaits de ces ateliers ont bel et bien été prouvés si l' on considère le cas patent de Mohamed Yargui, cet enfant de Béjaïa. De ces stages de perfectionnement, il est arrivé à réaliser des films et gagner en plus des prix bien mérités. Apprendront-ils ces autres jeunes stagiaires à voler de leurs propres ailes? Combien d'entre eux suivront le chemin de la réalisation? Il y a le passionné Mohamed Yargui et les autres.
Car il ne suffit pas de former un cinéaste puis de le lâcher dans la nature. Dans un pays où le cinéma est le parent pauvre d'une culture qui, elle, peine à marcher convenablement, à ces derniers de s'armer donc de patience avant de voir leur rêve se réaliser. Beaucoup se perdront en route. C'est déjà le cas.
Mais ceci est une autre histoire...Aussi, il y a cette nouveauté à prendre en considération lancée au cours de cette huitième édition du Festival du film amazigh: le concours du meilleur scénario pour jeunes. 6 projets environ ont été déposés auprès de la commission provisoire pour étude et évaluation.
Deux sont sortis du lot. Il s'agit de Tapis traditionnel de Abdelkader Djebou et Aksi de Aksim Imoula. Ces derniers ont gagné une bourse pour le Festival de Cannes, grâce au concours de l'ambassade de France dont Pierre Barrot, l'attaché culturel, présent à la cérémonie de clôture du dit festival, dira que cette action s'inscrit dans le cadre d'un programme d'échanges entre les jeunes.
Une information qui donne du crédit à ces ateliers et conforte ces jeunes dans leur conviction d'avoir un éventuel talent...Reste, aujourd'hui, le problème de l'âge qui fait défaut, nous apprend-on récemment.
En attendant d'en savoir un peu plus, rendez-vous au printemps prochain pour la suite de ces ateliers qu'organisera le HCA à Alger...


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