Effondrements, affaissements, séismes, inondations..., les victimes et les sinistrés ne se comptent plus. La ville d'Oran a, durant ces dernières 72 heures, enregistré quatre effondrements consécutifs. Des dégâts matériels importants ont été occasionnés. Les pluies qui se sont abattues, durant ces derniers jours, sont la cause principale de ces écroulements. Plus d'une vingtaine d'interventions ont été opérées en moins d'un mois. Les éléments de la Protection civile sont en alerte maximale. Les effondrements sont à répétition avant même la venue de l'hiver. Les habitants des quartiers populaires n'ont pas dissimulé leurs craintes en fuyant leurs habitations, de peur d'être ensevelis par les gravats. El Bahia vit, ces dernières années, au rythme quotidien d'incessants phénomènes. Effondrements, affaissements, séismes, inondations..., les victimes et les sinistrés suivent. Les bilans inquiètent au plus haut niveau. De l'important affaissement du boulevard Hamou-Boutlélis en 2006 jusqu'à l'effondrement d'une dalle sur un show-room en passant par la fissuration des poteaux supportant le tunnel de la Pêcherie, El Bahia se décompose de jour en jour. La problématique ne date pas d'aujourd'hui. Hormis quelques travaux de replâtrage et de maquillage opérés après chaque sinistre, la solution tarde à voir le jour. En effet, durant l'été 2006, le Palais des arts et de la culture a failli être emporté par un important affaissement survenu au niveau du boulevard Hamou-Boutlélis, en plein centre-ville d'Oran. Le boulevard a été interdit à la circulation pendant plusieurs semaines. Quelques jours plus tard, un autre affaissement survint au niveau de la rue des Jardins, pas loin de Sidi El Houari. Une série d'affaissements et d'effondrements a été enregistrée depuis. Le Front de mer a connu, dernièrement, des travaux de confortement de ses assises. Ses soubassements, qui reposent sur des piliers hauts de 30 mètres, peuvent fléchir à tout moment. Surtout que des fissurations sont de visu perceptibles au niveau de la plate-forme du balcon. Ce ne sont là que de petits exemples contenus dans une triste liste des phénomènes qui s'allongent dans une ville appelée, pourtant, El Bahia. Les glissements de terrains prennent de l'ampleur. La ville d'Oran est-elle en passe de devenir un terrain vague exposé aux sempiternels effondrements, éboulements, glissements, affaissements de terrains et inondations? Tout porte à le croire au vu des événements qui continuent à endeuiller les Oranais. Au moindre changement climatique, le pire n'est pas à écarter. L'inquiétude est de mise. Pourquoi ces phénomènes se sont-ils produits en même temps? Les spécialistes sont unanimes à dire que la politique de l'urbanisation de la ville d'Oran doit être revue de fond en comble. Du point de vue des spécialistes, la ville d'Oran repose entre deux fleuves, le ravin Blanc et oued Rouina. Les mouvements souterrains de ces deux fleuves causent des dégâts irréversibles et importants aux habitations.