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Phénomènes de société, communication et Coran
Chronique du ramadhan
Publié dans Liberté le 31 - 08 - 2009

Le casse-tête de l'observation du croissant lunaire, une histoire du passé ! “Ils vous interrogent sur les phases de lune, dis : Ce sont des repères dans le temps à l'intention des hommes et pour la fixation du pèlerinage. La charité ne consiste point à rentrer dans vos demeures par des ouvertures pratiquées par derrière. La véritable charité est dans la piété. Venez vers vos demeures par leurs portes (habituelles) et craignez Dieu pour réussir.” (189 La Vache.) C'est la troisième réponse divine aux interrogations des compagnons sur les questions qui intéressent leur vie, après l'approche des femmes pendant le jeûne et le respect des biens des autres. Elle mérite bien une réflexion.
L'observation du mois lunaire, jusqu'à la venue des moyens modernes de communication à l'échelle régionale et internationale, ne posait pas beaucoup de soucis. Les fidèles, en toute simplicité, appliquaient à la lettre le hadith établi qui dit : “Jeûnez à son observation et rompez également (pour l'Aïd) à son observation”. Tout simplement, le champ d'application était limité à une ville et ses environs sur au plus une vingtaine de km. Ceux qui ont eu la chance de voir la lune la nuit du doute, jeûnaient immédiatement et avaient l'obligation de répandre la nouvelle aux régions limitrophes. Ceux qui ne l'avaient pas vu, restaient à l'écoute jusqu'à la mi-journée du lendemain pour s'assurer.
S'il n'y a rien, ils rompent pour décider du commencement le jour suivant. C'est dire qu'il y avait une large décentralisation de fait, en raison des moyens de communication d'alors. Imaginons la mosaïque de gens qui jeûnaient et de ceux qui ne jeûnaient pas dans une même circonscription, au niveau des régions et à l'échelle d'un pays. Mais, ces différences s'acceptaient naturellement. Le champ de communication avait été augmenté, par la suite, par le recours au bruit des canons pendant de bonnes périodes, ottomanes et coloniales, chez nous et ailleurs. C'est avec l'apparition des moyens de communication modernes, comme le téléphone, le télex, aujourd'hui éclipsé par le fax, et les ondes radios que les premières escarmouches éclatent, en raison des prétentions hégémoniques et de la récupération de l'annonce du mois sacré à des buts nationalistes et politiques.
Deux centres disputaient le leadership, les wahhabistes dans les lieux saints, les ulémas d'El Azhar et les nationalistes égyptiens très actifs. Le système d'observation n'avait pas été mis en cause. Mais le champ d'action avait été considérablement élargi en s'étendant aux cinq continents. À cela, se greffait une prétention démesurée et injustifiée au plan scientifique et géographique à unifier à tout prix le premier jour du jeûne à tous les pays musulmans en même temps. On se rappelle la cacophonie des années soixante, et jusqu'aux années 80, à ce sujet et les dissensions qui s'étaient manifestées à cause de l'ignorance et des mauvaises prétentions.
Ceci avait contraint les pays membres du Conseil islamique à tenir des congrès spéciaux à ce sujet, notamment à l'initiative de l'Algérie prônant le recours à l'observation scientifique pour résoudre le problème à la base. Des recommandations avaient même été adoptées. Toutefois, sur le terrain, ce fut la guerre avec les wahhabistes et les salafistes qui ne voulaient rien entendre de cette “bidaâ”. On se rappelle la phrase célèbre du courageux, éclairé et néanmoins aimé, de feu Mouloud Naït Kacem, ministre des Affaires religieuses d'abord qui s'étonnait de l'attitude de ses collègues d'Orient en s'accrochant contre vents et marées à l'observation des “m'daâmichins” au lieu de s'ouvrir au progrès scientifique irréfutable.
En Algérie, leurs adeptes avaient créé des troubles dans l'esprit des gens. Ils boycottaient les décisions du ministère en suivant aveuglément les ordres de Riyad. Ceci a ouvert la voie à la situation actuelle du chacun pour soi. Cette année encore, une partie des pays musulmans et des communautés qui les suivent, a jeûné une journée à l'avance dont la Libye, la Turquie et les pays des Balkans. Aujourd'hui, le temps et le progrès réalisé dans l'observation et le calcul scientifique ont donné raison à l'Algérie et aux pays qui partageaient la même conviction. C'est simple. L'on connaît maintenant avec une précision inouïe la naissance du croissant et le lieu de naissance. De même, l'on détermine avec précision le degré à partir duquel le croissant peut être observé à l'œil nu suivant l'orientation du hadith. Si le croissant naît en Chine et dans les pays du Sud-Est asiatique, il ne pourra être observé que six à huit heures plus tard, c'est-à-dire dans la région persique et du Golfe arabique. Ces derniers et les habitants de la planète, dont les Maghrébins qui viennent après, sont dans l'obligation de jeûner, mais pas les musulmans de Chine et de l'Inde qui attendront le lendemain. On est loin de l'unanimisme des années 1960.
Cela concilie l'observation scientifique et l'observation à l'œil nu en application du hadith et son adaptation géographique. La science et la religion de l'islam se recoupent et ne divergent pas. Comme la prière, chacun a son calendrier. Nous nous félicitons que chez nous l'observation scientifique est bien ancrée avec des chercheurs de niveau mondial, dont les professeurs Bounatiro et Mimouni qui n'ont jamais cessé de militer pour ce choix. De même, nous évoquons avec fierté les recherches du professeur Djebbar, de l'université de Lille, sur l'astronomie arabe et musulmane et son influence sur le développement de cette science dans le monde. Depuis la disparition de l'ex-rectrice de l'université de Blida, Mimoune qui avait eu le mérité d'avoir créé un magister en journalisme scientifique, le premier au Maghreb, que Dieu lui accorde Sa Miséricorde, l'on ne voit plus Djebbar chez nous tenir ses conférences de charme sur l'histoire des mathématiques et des sciences. C'est vrai que l'on ne réalise l'importance des gens que lorsqu'ils ne sont plus de ce monde ou qu'ils s'absentent. Pourquoi ne baptise-t-on pas le Centre d'observation de Bouzaréah du nom de Da Mouloud et le magister du journalisme scientifique de Blida de celui du Dr Mimoune ? Au risque de ne pas bien paraphraser notre éminent et élégant professeur Djebbar, il faut dire que le développement des mathématiques, de l'astronomie et de la physique avait connu un essor en partant de ces choses simples, comme la recherche d'orientation vers la qibla, l'heure des prières et le suivi du mois lunaire. “Parmi ses preuves, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune qui courent dans leurs trajectoires” (S. Yassine). Seulement à cette époque, les salafistes ne fermaient pas la réflexion.
S. B.
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