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Un secteur en panne d'idées
LE TOURISME À BOUIRA
Publié dans L'Expression le 16 - 08 - 2008

Tous les discours prometteurs émanant des responsables locaux pour relancer ce secteur névralgique, ne sont que de la poudre aux yeux.
Peut-on parler du tourisme à Bouira? Questionnement pouvant bien s'avérer, de forme, banal. Mais de fond, il pèse lourd quand on se rend compte que le secteur du tourisme dans cette wilaya est, depuis de longues années, en hibernation. Pourtant, les officiels locaux n'hésitent pas de faire des développements sur ce secteur, une fois que l'occasion se présente. «Bouira dispose de potentialités incontournables». «Notre seul but est de remettre en marche le tourisme, source intarissable d'argent», disent-ils. Cependant, et après avoir consommé cette tranche de vie, durant laquelle les promesses devraient être tenues, une question s'impose: pouvait-on y croire? la réponse est bel et bien «Oui», mais...une fois que les mots que l'on lance à profusion aboutissent. Que des paroles, à ce jour. Le rêve d'être natif d'une région que des touristes d'ici ou d'ailleurs, visitent par milliers, voire par millions, s'est envolé.
En l'état actuel des choses, l'idée provoque moult interrogations. La question dans toute sa globalité ne demande pas une réponse concrètement impossible. En revanche, une simple stratégie qui vise à redorer le blason immaculé du tourisme à Bouira, suffira.
Et de revaloriser tout le potentiel afin de permettre la venue des touristes, comme cela a été le cas dans les années 70-80. Au milieu de ce brouhaha, les choses ont tendance à se compliquer. De ce que nous avions entendu, de toute la littérature prometteuse émanant des responsables locaux de ce secteur névralgique, s'agit-il d'une réelle volonté de redynamiser ce secteur, ou tout simplement, ne cesse-t-on de chanter, haut et fort, les vertus de la région en matière de tourisme sans agir en conséquence? De la poudre aux yeux?
Les pôles touristiques ne manquent pas. Le massif du Djurdjura qui domine la région au nord, offre une mosaïque de paysages de grande beauté. Ainsi, ce mont est connu comme site touristique d'intérêt national pour le ski, la randonnée, la spéléologie et la découverte. Le Djurdjura présente un grand potentiel du point de vue développement du tourisme rural.
Ce patrimoine naturel prend racine le long de la montagne, à partir de la région de Haïzer, 8km au nord de Bouira, jusqu'à la limite de la daïra de M'chedallah. On y trouve essentiellement des falaises et escarpements rocheux (Azrou N'thour, col de Tirourda..), des grottes et gouffres, comme celui du gouffre du Léopard situé à Akouker avec une profondeur de 1115 m. Ce gouffre est considéré comme le plus profond d'Afrique.
Ainsi, la grotte du Macchabée, profonde de 275 m, et qui doit son nom à la présence d'un cadavre momifié, que d'aucuns estiment dater d'environ 7 siècles. La générosité de la nature est sans limite. En plus de tout cela, les stations climatiques existant au coeur de cette auguste montagne sont de grande importance, en l'occurence la station de Tikjda, commune d'El Esnam, Tala Rana qui se situe dans la commune de Saharidj, à une cinquantaine de kilomètres à l'est du chef-lieu ou encore le site de Mimouna qui domine le nord de Haïzer. En outre, cette richesse en matière de sites touristiques, reste à l'orée de toutes les plus hautes montagnes, à savoir les trois points culminants que sont le massif de Haïzer à l'ouest à 2094 m, le massif de l'Akouker au centre, à 2305 m et le masif oriental, Lala Khedidja à 2308 m. Faute d'une volonté portant promotion du tourisme dans la région, ces montagnes censées êtres source de paix et de tranquillité, sont devenues par la force des choses, un désert, livrées à elles-mêmes.
En plus du tourisme de montagne qui fait la richesse de la wilaya, il y a aussi un autre créneau à développer, le tourisme culturel. Cela tient surtout de l'histoire de la région qui remonte à la période romaine. Les traces et les vestiges des civilisations passées, témoignent de ce chapitre historique qui a marqué le passé de Bouira. Sour El Ghozlane, Aïn Bessam, El Hakimia, Al Adjiba et autres localités, gardent à ce jour des ruines d'un passé lointain, qui pourrait constituer leur source de prospérité, si les autorités compétentes avaient pris en considération de saisir cette aubaine. Au grand dam des populations, cette richesse continue de subir un dédain non mérité.
Cependant, l'amélioration de la situation de ce patrimoine n'est pas pour demain. Chose qui semble loin de toute évidence, en revenant aux potentialités de la région en termes d'infrastructures hôtelières. Que fera-t-elle d'une wilaya qui n'a, à travers son territoire, que six hotels, dont quatre ne sont pas encore classés et avec une capacité d'accueil qui ne dépasse pas les 400 lits. N'est-il pas paradoxal de parler d'un développement du tourisme, tout en mettant à l'écart les infrastructures pour accueillir les vagues de touristes qui y viendront?
La restructuration du domaine du tourisme algérien est un projet jeune. L'idée est venue après avoir enregistré un retour considérable à la normale, sur le plan sécuritaire. Dans ce cas, faut-il bien rappeler que cet épisode assez brûlant qu'a traversé l'Algérie une décennie durant, a affecté d'une manière atroce, le secteur du tourisme. Les vagues de touristes qui ont l'habitude de choisir le pays comme destination privilégiée ont cessé de s'y rendre. Ils avaient changé de route vers d'autres pays tels la Tunisie, l'Egypte et le Maroc.
A cette période-là, où d'autres contrées du continent africain s'apprêtent à décoller, l'Algérie était restée comme un épouvantail de la rive Sud de la Méditerranée faisant grandement peur au reste du monde. Ce vent de changement qui commence à souffler n'est que le fruit d'une circonstance. Il s'agit d'une nouvelle ère qui s'inscrit dans le cadre du programme directeur de préparation des assises de l'économie nationale de l'après-pétrole.
Par conséquent, ce qui garantira une continuité équilibrée, c'est de se consacrer à investir et développer le tourisme, seule alternative en mesure de relever le défi du développement.
A Bouira, où en est-on avec cette nouvelle orientation, alors que l'Etat s'efforce de concrétiser le grand projet de faire de l'Algérie une destination privilégiée à l'horizon 2025? D'ici à là, le citoyen Bouiri attendra que la volonté des responsables locaux soit faite. Il attendra, du moment que le vent de l'investissement tarde à souffler. Il est vrai que l'arrivée des touristes attendus lui redonnerait espoir.


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