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Chréa sera-t-elle au rendez-vous l'an prochain?
CLÔTURE DES JOURNEES INTERNATIONALES DU COURT METRAGE DE BLIDA
Publié dans L'Expression le 31 - 01 - 2009

Le magistrat de la commune de Blida, Hocine Kacem, s'est engagé à faire de ces journées, un festival, l'an prochain, à Chréa.
Jeudi, au théâtre municipal Mohamed-Touri de Blida ont été clôturées solennellement, les Journées internationales du court métrage, en présence du premier magistrat de l'APC, du cinéaste Lamine Merbah, et de l'autre représentant du ministère de la Culture, Abdelkrim Meziane, directeur du Centre national de la cinématographie algérienne, et bien sûr l'initiateur de ce projet, Rachid Dechemi de Iser Production ainsi que les cinéastes.
Une belle présence remarquée du public est à relever. Cette cérémonie au cours de laquelle journalistes et cinéastes ont été remerciés par des bouquets de fleurs, a vu la participation d'un groupe de musique folklorique, celui qui a assuré, en partie, la musique du film de Gillo Pontecorvo, La bataille d'Alger. La zorna a eu aussi la part belle lors de cette journée marquée sous le signe de la fête.
Après la visite de Chréa, choisie comme futur lieu à l'éventuelle installation du Festival international du court métrage, projet complètement approuvé par le maire de Blida, l'autre balade touristique de ces journées, a été orientée vers un autre site enchanteur, Tipaza, mardi dernier, avant de reprendre le chemin de la salle obscure, où ont été projetés mercredi et jeudi derniers d'autres filmes courts de plus ou moins bonne facture.
La journée du mercredi a vu la projection en premier lieu du film de Amar Si Fodil, Deux, de 40 minutes. Un film qui aurait pu nous sembler long. Pas du tout, tant l'histoire poignante se laisse «conter» avec saisissement. Un jour, Omar en rentrant chez lui, s'arrête pour prendre ses clefs. Subitement, Kamel, un jeune homme, débarque derrière lui et le braque avec une arme. Les deux hommes se retrouvent dans l'appartement d'Omar, campé par le réalisateur lui -même. Kamel, alias Mohamed Bendaoud, a l'air en fuite. Rapidement, le dialogue s'installe. L'un raconte sa tranche de vie à Marseille et l'autre complètement pris en otage par son histoire, lui confie les raisons de sa fuite. L'un et l'autre ont subi un traumatisme ou ont été contraints d'échapper à un mauvais calcul du destin. Fidèle à ses goûts techniques, de jeu de lumières et d'univers éthérés et aériens, Omar Si Fodil, nous plonge dans un méandre de fragilité humaine, bercé de solitude, empreint de sensualité et d'évaporation chagrine. Le réalisateur, qui qualifie son film plutôt d'expérience, nous fait partager sa vie, son rêve, son amour pour le cinéma. Un film qui devait être plutôt un triptyque mais n'a jamais pu se concrétiser, faute de moyens. Deux mises en abîme dans ce film - tourné dans deux langues (kabyle et arabe) - donnent à celui-ci plus de force et d'harmonie, nimbé de mélancolie. L'après-midi a été consacré à une rétrospective des films de Khaled Benaïssa, dont Peur virtuelle, Babel réalisé dans le cadre d'un workshop et le tout dernier, Sektou (ils se sont tus) couronné de deux prix au récent Festival international du court métrage de Taghit. Khaled Benaïssa est le seul réalisateur à s'être entouré d'une partie de son équipe artistique et technique, ayant touché plus d'un par son film, qui évoque un sujet fort brûlant, celui du terrorisme en Algérie. Rien d'orignal si ce n'est le traitement du sujet qui oscille entre surréalisme aigu et réalisme désarmant, dans la deuxième partie du film. Un film qui, tout en dénonçant le silence complice de certaines personnes, met l'accent aussi sur la folie de cette tragédie nationale dont on ne sait jusqu'à présent dénoncer l'écheveau, tant règne encore la confusion dans le pays. Pour sa part, Ahcène Touati, dans le court Mort avant la mort a tenté de cerner l'état de rejet que fait subir la société à quelqu'un d'atteint ou souffrant du sida en Algérie. Place au seul documentaire de ces journées. Il s'agit de Au centre de la terre, des puits et des hommes d'Ingrid Batteta (une jeune cinéaste, monteuse de formation et ayant vécu pendant trois ans au Niger avant de retourner il y a une dizaine de jours en France) qui, pour le coup, représente le Niger, comme ce fut le cas au Festival international de Niamey, où elle a obtenu le prix la Girafe d'or. Ce film assez didactique rend compte de la vitalité de l'eau et de la manière surtout manuelle et très rudimentaire dont disposent ces hommes puisatiers pour construire des puits au Niger. Un film qui nous entraîne au fin fond de la vérité de ces hommes stoïques et très croyants (animistes). Ce documentaire participera en mars prochain aux Rencontres internationales Eau et cinéma, qui rentrent dans le cadre du Forum mondial de l'eau, à Istanbul. Au centre de la terre...a pris part à de nombreux festivals, mais souvent hors compétition. On lui préfère sans doute des films plus drôles et commerciaux. Ingrid Batteta, prévoit de faire le deuxième et le troisième, dont l'un aura pour décor l'Auvergne et ses sourciers et l'autre dans un pays qui justement ploie sous l'abondance de l'eau.
La journée du jeudi a été entamée par la projection des sélections nationales. On citera Créneau(x), de Nacim Kheddouci, une oeuvre intime et plutôt personnelle qui met en scène un jeune au chômage à la recherche de lui-même dans un espace-temps brouillé. Un film cependant confus mais soutenu par de nombreuses références intellectuelles chères à l'auteur. Hélas, la mauvaise qualité du son nous empêchera de toucher du doigt le vrai propos du film, que beaucoup ont jugé très confus et désarticulé. El Bab de Yasmine Chouikh démontre la condition souvent servile des femmes en Algérie, de façon émouvante et pleine de sensualité, mue surtout par un certain regard tendre et lumineux.
Dans le même registre peut-être de la femme, plus précisément musulmane, Sabrina Draoui s'interroge dans Goulili, sur le comment rester une femme épanouie tout en demeurant fidèle à ses principes et croyances religieuses. Le rire est venu de deux films: l'un belge et l'autre turc. Le premier signé Axel le Bus, raconte les péripéties de deux jeunes cinéastes face à l'horreur de la page blanche. Un récit autobiographique, mais réajusté avec humour, d'où le titre Comme ça c'est fait. Le second, turc commet une belle bluette romantique qui fera applaudir le public dans la salle suite à l'amour contracté entre un héros, dessinateur de BD et sa «moon girl». Au moment où l'Algérie s'apprête à être la capitale du panafricanisme, une part a été réservée à l'essor du cinéma africain. On notera Timpoko de Serge Amel Sawadogo du Burkina Faso et Deweneti de Dayane Gaye du Sénégal. Contre toute attente, le film de Rachid Benallal Eternel féminin n'a pu être visionné. Ainsi, durant une semaine, Blida a voulu être le carrefour de la diversité cinématographique et faire de cette manifestation une véritable communion sans frontières, qui incitera au voyage à travers les imaginaires, le rêve et le partage des émotions d'auteurs inconnus ou méconnus d'ici et d'ailleurs. Bravo!


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