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Opérations de captage d'eaux souterraines : échecs recommencés
Hassi DellAâ (Laghouat)
Publié dans Liberté le 09 - 07 - 2009

Les études ont conclu à la possibilité de l'existence d'eau dans des points repérés, dans des profondeurs allant de cent cinquante à trois cents mètres. Une fois de plus, cinq forages ont été vainement réalisés.
Dans le cadre des programmes sectoriels, et suite aux études préalables, un puits de 600 mètres de profondeur été foré au lieudit Dhayet Sid El-Bachir, 6 km à l'est de Hassi-Dellaâ, chef-lieu de la commune, situé à environ 130 km au sud-est de Laghouat.
Une commune considérée de tout temps par les pouvoirs publics comme étant le point noir de la wilaya quant à la rareté de l'eau potable souterraine au niveau de son territoire. Le débit de ce puits, qui devrait alimenter en eau potable quelque 13 000 âmes que comptent les 1 990 foyers de la commune, ne dépasse pas les 12 litres/seconde.
En dépit du faible débit dudit puits, une enveloppe financière estimée à environ 18 milliards de centimes a été dépensée pour les travaux de branchement et d'alimentation en eau potable et ce, sur une distance de 6 km. Ayant les mêmes caractéristiques techniques que les puits déjà existants qui n'ont pas atteint l'objectif escompté, les citoyens au fait de la chose publique ont qualifié le projet réalisé à Dhayet Sid El-Bachir de budgétivore et non rentable. D'autres n'ont pas hésité à tirer à boulets rouges sur les décideurs en qualifiant ce type de projets de “pur gaspillage d'argent”, sans réussir à rationaliser ce précieux liquide.
Les quelques puits qui desservent tant bien que mal la population en eau potable sont souvent à l'arrêt. La raison, nous dit-on, réside dans le fait que les pompes immergées tombent souvent en panne, probablement à cause des fréquentes chutes de tension et leur surexploitation. Le prix de cet équipement tourne autour de 140 à 300 millions de centimes, nous indique-t-on. Renseignement pris, il s'est avéré que les puits en service sont tous d'une profondeur de 600 mètres chacun. Ils fonctionnent 24h/24h. D'où leur surexploitation avérée. Paradoxalement à leur prix d'acquisition, et en sus de leur durée de vie très courte, leurs frais de gestion, toutes charges confondues, reviennent à la commune à pas moins de 25 millions de centimes par mois.
De quoi aménager quelques écoles et autres infrastructures sociales de base en équipements nécessaires. L'endettement de cette commune, qui a tendance à s'éterniser dans le temps, est dû en grande partie aux difficultés de gestion de ce type de puits. N'est-il pas grand temps pour les pouvoirs publics en charge de ce portefeuille de faire fonctionner ce type d'ouvrages par des panneaux solaires dans le cadre du développement durable ? Dans l'espoir de capter ce précieux liquide, des études géophysiques ont été entreprises par la société Enageo en 2002. L'étude avait touché tout le territoire de la commune. Elles ont conclu à la possibilité de l'existence d'eau dans des points repérés dans des profondeurs allant de 150 à 300 mètres. Une fois de plus, 5 forages ont été vainement réalisés.
Suite quoi, l'Agence nationale des ressources hydriques a confié le forage d'un puits au lieudit Bouhellaba, distant d'environ 50 km au sud du chef-lieu de la commune, à la société chinoise Yufie. Pour la première fois, l'ouvrage a atteint 1 100 mètres de profondeur. Le constat a suscité un énorme espoir chez les populations déjà abattues par les précédentes déceptions. En effet, le niveau statique de l'eau a atteint 1 050 mètres. Malheureusement, l'espoir de la population s'est vite évanoui quand la nouvelle du mélange de cette eau avec du gaz s'est répandue comme une traînée de poudre. Et voilà une déception de plus. Ainsi, de déception en déception, et s'étant habituée à la vie rude du Sahara, la population de Hassi Dellaâ continue à souffrir du manque chronique d'eau, surtout en période d'été et à l'approche du mois sacré de Ramadhan. Femmes, enfants en bas âge et vieillards semblent être condamnés à approvisionner leurs foyers en citernes d'eau dont le prix est exorbitant et l'hygiène suspecte. Un état de fait vécu comme une malédiction par les citoyens. Ces derniers sont parfois tentés de quitter leur commune vers des contrées plus clémentes. Quant à l'eau, elle reste encore “un rêve à réaliser” pour la population de cette commune du sud du pays, a déclaré un citoyen qui se demande pourquoi ils sont dépourvus de ce liquide vital, alors qu'il coule abondamment dans d'autres communes limitrophes de la wilaya.
BOUHAMAM Arezki


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