Bien que leur identité n'ait pas été révélée pour les besoins de l'enquête, nos sources ont indiqué que les 5 criminels dont l'un était blessé, probablement lors de l'attentat de Mansourah, étaient originaires de la wilaya de Jijel. Nouveau rebondissement dans l'enquête sur l'attentat sanglant qui a coûté la vie à 18 gendarmes et 2 civils à Mansourah. En effet, 5 autres terroristes, appelés en renfort par l'“émir” de la zone II, ont été capturés par les services de sécurité, dans la nuit de mardi à mercredi, dans la forêt de Bougten, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj. L'enquête ouverte parallèlement à l'opération de ratissage déclenchée par le commandement de la Ve Région militaire, après l'attentat qui a ciblé le 17 juin dernier un convoi de la Gendarmerie nationale, dans la région de Mansourah, vient de livrer, non pas ses conclusions, mais d'assener un sérieux coup de boutoir dans les rangs du GSPC qui espérait sortir indemne, après avoir lâchement assassiné 18 jeunes gendarmes et deux civils, dans une embuscade sur la RN5. Des sources bien informées ont, en effet, révélé que les services de sécurité ont réussi, lors d'une opération menée avec beaucoup de minutie, à capturer 5 terroristes activement recherchés. Bien que leur identité n'ait pas été révélée pour les besoins de l'enquête toujours en cours, nos sources ont indiqué que les 5 criminels dont l'un était blessé, probablement lors de l'attentat de Mansourah, étaient originaires de la wilaya de Jijel. Cette information se révèle d'une grande importance. Elle conforte la thèse selon laquelle l'“émir” de la zone II, Abdelmoumène Rachid, alias Abou Younès Houdeïfa El-Djound, a fait appel à des renforts venus de Béjaïa et Jijel dont le nombre s'élève à une cinquantaine au moins, afin d'exécuter un plan macabre qu'il a personnellement dirigé. Il s'agit de la deuxième grande opération menée avec succès par les services de sécurité, en moins de 10 jours, après l'embuscade sanglante du 17 juin qui, faut-il le souligner, n'aurait jamais été possible sans la complicité de réseaux de soutien qui renseignaient les terroristes sur les mouvements des gendarmes, notamment ceux qui étaient chargés de l'escorte des ressortissants étrangers. En effet, 48 heures à peine après l'attentat, 5 terroristes dont une femme, âgés entre 25 et 30 ans, ont été arrêtés dans la région de Tizi Kachouchène et qui se trouvent toujours entre les mains des services de sécurité, à la Ve Région militaire à Constantine. Ces derniers portaient une missive à Abdelmalek Droudkel, “émir” national du GSPC, transmise par l'“émir” de la zone 6, indiquent nos sources sans donner de détails concernant son contenu. Par ailleurs, un groupe terroriste armé est, actuellement, encerclé par les forces de l'ANP dans la région d'Ighoula, située à 25 kilomètres d'Adekar. Selon des sources bien informées, le groupe en question, qui aurait pris part à l'attentat de Bordj Bou-Arréridj, tentait de rejoindre les maquis de la zone II lorsqu'il a été pris en étau par les services de sécurité qui ont agi sur la base de renseignements. Au moment où nous mettons sous presse, l'opération se poursuit encore.