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Un pompier nommé Sidi-Saïd
Les dessous de la grève d'ArcelorMittal
Publié dans Liberté le 24 - 01 - 2010

La dernière grève qui a touché le complexe sidérurgique d'El-Hadjar, détenu majoritairement par le premier producteur mondial d'acier ArcelorMittal, a laissé plus d'un perplexe.
La première raison relayée par les médias serait la fermeture de la cokerie en octobre 2009, du fait de sa vétusté (elle a été construite en 1978) et d'une éventuelle catastrophe humaine et sur l'environnement. Un consensus a été trouvé : réhabiliter la cokerie et, en attendant, redéployer sur le site les 320 ouvriers sur les 7 200 qu'emploie le complexe. Les ouvriers déplacés garderont leurs acquis et bénéficieront pour certains d'une formation de reconversion.
Près de quatre mois après le mouvement de grève, le syndicat du complexe débraye à nouveau et réclame l'ouverture de la cokerie qui n'est plus une priorité pour la direction d'ArcelorMittal, d'autant que la réhabilitation de cette unité coûterait, selon les expertises, près de 40 millions de dollars. Somme difficile à débourser pour le géant indien, en butte à des difficultés sur le marché mondial de l'acier, suite à la crise financière mondiale qui a touché de plein fouet l'industrie automobile, particulièrement. Autre argument avancé, la cokerie ne serait pas indispensable au processus de fabrication de l'acier. Discours qui n'avait pas été tenu lors du déclenchement de la grève d'octobre dernier.
C'est qu'entre-temps, et dans l'attente d'une reprise du marché, le géant mondial de l'acier est en difficulté dans toutes ses usines à travers le monde et le mot d'ordre est le dégraissage du plus grand nombre possible de travailleurs.
Alors pourquoi cette grève même si les promesses de réhabilitation de la cokerie étaient dans la bouche de tous les directeurs généraux du complexe, à commencer par Bernard Bousquet, qui a pris ses fonctions en octobre 1987, et qui, dans un entretien au quotidien l'Expression, en date du 24 février 2008, déclarait qu'“il y a un plan de remise en état de la cokerie (revamping) et bien d'autres structures pour lesquelles ont été dépensés 80 millions de dollars.” D'autres directeurs lui ont succédé et ont tenu le même discours fait de patience et de promesses. Mais la conjoncture internationale difficile, d'une part, et la reconversion de tous les travailleurs de la cokerie, d'autre part, ne justifient pas la montée au créneau du syndicat. À moins que…
En revenant en arrière, le groupe de M. Lakshmi Biwas Mittal a acquis la majorité du complexe sidérurgique d'El-Hadjar en 2001, à concurrence de 80% ; Sider, entreprise publique, possède 20%.
La convention est signée en août 2001 pour une durée de dix ans entre le géant indien et les pouvoirs publics, heureux de compter dans leurs tablettes la première cession de grande envergure, dans la lancée de la privatisation. Pour cela, des facilités ont été consenties aussi bien dans le cadre de l'Andi, des exonérations fiscales et parafiscales que de l'énergie électrique. Ces largesses prendront fin en août de l'année prochaine. Les difficultés rencontrées ont perturbé le business-plan mis en place et les objectifs attendus n'ont jamais pu être atteints pour différentes raisons, même si l'acquisition des mines, surtout le gisement du minerai de fer de Ghar Djebilet, en 2006, est considéré par LNM comme un don du ciel. C'est pourquoi, face à la situation de pourrissement de cette grève, d'autant qu'elle est intervenue presque en même temps que celle de la SNVI, étendue à la zone industrielle de Rouiba, le pompier Sidi-Saïd, patron de la Centrale syndicale, a fait appel aux pouvoirs publics (certainement le Premier ministre), en tant qu'actionnaire minoritaire, pour solutionner le problème d'El-Hadjar et étouffer le tison dans l'âtre. En date du 19 janvier, il informe le secrétaire général du syndicat d'entreprise d'ArcelorMittal, en ces termes. “J'ai sollicité les actionnaires d'ArcelorMittal pour provoquer une réunion du conseil d'administration afin d'y débattre de la cokerie. J'ai le plaisir de t'annoncer que ces derniers ont donné une suite favorable à cette demande.”
La réunion du conseil d'administration n°49 s'est tenue le lendemain, c'est-à-dire le 20 janvier, en présence du président du CA, du directeur général du complexe et du représentant de Sider. Un seul point à l'ordre du jour : la cokerie et l'examen du plan d'investissement global du groupe.
La résolution finale approuvée lors de cette session extraordinaire est “d'intégrer les frais d'étude de la réhabilitation de la cokerie au budget 2010 en vue de la rénovation de cette installation”.
Instruite par la tutelle, Sider a donné le signal en marquant son accord pour une contribution au prorata de ses parts sociales, soit 20%, et ce, avant la tenue du conseil d'administration. Façon de mettre le groupe AcelorMittal devant ses responsabilités.
Grâce au travail de Sidi-Saïd, la grève d'ArcelorMittal a trouvé des solutions. Mais à l'avenir, il est important que cette entreprise puisse bénéficier de l'attention de tous ses propriétaires, à commencer par LNM, pour un développement économique plus large, créateur d'emplois. Pour cela, encore faut-il connaître les intentions des uns et des autres en matière de plan d'investissement pour une “visibilité” d'avenir réclamée par les deux actionnaires.


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