Les Tébessiens ont voulu honorer tous ceux qui ont contribué à la grandeur de leur club. A l'heure où le mouvement sportif patauge dans la gadoue et que les décideurs n'arrivent pas à jouer du scalpel et éradiquer au plus profond de ce corps agonisant qu'est le sport national, des éclaircies parviennent de l'Algérie profonde. C'est ainsi qu'à Tébessa où le trabendisme, la criminalité, la délinquance rampante ont pris la place du foot, du volley, du hand, du vélo et de la boxe, une équipe dynamique a pris l'heureuse initiative de siffler le rappel des troupes des anciennes stars locales de soixante années passées. La JSM Tébessa a vu quelques uns de ses enfants être salués et récompensés pour tout ce qu'ils ont donné à leur ville, l'antique Thevest... Le seul point noir aura été la quasi-absence des personnalités qui ont été au pouvoir à un moment de la lutte pour la reconstruction du pays. A part l'ancien chef de gouvernement, Mokdad Sifi, et à un degré plus éloigné dans l'histoire contemporaine, Tahar Arbaoui, un ancien instituteur des années 40/60 et un des derniers présidents d'APC, celui de Constantine notamment. Nous avons noté la présence d'anciens Tébessiens venus souvent de loin: Zoubir Souissi, Houcine Hannachi, Bayaza Hemaya, Larbi Naït Ammar, Dr Abdelouhad, Abdelkrim Atmani, le médecin légiste Amar Aïssa. Une pensée spéciale a vu l'observation d'une minute de silence à la mémoire de ceux qui ont «fait» la JSMT-UST, avec les défunts Nourredine Meskaldji, Hadj Chaffaï, Ahmed-Chaouch Tlemçani, H'med Ben Hamlaoui, dentiste, Mahmoud Aït Saâdi Mohamed, Hardi, Mostefa Bastandji, Lamine Messaâdi, «Lak» Rassoul, Lakhdar Gahfez, Laïd Lemmou, Saïd Djeffel et...Ahmed Oudjani (Lens - EN FLN et US Tébessa entraîneur-joueur 67-68) dont la veuve avait effectué le déplacement de Rouen (France) pour partager la joie des Tébessiens, dont les anciens ont été unanimes à reconnaître la période faste des «Canaris» sous l'ère Oudjani qui avait donné un sens plus aéré à la jeunesse sur le terrain, prenant tous les risques. Ainsi, sans moyen aucun, avec la seule détermination de quelques Tébessiens de souche ou d'adoption, une équipe a su redonner de la couleur, un jour de vent de sable qui s'est abattu sur Ozmor, Belkif, Gouraye et encore les ruines byzantino-romano-arabo-turques. La petite fête a pris fin sur beaucoup d'émotions, de grosses émotions pour tous.