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“Lors de l'incinération, 70% de la masse de déchets passe par les fumées !”
Gestion problématique des déchets ménagers
Publié dans Liberté le 16 - 09 - 2009

Les déchets ménagers, parlons-en ! Car nous en parlons peu. On les voit et en plus, on les ”sent” et cela ne semble pas gêner outre mesure. Pourtant, “ils ne peuvent plus, être considérés comme non dangereux”. C'est ce que tâche de nous expliquer le Dr Kamel Sellam, membre du bureau de l'Association écologique de Boumerdès et membre fondateur de l'Association des amis du lac de Réghaïa.
Liberté : Après moult controverses, il est d'aujourd'hui établi que l'incinération des déchets ménagers de composition hétérogène nuit à la santé humaine. Que risquons-nous sur le plan sanitaire (statistiques sur les maladies), mais également de l'atmosphère, des cultures ?
Dr Kamel Sellam : Effectivement, les déchets ménagers sont de composition très hétérogène. Ils contiennent une grande variété de matières et objets divers (plastiques, métaux, piles, articles de toilette, substances chimiques, appareils électriques, etc.) dont l'incinération conduit à la formation de milliers de molécules. Beaucoup de ces substances exercent des effets néfastes sur l'organisme et constituent une réelle menace pour la santé. Pour cette raison, les déchets ménagers ne peuvent plus être considérés comme non dangereux. Les catégories de risques pouvant être induites par les déchets sont de façon non exhaustives sont l'inconfort sensoriel (pollution visuelle, pestilence…), les risques biologiques, particulièrement risque infectieux (prolifération de vecteurs de maladies et de dévastateurs : rongeurs, chiens, chats, sangliers, blattes et cafards, mouches et moustiques) tels que la peste, la leptospirose, la rage… Il y a aussi d'autres risques infectieux dus aux DASRI (déchets d'activité de soins à risque infectieux) : HVB, HVC, HIV. On parle dans ce cas de risques physiques : incendies, explosion, irradiations chimiques via les lixiviats et le biogaz (pénétration par voie digestive et par voie aérienne) ; lésions dermatologiques possibles par contact cutané. Il faut, en somme, savoir que lors de l'incinération 70% de la masse de déchets passe par les fumées ! Les nuisances à l'atmosphère sont, par ailleurs inhérentes à une incinération inadéquate ou celle de matériaux qui ne se prêtent pas à cette forme d'élimination et qui peut entraîner l'émission de polluants dans l'atmosphère. L'incinération de matériaux contenant du chlore peut être à l'origine de dioxines et de furanes, substances potentiellement cancérogènes pour l'homme qui ont été associées à tout un éventail d'effets indésirables. Les dioxines, les furanes et les PCB coplanaires sont des substances toxiques qui apparaissent en tant que sous-produits de certains procédés industriels, y compris de la combustion des déchets contenant du polychlorure de vinyle. C'est notamment le cas lorsque les déchets sont incinérés à moins de 800°C ou lorsque les déchets ne sont pas complètement incinérés. Les dioxines et les furanes se retrouvent dans la chaîne alimentaire car elles demeurent emmagasinées dans les tissus adipeux des animaux. C'est la raison pour laquelle les gens absorbent une plus grande quantité de dioxines et de furanes par les aliments que par l'air, l'eau ou le sol. Quatre-vingt-dix pour cent de l'exposition aux dioxines se fait par l'entremise des aliments. La viande, les produits laitiers et le poisson contiennent des concentrations plus élevées de dioxines et de furanes que les fruits, les légumes et les céréales. Une exposition de faible intensité et durable aux dioxines et aux furanes peut entraîner chez l'homme une atteinte du système immunitaire et des anomalies de développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions reproductrices. De multiples études scientifiques ont montré une diminution progressive de la quantité et qualité des spermatozoïdes au cours des dernières décennies, l'homme normal ayant actuellement un nombre de spermatozoïdes fonctionnels réduit de moitié par rapport à son grand-père), cryptorchidie (absence de descente des testicules chez les jeunes garçons), l'endométriose chez la femme, perturbations au niveau des hormones thyroïdiennes et du développement psychomoteur du jeune enfant (exposition maternelle pendant la grossesse ou la période d'allaitement). Une exposition de forte intensité et de courte durée peut donner lieu à des lésions cutanées et une atteinte de la fonction hépatique. Chez les animaux, l'exposition aux dioxines a entraîné l'apparition de plusieurs types de cancer.
Selon l'Organisation de coopération et de développement économique (l'OCDE), sur les 4 milliards de tonnes de déchets produits mondialement chaque année, seulement 150 à 200 kg sont produits par un habitant d'une grande ville du tiers-monde, contre 700 kg pour un Américain et 520 kg pour chaque Européen.
Pouvons-nous en conclure que nous sommes moins exposés à la pollution et aux autres risques biologiques, chimiques et autres ?
Comparaison n'est pas nécessairement raison en la matière même si les pays occidentaux produisent plus de déchets par tête d'habitant, ils ont de meilleurs moyens, méthodes et organisations pour les traiter et en réduire les risques potentiels.
À cela s'ajoute le comportement approprié (fruit de plusieurs facteurs : éducation-formation, information, développement socio-économique…) des citoyens de ces pays, facilitant la tache aux structures chargées de la prise en charge des déchets.
Par contre, ces pays-là ont par maintes fois opéré des actions de transfert de quantités de leurs déchets dangereux vers les pays du Tiers-monde, parfois avec la complicité des autorités locales pas très soucieuses de la préservation de la santé de leur population et de la protection de leur faune, flore et milieu naturel.
Il a fallu la réaction vigoureuse d'associations de protection de la nature, de promotion des droits de l'homme, et également de la médiatisation de ces criminels comportements pour qu'il y soit mis le holà. Malheureusement, ce n'est pas définitivement gagné.
Versons sans ambages dans la contradiction. On parle de tri sélectif, de centre d'enfouissement et pourtant, l'on continue à brûler des déchets toxiques et même à importer le surplus, expédié “discrètement”, en Afrique et en Asie, d'Europe et des Etats-Unis (respectivement 53 millions et 37 millions de tonnes de déchets dangereux par an)…
Cela pose des questions de rapports de force, de domination, de mondialisation, de globalisation, de sous-développement économique, de dépendance politique, de questions encore en suspens, de bonne gouvernance, de démocratie tout court.
Quelles solutions préconisez-vous pour réduire cette pollution ?
À l'heure actuelle, il n'existe pas d'options peu coûteuses sans danger pour l'environnement qui permettent d'éliminer les déchets dans de bonnes conditions de sécurité.
L'incinération a été largement pratiquée, mais d'autres solutions apparaissent peu à peu comme l'autoclavage ou le traitement chimique ou par micro-ondes qui pourraient être préférables dans certaines conditions.
L'enfouissement peut également être une solution acceptable pour certains déchets si les conditions de sécurité sont respectées.


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