Les pays du monde entier ont suivi, commenté puis réagi à l'investiture de l'homme qui a caressé l'Histoire. L'investiture de Barack Obama à la tête des USA a suscité plusieurs réactions à travers le monde. Des hommages frôlant les louanges lui ont été rendus par plusieurs personnalités du monde. L'écrivain portugais José Saramago, 86 ans, et Prix Nobel de littérature 1998 et militant communiste convaincu, lui a rendu, hier, un vibrant hommage se demandant même «d'où est sorti cet homme venu nous dire qu'un autre monde est possible?». Les quatre coins du globe ont donc vibré avec l'installation de cet homme «miracle» qui promet de changer un monde jusque-là inchangeable. A commencer par le continent noir, d'où est issu le Black américain dont l'investiture a été fêtée comme un événement national. Le président kenyan Mwai Kibaki a vivement félicité Barack Obama pour son investiture, souhaitant que son pays renforce ses relations avec les USA. Le Nobel de la Paix, Nelson Mandela, a félicité, lui aussi, le premier président noir des Etats-Unis, qualifiant sa prestation de serment de moment «historique», tout en l'assurant de son indéfectible affection. Les pays de l'Amérique latine ont réagi à cet événement planétaire. Le chef du Parlement cubain, Ricardo Alarcon, a qualifié de très intéressant le discours d'investiture du nouveau président américain. Le président mexicain Felipe Calderon a souhaité le plus grand succès à Obama, dont, a-t-il souligné, la capacité à sortir les Etats-Unis de la crise profitera aussi au Mexique. Les Asiatiques ne sont pas restés muets. Le président afghan Hamid Karzaï qui a présenté tous les voeux de réussite à M.Obama, a estimé que la nouvelle administration américaine ouvrait une «nouvelle ère prometteuse de compréhension» entre les Etats-Unis et son pays. Le Pakistan a salué, par la voix du parti Jamaat-i-Islami (JI), l'annonce du nouveau président des Etats-Unis d'adopter une nouvelle approche envers le monde musulman «basée sur l'intérêt et le respect mutuels». Toutefois, l'Etat hébreu d'Israël ne s'attend pas, selon la déclaration du vice-Premier ministre Haïm Ramon, à un changement de la politique américaine au Proche-Orient sous l'administration d'Obama. Kévin Rudd, Premier ministre australien, a estimé que «l'investiture de M.Obama est un grand moment pour le peuple de l'Amérique et les peuples du monde croyant en la liberté, en la démocratie et au progrès». De leur côté, les pays européens ont réagi vivement à cet événement. Le Haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, Javier Solana, a estimé que l'installation du nouveau président américain Barack Obama était un «moment spécial». Le considérant comme étant un homme politique pas comme les autres, Solana a indiqué qu'Obama touche, par ce qu'il est et les choix qu'il fait, des milliards de personnes à travers le monde. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a qualifié d'impressionnant le discours d'Obama. Louant son programme économique, climatique et social, il a déclaré qu'Obama incarne le rêve américain. Cette réaction a été suivie par une invitation au président Obama à effectuer une visite en Allemagne.